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Coronavirus : "Restez au maximum chez vous", déclare Macron

ÉCLAIRAGE - "J'ai confiance en nous, nous devons tenir", a lancé le président de la République lors de son allocution de ce 28 octobre. "Nous nous relèverons si nous sommes unis", a-t-il ajouté.

Emmanuel Macron, le 28 octobre 2020
Emmanuel Macron, le 28 octobre 2020 Crédit : Ludovic MARIN / AFP
Marie-Pierre Haddad
Journaliste RTL

La "deuxième vague sera plus meurtrière et plus meurtrière que la première". Emmanuel Macron s'est à nouveau exprimé face aux Français, ce mercredi 28 octobre. Le président de la République a annoncé un confinement sur tout le territoire national. Celui-ci étant plus aménagé, que le précédent confinement en mars dernier. "Nous savons que, quoi que nous fassions, près de 9.000 patients seront en réanimation à la mi-novembre, soit la quasi-totalité des capacités françaises", a prévenu le président de la République. 

Le président de la République a mis l'accent sur la situation européenne. La France est, comme ses voisins, "submergée par l'accélération soudaine de l'épidémie", car le coronavirus "semble gagner en force à mesure que l'hiver approche et que les températures". Dans tous les pays européens, "nous en sommes au même point, débordés par une deuxième vague", a-t-il ajouté. "Ce confinement sera adapté sur trois points principaux : les écoles resteront ouvertes, le travail pourra continuer et les Ehpad et les maisons de retraite pourront être visités", a-t-il ajouté le président de la République. 

Toujours dans l'objectif de déclencher un électrochoc chez les Français, Emmanuel Macron a une nouvelle fois appelé "au sens des responsabilités de chacun et de l'esprit citoyen de tous", a poursuivi le chef de l'État avant d'ajouter : "Restez au maximum chez vous, respectez les règles".

Retrouvez les annonces de Macron

21h - C'est la fin de notre édition spéciale. 

Retrouvez toutes les annonces d'Emmanuel Macron concernant le confinement, le télétravail, les écoles et les vacances de Noël dans notre récap. 

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20h25 - Retrouvez notre édition spéciale après l'allocution d'Emmanuel Macron. 

"Nous allons respecter la discipline sanitaire", dit le député LFI Adrien Quatennens au micro de RTL. Et d'ajouter : "Depuis le mois de mai, malgré toutes les propositions faites par les oppositions, rien n'a été fait (...) Nous respecterons la discipline sanitaire. Le vote n'est pas acquis. Nous ne pouvons pas endosser la responsabilité de la situation actuelle, après avoir fait autant de propositions".

Le député socialiste des Landes, Boris Vallaud, a déclaré : "Le confinement est une triste nécessité (...) Le virus a échappé au contrôle et à la stratégie du gouvernement (...) C'est un échec de l'exécutif". "Nous soutiendrons ces mesures, annonce Boris Vallaud. Mais notre soutien sera un oui de responsabilité et un oui de colère".

Damien Abad, le chef des députés LR, prend à son tour la parole. "Aujourd'hui, le gouvernement est submergé par la situation. Il a été débordé avec un choix quasi impossible entre un tsunami hospitalier et l'effondrement économique et social", déclare-t-il. Pour lui, il s'agit d'un "déconfinement raté". 

Le vice-président du Rassemblement national Jordan Bardella juge que "rien n'a été préparé et anticipé". "Je m'inquiète du cataclysme économique (...) Où sont tous les lits qui ont été promis dans les hôpitaux", a-t-il ajouté. 

Stanislas Guerini estime que le gouvernement "a pris ses responsabilités". Le délégué général de La République En Marche a dénoncé "le goût de la polémique du Rassemblement national (...) On doit être humble face à ce virus, prendre nos responsabilités et tirer les enseignements du premier confinement".

20h19 - Jusqu'à quand le confinement va-t-il durer ? "Tous les quinze jours", des points de situation seront effectués. "Nous verrons si nous pouvons cultiver l'espoir de fêter en famille, les fêtes de fin d'année", ajoute-t-il. "Durant ces semaines, nous allons produire des efforts massifs pour mettre en place des plateformes de tests", explique le président qui incite aussi les Français à télécharger l'application du gouvernement Tous anti-Covid.

"Si je sais la lassitude et l'impression d'un jour sans fin. Nous devons, quoi qu'il arrive, rester unis et solidaires et ne pas céder au poison de la division", déclare Emmanuel Macron qui évoque "les divisions de la société", le "terrorisme" et cette pandémie. "J'ai confiance en nous, nous devons tenir", poursuit le chef de l'État. 

"À nouveau, nous nous relèverons si nous sommes unis (...) Nous sommes la France. Je compte sur chacun d'entre vous, je serai là, nous serons là et nous y arriverons tous ensemble", a conclu le chef de l'État.

20h16 - "Je souhaite aussi que les personnes en situation de handicap puissent bénéficier du soutien dont ils ont besoin (...) Ce nouveau confinement ne réussira que par la mobilisation de tous", ajoute le chef de l'État.

Emmanuel Macron lance un appel aux professionnels de la santé : "Nous avons besoin des médecins de ville, des infirmiers, des pharmaciens pour assurer une prise en charge précoce dès les premiers symptômes". Les capacités de réanimation seraient portées à 10.000 lits, soit un doublement du nombre initial, précise le chef de l'État. "Nous sommes en train d'augmenter notre capacité en réanimation mais ce n'est pas la bonne réponse" à l'épidémie, a-t-il déclaré.

Le président en appelle aussi au "sens des responsabilités de chacun" : "Restez au maximum chez vous, respectez les règles". Toutes les mesures annoncées par le président s'appliqueront "jusqu'au 1er décembre"

Restez au maximum chez vous

Emmanuel Macron
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20h14 - "Partout où c'est possible, le télétravail sera généralisé", annonce Emmanuel Macron. "L'économie ne doit ni s'arrêter, ni s'effondrer", ajoute-t-il.

Les cimetières "demeureront ouverts" à la Toussaint malgré le confinement décrété à partir de vendredi, a annoncé Emmanuel Macron. "En cette période marquée par la Toussaint, ils demeureront ouverts et je veux que nous puissions continuer à enterrer dignement nos proches", a déclaré le chef de l'État. 

20h12 - "Comme au printemps", Emmanuel Macron annonce "le retour de l'attestation" et évoque "une tolérance" pour que "chacune et chacun puisse revenir de vacances (...) Les bars et restaurants seront fermés"

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20h09 - "Quel est donc aujourd'hui la bonne stratégie à retenir ?", lance Emmanuel Macron qui estime qu'il "faut aller plus loin". 

Le président annonce qu'il faut "retrouver à partir de vendredi, le confinement qui a stoppé le virus. Tout le territoire national est concerné (...) Ce confinement sera adapté : les écoles resteront ouvertes, le travail pourra continuer et les Ehpad resteront ouvertes".

"Nos enfants ne sauraient être durablement privés d'éducation et de contacts avec le système scolaire. Trop de conséquences, trop de dégâts, en particulier pour les plus modestes", ajoute-t-il.

20h07 - En assurant que "nous sommes submergés par l'accélération" de l'épidémie, Emmanuel Macron annonce que "9.000 personnes seront en réanimation en novembre". Sans l'annonce de nouvelles mesures, le président craint "400.000 morts supplémentaires" dans les mois à venir.

Et d'ajouter : "Confiner les seules personnes âgées serait inefficace (...) Elle peut être pertinente, mais cette stratégie n'est pas suffisante"

20h03 - "Nous sommes tous en Europe surpris par ce virus", explique Emmanuel Macron qui évoque une "deuxième vague, plus dure, plus meurtrière que la première". "Si nous ne donnons pas aujourd'hui un coup de frein brutal aux contaminations, nos hôpitaux seront saturés (...) Les médecins devront alors choisir", ajoute-t-il.

"Ma responsabilité est de protéger tous les Français (...) Je l'assume pleinement devant vous ce soir", déclare Emmanuel Macron qui évoque qu'il est nécessaire "protéger" les personnes les plus vulnérables, mais aussi "les plus jeunes". "Nous ne savons pas dire aujourd'hui quelles sont les séquelles à long terme (...) Contracter ce virus n'est jamais anodin, même si on a 20 ans".

Contracter ce virus n'est jamais anodin, même si on a 20 ans

Emmanuel Macron
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20h01 - "Si les efforts consentis ont été utiles, la lucidité commande d'admettre que cela ne suffit pas, ne suffit plus", déclare le président de la République. "Le nombre de contaminations a doublé en moins d'une semaine (...) À la différence de la première vague, l'ensemble des régions se trouve en seuil d'alerte", ajoute-t-il.

Les mesures prises "se révèlent insuffisantes pour une vague qui touche toute l'Europe", précise le chef de l'État. "Avons-nous tout bien fait ? Non (...) Mais nous avons fait tout notre possible", concède Emmanuel Macron.

20h - Emmanuel Macron prend la parole.

19h53 - Dès 20 heures, suivez notre édition spéciale

19h26 - Valérie Trierweiler dénonce la "mise à mort" de la gastronomie française dans RTL Soir. Une chronique à réécouter ici

À lire

19h19 - Dans l'espoir d'une union nationale, Jean Castex a convoqué les chefs de partis à Matignon, hier. Il n'en sera rien. Chacun a campé sur ses positions et renvoyant ses interlocuteurs à ses responsabilités. Récit d'un échec.

18h57 - La ligne Véran contre la ligne Le Maire ? Les membres du gouvernement ne sont pas tous sur la même longueur d'onde en ce qui concerne les mesures à prendre pour contrer la deuxième vague de coronavirus. D'un côté, le ministère de la Santé plaide pour des restrictions strictes. En face, Bruno Le Maire souhaite un confinement allégé, avec des dérogations et des petits commerces ouverts : libraires et coiffeurs notamment, au même titre que les magasins alimentaires.

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18h43 - Au micro de RTL, le président du Conseil européen Charles Michel a indiqué que des vaccins contre le coronavirus seraient disponibles "à partir de la fin de l'année et au début de l'année prochaine". Et d'ajouter : "3 ou 4 vaccins puissent être progressivement disponibles". 

Est-ce possible ? Selon la professeure Anne-Claude Crémieux, cette hypothèse est tout à fait valable. Invitée de l'édition spéciale de Thomas Sotto, elle a estimé que "jusqu'à aujourd'hui, il y a des éléments qui montrent que l'on peut obtenir une réponse avec des anticorps neutralisants grâce à plusieurs types de vaccins". Prudente, elle a néanmoins précisé qu'"avec ce virus, on n'est pas à l'abri d'une mauvaise surprise".

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Coronavirus : le vaccin à Noël, "j'y crois", dit la Pr Crémieux sur RTL Crédit Image : RTL | Crédit Média : RTL | Date :

18h30 - Jean Castex a annoncé aux responsables politiques que des débats suivis de votes sur la lutte contre le coronavirus auraient lieu à l'Assemblée nationale jeudi 29 octobre au matin et au Sénat l'après-midi.  

Mais après une séance déjà houleuse de questions au gouvernement dans l'après-midi à l'Assemblée, les oppositions ont sonné la charge, critiquant un gouvernement en retard d'un métro et une fausse concertation.  

18h23 - La traditionnelle Fête des Lumières, prévue cette année du 4 au 8 décembre, est officiellement annulée. Plusieurs centaines de milliers de visiteurs se rendent chaque année à Lyon pour y assister et les hôtels de la ville affichent habituellement complet à cette période de l'année. 

18h - Suivez en direct l'édition spéciale de RTL, présentée par Thomas Sotto

17h54 - Les oppositions font entendre leurs arguments. "On a perdu un mois et demi dans des mesures de protection qui auraient pu endiguer l'avancée du virus. Aujourd'hui il n'y a plus d'autre solution, c'est trop tard. La deuxième vague c'est l'échec de la stratégie tester, tracer, isoler", a regretté le député LR Éric Ciotti sur Public Sénat. 

Le ministre de la Santé Olivier Véran est monté au créneau lors des questions au gouvernement devant le Sénat mercredi après-midi pour critiquer l'opposition: "Les Français attendent de leur classe politique non pas qu'elle fasse de cette lutte contre l'épidémie je ne sais quel marche-pied vers je ne sais quelle élection à venir, mais bien une capacité à faire preuve d'un minimum d'unité nationale". 

17h47 - Pour faire face à l'épidémie de coronavirus, l'Allemagne vient d'annoncer la fermeture des restaurants, institutions culturelles et de loisir à partir de lundi. Ces mesures "dures" et "valables pour tout le pays" doivent permettre de limiter autant que possible les contacts et ainsi endiguer la propagation rapide du virus, a déclaré la chancelière Angela Merkel lors d'une conférence de presse, ajoutant que les écoles et crèches resteraient ouvertes. 

17h42 - À quelques heures de l'allocution d'Emmanuel Macron, le cumul des bouchons en Île-de-France était avant 17 heures exceptionnellement élevé avec plus de 335 km enregistrés, deux fois plus que la normale. 

17h36 - Pour le moment, les résultats du couvre-feu se font attendre. Les chiffres ne montrent pas d'amélioration. Le couvre-feu a commencé le 17 octobre et dans la semaine qui a suivi, 52.000 nouveaux cas ont été recensés en Île-de-France. Il y en avait eu 43.000 la semaine d'avant. Les taux d'incidence, le nombre de malades pour 100.000 habitants en une semaine, ont continué à grimper dans toutes les villes concernées par le couvre-feu.

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17h30 - Combien coûterait un reconfinement à la France ?

Le ministre des Comptes publics Olivier Dussopt a expliqué sur Sud Radio : "Lorsque l'activité s'arrête pendant un mois entier, c'est entre 2 et 2,5 points de PIB que nous perdons. C'est plus de 10 milliards d'euros de dépenses d'intervention et c'est au moins 10 milliards d'euros de perte de recettes fiscales".

17h04 - Le gouvernement s'inquiète de la réaction des Français en cas de nouvelles restrictions. La montée de la colère parmi les Français inquiète. "C’est un scénario qui fait frémir au sommet de l’État : des violences à l’italienne, mais en France. 'Entre la peur et la colère, on ne sait pas ce qui va prendre le dessus', s’inquiète un cadre de la majorité. Le député En Marche Bruno Kettels, lui, reste optimiste. 'Le contexte n'est pas le même qu'en Italie', dit-il, 'et les Français savent qu'il faut en passer par là'", explique Vincent Derosier, journaliste politique à RTL. 

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Le journal RTL de 6h du 28 octobre 2020 Crédit Image : RTL | Crédit Média : RTL | Durée : | Date :

16h54 - Le patron des députés LR Damien Abad a écrit à Emmanuel Macron pour lui demander de reprendre les propositions des Républicains contre l'épidémie de coronavirus, en assurant que "tout n'a pas été essayé pour éviter un nouveau confinement"

"Aujourd'hui, comme hier, nous resterons une force de propositions" mais "l'État doit apprendre à se mobilier et à se réformer pour éviter de nouveaux confinements", a affirmé Damien Abad dans cette lettre envoyée quelques heures avant la présentation par le chef de l'Etat de nouvelles restrictions face à l'épidémie. 

16h39 - L'exemple du confinement appliqué en Irlande pourrait inspirer Emmanuel Macron. Télétravail, écoles, déplacements... Comment le confinement est-il appliqué en Irlande ?

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16h20 - L'hypothèse qui semble la plus probable serait un confinement d'une durée de quatre semaines, c'est-à-dire jusqu'à la fin novembre, éventuellement renouvelable. Il serait moins strict que celui de mars puisque les crèches, écoles et collèges, ainsi que des commerces essentiels, resteraient ouverts, à l'image de celui imposé en Irlande. L'incertitude demeure sur l'ouverture des lycées et des universités. 

16h07 - Avant d'annoncer de nouvelles restrictions, le chef de l'État a présidé le Conseil des ministre. Il a insisté "sur la dégradation massive, générale et largement inattendue que connaît l'Europe depuis plusieurs jours", a rapporté le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. Le porte-parole a précisé qu'Emmanuel Macron avait tranché définitivement à l'occasion d'un conseil de défense précédant le conseil des ministres

16h - Bonjour à tous et bienvenue dans ce live consacré à la prise de parole d'Emmanuel Macron ce mercredi.

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