14 min de lecture Réforme des retraites

Retraites : Philippe détaille la réforme, les syndicats veulent renforcer la grève

ECLAIRAGE - Annonces du premier ministre et réactions des syndicats : au 7e jour de mobilisation contre la réforme des retraites, Édouard Philippe a dévoilé les contours du texte de loi qui a provoqué une levée de boucliers des syndicats.

Edouard Philippe, le 11 décembre 2019
Edouard Philippe, le 11 décembre 2019 Crédit : Thomas SAMSON / POOL / AFP
Marie-Pierre Haddad
Marie-Pierre Haddad
et Paul Turban

L'heure de vérité. Édouard Philippe a dévoilé, ce mercredi 11 décembre, la réforme des retraites. Après une semaine d'un bras de fer soutenu entre le gouvernement et les syndicats, l'exécutif est attendu au tournant sur le fond du projet, voulu par Emmanuel Macron

Objectifs du gouvernement : convaincre les syndicats les plus réformateurs sur l'architecture de la réforme, la fin des 42 régimes spéciaux et le système par points et convaincre l'opinion publique sur un sujet anxiogèneLaurent Berger, le numéro un de la CFDT, n'a pas adhéré au projet du gouvernement, estimant que la "ligne rouge avait été franchie", avec la mise en place d'un âge d'équilibre à 64 ans.

Seul le patronat a applaudi les annonces du Premier ministre. Le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, a salué le "bon équilibre" des propositions, en regrettant seulement d'avoir "perdu six mois". Sans surprise, toute l'opposition de droite et de gauche a elle aussi attaqué le projet, la réforme la plus ambitieuse d'Emmanuel Macron, l'un des piliers de ses promesses de campagne et l'un des principaux marqueurs de son projet de "transformation".

Retrouvez le déroulé cette journée décisive

21h18 - Merci à tous d'avoir suivi ce live sur les annonces du gouvernement pour la réforme des retraites. 

21h13 - Pourtant favorable à une réforme des retraites, Laurent Berger est devenu un opposant au projet du gouvernement. Un décryptage à lire ici. 

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Les infos de 18h - Grève : le point sur les perturbations de ce vendredi

21h10 - Richard Ferrand est l'invité de RTL Matin demain à 7h45. Une interview à suivre en direct sur RTL et RTL.fr

20h17 - "La CFDT ne sera jamais l'adversaire d'une réforme universelle du système de retraites. Ce qui nous a mis en colère, c'est que le gouvernement a demandé dès 2022 plus aux travailleurs. Parce qu'il veut faire des économies. Les gens nés à partir de 1960, travailleront plus longtemps pour avoir une retraite à taux plein", déclare Laurent Berger. 

Et d'ajouter : "La CFDT veut que le gouvernement revienne en arrière sur cette mesure paramétrique et appelle les Français à manifester le 17 décembre (...) Nous ne voulons pas ces mesures d'économies qui visent à faire travailler les gens plus longtemps". 

"A force de faire du en même temps, on fait mal du moitié-moitié, dénonce Laurent Berger qui estime que le gouvernement s'est emmêlé les pinceaux". Le numéro un de la CFDT estime que cet âge d'équilibre est "une injustice" pour "ceux qui ont commencé à travailler jeunes (...) Dans la promesse présidentielle, c'était le temps de la justice, aujourd'hui cette réforme est plombée par cet aspect d'économies". 

20h16 - Invité au JT de TF1, Edouard Philippe explique rester "ferme" sur le principe de la réforme, mais "pas fermé" à la discussion. 

20h - Laurent Berger, le numéro un de la CFDT, est l'invité du Journal Télévisé de France 2. Une interview que vous pourrez suivre dans ce live. Sa prise de parole est très attendue. En effet, contrairement à la CGT qui demande le retrait pur et simple de la réforme des retraites, la CFDT, elle, est favorable à la fin des régimes spéciaux. 

Seul point non négociable pour le syndicat : l'âge de départ à la retraite et l'âge d'équilibre contre lesquels Laurent Berger est fermement opposé. Dès la fin du discours d'Edouard Philippe, le secrétaire général de la CFDT, a eu des mots durs à l'encontre du projet du gouvernement : "La ligne rouge a été franchie". 

19h38 - Dans un communiqué, la CFDT "appelle l’ensemble des travailleurs à se mobiliser le 17 décembre pour que le gouvernement renonce à toute mesure d’âge et rouvre les discussions pour un système de retraite universel qui soit réellement juste".

Un autre syndicat, la CFTC, a aussi appelé les Français à manifester le 17 décembre prochain.

19h15 - Après le discours du Premier ministre sur les retraites, Jean-Michel Blanquer s'est empressé de détailler ses "engagements" auprès des enseignants, deux jours avant de rencontrer les organisations syndicales en colère.

Edouard Philippe l'a assuré : le niveau des pensions des enseignants sera "sanctuarisé". "Nous engagerons avant la fin du quinquennat les revalorisations nécessaires pour maintenir le niveau des pensions" des enseignants, "nous le ferons progressivement et nous commencerons dès 2021", a-t-il également assuré.

18h22 - "Notre responsabilité d'hommes et de femmes politiques n'est pas d'être une girouette et de tourner en fonction du vent", déclare Gilles Le Gendre. 

Jean-Luc Mélenchon estime qu'Emmanuel Macron a reculé l'âge de départ à la retraite à 64 ans, en proposant un âge d'équilibre. Le leader de la France insoumise "cède une fois de plus à la démagogie. Il raconte des bobards", répond le chef des députés LaREM à l'Assemblée.

18h17 - Gilles Le Gendre, le patron des députés La République En Marche est l'invité de RTL Soir. "Il est normal qu'après une annonce aussi substantielle, les positions syndicales aient besoin d'un peu de temps pour se clarifier", explique-t-il. 

Laurent Berger, dont l'avis sur le discours d'Edouard Philippe était très attendu, a pris ses distances avec les propositions faites, évoquant qu'une "ligne rouge a été franchie". La CFDT estime qu'une réforme des retraites est nécessaire mais s'est fermement positionnée contre un recul de l'âge de départ à la retraite et la mise en place d'un âge pivot. Il a pris une position "d'opposition plus ferme", selon Gilles Le Gendre qui  "pense que ce n'est pas définitif"

"Le principe de l'âge pivot n'est pas négociable", explique le député de Paris.

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"Le principe de l'âge pivot n'est pas négociable", dit Gilles Le Gendre Crédit Image : RTL | Crédit Média : RTL | Date :

18h09 - La fronde s'amplifie après le discours d'Edouard Philippe sur les détails de la réforme des retraites. Le gouvernement a ainsi décidé de réactiver des mesures d'aides déjà utilisées lors du mouvement des "gilets jaunes" pour soutenir les entreprises du secteur du tourisme en Île-de-France, a annoncé Bercy à l'issue d'une réunion avec des fédérations professionnelles.

Les entreprises de l'hôtellerie-restauration, durement touchées par la grève, pourront notamment bénéficier d'un étalement de paiement de leurs charges fiscales et sociales, de mesures de chômage partiel et éventuellement d'autorisation d'ouverture le dimanche, a détaillé le ministère de l’Économie dans un communiqué.

17h37 - Une première depuis 23 ans : les partis de gauche tiennent mercredi soir un meeting commun sur les retraites, à Saint-Denis. Le PCF, à l'origine de cette initiative, espère ainsi poser la première pierre d'une "alternative" politique, quand d'autres se montrent bien plus circonspects.

Du NPA aux radicaux de gauche, PS, EELV, LFI, Générations et LO inclus, tous les partis de gauche ont répondu présent à l'appel lancé sur RTL par Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, le 21 novembre dernier, pour "montrer au gouvernement, et aux forces syndicales, que d'autres propositions sont sur la table". Le meeting se tiendra à la Bourse du travail à Saint-Denis. 

17h05 - Découvrez toutes les prévisions de trafic pour la journée de demain. 

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16h53 - Retrouvez les annonces d'Edouard Philippe en direction des femmes pour la réforme des retraites

16h20 - La Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), qui scrute patrimoine et activités des membres du gouvernement, a indiqué à l'AFP poursuivre ses contrôles sur le cas du haut-commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye.

Lundi, le haut-commissaire a démissionné de ses fonctions d'administrateur bénévole d'un institut de formation du secteur, l'Ifpass (Institut de formation de la profession de l'assurance), qu'il occupait depuis 2016 mais qu'il n'avait pas déclarées, comme l'a révélé Le Parisien en plein conflit sur la réforme des retraites. Une "erreur" et "une omission par oubli", avait-il réagi, accusé depuis de conflit d'intérêts avec le milieu des assurances. 

15h38 : Après avoir présenté la réforme des retraites, Edouard Philippe a adressé un message aux syndicats : "Ma porte est ouverte, ma main est tendue". Retrouvez l'intégralité des propos du Premier ministre devant le Sénat.

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15h24 - L'Unsa, le premier syndicat à la RATP, appelle à "installer la mobilisation dans la durée" et à "élargir le mouvement au-delà des transports", a indiqué mercredi son secrétaire général Thierry Babec peu après le discours du Premier ministre sur les retraites.

"Il n'y a pas de réponses, ce gouvernement cultive le désespoir des gens", a réagi Thierry Babec, qui estime que "le discours du Premier ministre était construit pour renverser certains secteurs de l'opinion publique", comme les indépendants ou les agriculteurs.

14h58 - RTL.fr vous résume les points-clés du discours d'Edouard Philippe qui dessine la future réforme des retraites. Un article à retrouver ici.

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14h27 - A l'antenne de RTL, Marine Le Pen a déclaré : "Le discours du Premier ministre est extrêmement inquiétant. C'est plus qu'un passage en force. Il va même jusqu'à avancer de 3 ans la mise en oeuvre de cette réforme, pour en réalité, la rendre irréversible".

La présidente du Rassemblement national ajoute qu'Edouard Philippe "veut éviter que tous les présidents de la République qui puissent lui succéder ne reviennent sur ce système profondément injuste. C'est un double rabot, on voit bien une réforme systémique et une réforme paramétrique". Elle dénonce "l'allongement de la durée de cotisations puisque l'on voit revenir l'âge pivot".  

Concernant la "règle d'or", le fait qu'il n'y ait pas de baisse du point de retraite, qui revient aux organisations syndicales et au Parlement de définir, Marine Le Pen résume : "Taratata". "La réalité, c'est qu'il ne peut pas s’engager à ce que la valeur du point ne baisse pas car c'est dans la loi. Toute une série de choses étaient dans la loi et ont été changées par la loi, comme l'âge de départ à la retraite. C'est une promesse de Gascon".

14h07 - "Le gouvernement s'est moqué du monde", a réagi Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT qui "ne croit pas que les cheminots seront satisfaits" par le discours d'Edouard Philippe sur la réforme des retraites. "Le gouvernement veut individualiser le système de retraite (...). Tout le monde va travailler plus longtemps, c'est inacceptable", a-t-il déclaré.

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Réforme des retraites : Le Pen dénonce sur RTL un "discours extrêmement inquiétant" Crédit Image : RTL | Crédit Média : RTL | Durée : | Date :

14h03 - Le numéro un de la CFDT Laurent Berger estime que "la ligne rouge est franchie" avec l'âge d'équilibre à 64 ans, annonçant une réunion des instances de son syndicat dans l'après-midi pour "décider des actions dans les jours à venir".

"Il y avait une ligne rouge dans cette réforme, c'était le fait de ne pas mélanger la nécessité d'une réforme systémique (...) et la réforme paramétrique qui demanderait aux travailleurs de travailler plus longtemps, cette ligne rouge est franchie", a-t-il dit dans les couloirs du Conseil économique, social et environnemental (Cese). Il a dénoncé une réforme "lestée par un angle budgétaire accru".

13h55 - Le secrétaire général de la CGT-Cheminots, le 1er syndicat de la SNCF, Laurent Brun, appelle à "renforcer la grève" après les annonces du Premier ministre sur la réforme des retraites, qui a confirmé "le régime injuste par points", a-t-il indiqué à l'AFP.

Le discours d'Édouard Philippe détaillant la réforme n'est "pas à la hauteur de nos revendications", a regretté Didier Mathis, secrétaire général de l'Unsa ferroviaire, deuxième syndicat de la SNCF, interrogé par l'AFP.

13h47 - Jean-Luc Mélenchon a réagi quelques minutes après la fin du discours d'Edouard Philippe

13h01 - Le chef du gouvernement résume la volonté du gouvernement avec un système de retraites "plus fort", "plus simple", "plus juste". "Ce n'est pas un saut dans l'inconnu mais un retour aux sources", conclut-il.

12h57 - Sur le calendrier, "dès aujourd'hui, je souhaite que les présidents d'entreprises publiques engagent le dialogue avec les organisations syndicales (...) Il faut que la grève qui pénalise des millions de Français s'arrête", dit le premier ministre qui adresse "une pensée" aux Français "qui galèrent". 

Le projet de loi sera présenté au Parlement à la fin du mois de février. "Sur la question de la pénibilité, des carrières longues, des seniors, exigeront un travail particulier (...) Au 1er janvier 2022, les nouveaux droits seront mis en place. En 2025, les générations qui sont à plus de 17 ans de la retraite intégreront le nouveau système", explique-t-il avant d'ajouter être "totalement déterminé à mener à bien cette réforme".

12h52 - Pour les enseignants, "il serait inacceptable qu'ils perdent le moindre euro de pension compte tenu de l'application de la réforme. Cela ne se produira pas. Nous inscrirons dans la loi que le niveau des retraites des enseignants sera comparable à celui dans la fonction publique. Nous engagerons dès 2021 une revalorisation des pensions", explique Édouard Philippe.

Jean-Michel Blanquer réunira "très rapidement" les organisations syndicales pour fixer le cadre sur les "10 prochaines années" d'une revalorisation des enseignants.

Pour les aides-soignantes, "nous savons tous ce que l'hôpital leur doit (...) Il faut adapter les seuils sur la pénibilité de nuit (...) de mettre en place un nouveau dispositif permettant le financement d'un temps partiel, sans perte de revenu pour les aides-soignantes en fin de carrière".

12h46 - Qui sera concerné par cette nouvelle refonte du système de retraites ? "Ceux qui entreront pour la première fois sur le marché du travail en 2022 intégreront le nouveau régime de retraite", c'est-à-dire la génération 2004 explique le premier ministre. 

Pour ceux qui sont déjà dans la vie active, la réforme du système de retraite s'appliquera aux personnes nées en 1975 et après. Les Français nés avant 1975 ne seront donc pas concernés.

12h37 - "Nous maintiendrons l'âge minimal de départ à la retraite à 62 ans", annonce Édouard Philippe qui présente l'âge d'équilibre et le système de bonus-malus : "C'est un principe de liberté auquel nous voulons rester fidèle. Sans les y forcer, nous allons devoir inciter les Français à travailler plus longtemps (...) La seule solution est de travailler un peu plus longtemps".

Voulant mettre en avant "un langage de vérité", Édouard Philippe cite Pierre Mendès-France, Michel Rocard, mais aussi le général de Gaulle

12h35 - "Les plus riches paieront une cotisation de solidarité plus élevée qu'aujourd'hui", ajoute le premier ministre. Et de poursuivre en annonçant la mise en place d'un minimum garantie à 1.000 euros et "85% du SMIC dans la durée"

12h28 - "Les femmes seront les grandes gagnantes du système universel", lance le Premier ministre qui explique "le système universel permet d'y remédier" aux écarts de salaire. "Aujourd'hui leurs pensions sont inférieures de presque moitié à celles des hommes (...) Le rattrapage des salaires a été lancé mais nous savons que ce chemin sera long et que les femmes connaissent plus souvent que les hommes des interruptions de carrière", ajoute-t-il. 

Il annonce "des points supplémentaires dès le premier enfant". Il ira à la mère sauf choix contraire des parents. Pour les veufs et les veuves, le système de réversion garantira "70% des ressources du couple". Autre annonce : une majoration pour "les parents de familles nombreuses"

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12h24 - Concernant les régimes spéciaux, "la mise en place d'un système universel implique la suppression des régimes spéciaux", déclare le premier ministre. "Je le dis avec tranquillité calme détermination, respect aux organisations syndicales, le temps du système universel est venu celui des régimes spéciaux s’achève", dit Édouard Philippe

12h21 - Le chef du gouvernement met en avant la volonté d'"universalité". D'après lui, il s'agit d'une "protection sociale plus forte et plus durable parce qu'elle ne dépendra plus de la démographie de chaque profession". Et d'ajouter : "Le système sera donc le même pour tous les Français, sans exception au lieu d'être organisé selon des logiques de statut. Ce sera toujours un système de répartition".

Édouard Philippe précise qu'il s'agira d'un système par point. "La loi donnera des garanties incontestables sur la valeur du point (...) Nous nous engageons que sa valeur ne soit fixée à la sauvette, nous demanderons aux partenaires sociaux de fixer sa valeur. La loi prévoira une règle d'or pour que la valeur du point acquis ne puisse pas baisse. Il s'agit de l'une des craintes émises par les syndicats", ajoute-t-il. 

12h18 - Le Premier ministre répond à ses adversaires politiques : "Il n'y a pas d'agenda caché". "En toute sincérité, je le dis aux Français, nous sommes peut-être en désaccord sur certains points mais l’ambition d'universalité portée par le gouvernement est une ambition de justice sociale (...) Nous ne stigmatisons personne (...) Il n'y aura ni vainqueur, ni vaincu". 

12h16 - "La France n'a pas fait le choix et ne le fera jamais du chacun pour soi et du tant-pis pour les autres (...) Nous cherchons tous à conserver ce lien indéfectible de l'illustration la plus éloquente de ce qu'est le pacte social (...) Cette réforme, cette refondation n'est pas une bataille (...) Je ne veux pas dans la France aujourd'hui, fragmentée, parfois heureuse et ailleurs en colère, entrer dans une logique de rapport de force. Je ne veux pas de cette rhétorique guerrière", ajoute-t-il.

12h13 - Édouard Philippe prend la parole : "Le temps est venu de construire un système universel de retraites (...) Nous proposons un nouveau pacte entre les générations, un pacte fidèle dans son esprit à celui que le Conseil national de la résistance a imaginé et mis en œuvre après-guerre pour créer le système actuel".

12h11 - Décalage dans l'application de la réforme, périodes de transition pour les régimes spéciaux, éventuelle revalorisation des carrières de la fonction publique, notamment des enseignants, âge pivot, pénibilité, droits familiaux... Autant d'options que le Premier ministre va lever, ou non, d'ici quelques minutes. Il assurera le service après-vente des annonces dans le 20 heures de TF1.

Quelques heures avant l'allocution du Premier ministre, une dernière réunion s'est tenue jusqu'au-delà de minuit et demi mardi soir à l'Élysée où Emmanuel Macron a rassemblé les ministres impliqués et les cadres de la majorité, à la fin d'une nouvelle journée de manifestations.

12h07 - Édouard Philippe et Jean-Paul Delevoye, le haut-commissaire en charge du dossier des retraites, sont arrivés au CESE, le Conseil économique, social et environnemental.

12h05 - Emmanuel Macron joue aussi son avenir politique avec cette réforme des retraites. Ce projet était l’élément central de son programme de candidat pendant la campagne présidentielle de 2017.

12h01 - Gilles Le Gendre, patron des députés LaREM, souhaite que la majorité aille vite après la présentation du projet de réforme des retraites mercredi par Édouard Philippe et que le texte soit voté à l'Assemblée nationale "en première lecture avant les municipales".

11h55 - Les Echos dévoilent les principales mesures qui pourraient être annoncées par le premier ministre. Au programme : 

>Un âge pivot à 64 ans. Il s'agira d'une mise en place progressive, accompagné d'un "bonus-malus".
>La génération 1975. Cela signifie que la génération née en 1975 et après sera concernée par le nouveau mode de calcul de la pension de retraite. 
>1.000 euros pour une carrière complète dès 2022

11h49 - Xavier Bertrand qui ne cesse de fustiger la méthode du gouvernement sur le projet de réforme des retraites, avait proposé au gouvernement de mettre en place un simulateur visant à montrer à chaque Français ce qu'il gagnera à la retraite après la mise en place de la réforme. 

Selon nos informations, Emmanuel Macron a demandé à ce qu'il soit prêt pour le 18 décembre.

11h42 - Édouard Philippe s'exprimera devant le Conseil économique, social et environnemental.

11h37 - Les regards sont tournés vers la CFDT. Le gouvernement souhaite négocier avec le syndicat de Laurent Berger, favorable à une réforme du système de retraites. De son côté, la CGT de Philippe Martinez demande le retrait pur et simple du projet de réforme des retraites.

11h23 - Édouard Philippe prendra la parole à 12h pour désamorcer le dossier très sensible de la réforme des retraites. Que faut-il attendre de ses annonces ? Quels sont les enjeux ? La réponse dans cet article

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10h33 - Le Premier ministre a déclaré hier devant les députés de la majorité que dans son discours, "il n'y a pas d'annonces magiques" qui puissent faire "cesser les manifestations" et "les questions" des Français.

10h18 - La première génération concernée par la réforme des retraites pourrait être celle née en 1975, et non plus celle de 1963, annonçait "Les Échos" hier.

10h00 - Bonjour à tous et bienvenue dans ce direct, où vous pourrez suivre minute par minute cette septième journée de mobilisation contre la réforme des retraites, journée décisive où le Premier ministre doit préciser les contours de la réforme. Son discours est attendu à midi.

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