20 min de lecture Faits divers

Nice : trois morts dans une attaque au couteau

MINUTE PAR MINUTE - Une attaque au couteau a eu lieu ce jeudi 29 octobre au matin, en plein centre-ville, dans la basilique Notre-Dame. L'assaillant a été neutralisé par les forces de l'ordre.

Une attaque au couteau s'est déroulée à NIce le 29 octobre 2020
Une attaque au couteau s'est déroulée à NIce le 29 octobre 2020 Crédit : Valery HACHE / AFP
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Paul Turban et Alice Moreno

Une attaque au couteau a été perpétrée ce jeudi 29 octobre au matin peu avant 9 heures à Nice, à proximité de la basilique Notre-Dame de l'Assomption. Un homme s'est attaqué à plusieurs personnes à l'arme blanche, faisant 3 morts. L'attaque a eu lieu à l'intérieur de l'édifice religieux. Emmanuel Macron s'est rendu sur place et a dénoncé une "attaque terroriste islamique". 

10 minutes après les faits, l'auteur a été neutralisé par balles par les forces de l'ordre. Grièvement blessé, il a été transporté à l'hôpital. Ce jeudi soir, il était très gravement blessé et son pronostic restait engagé. 

Le parquet national antiterroriste a été saisi. Une enquête de flagrance a été ouverte pour assassinat en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle. L'enquête a été confiée à la Direction centrale de la police judiciaire et à la Direction générale de la sécurité intérieure. Jean Castex a porté la sécurité au niveau "urgence attentat" dans toute la France. 

Retrouvez l'ensemble des événements de ce jeudi

21h20 - C'est la fin de ce direct, merci de l'avoir suivi. 

21h08 - Jean-François Ricard, procureur de la République antiterroriste, prend la parole. De nombreuses investigations sont actuellement en cours, explique-t-il. "C'est une enquête complexe", a-t-il précisé. En l'état des premières investigations, à 6h47, l'auteur des faits est entré dans la gare de Nice a retourné sa doudoune et changé de chaussures. Il a parcouru 400 mètres et est entré dans la basilique à 8h39. À 8h54, une femme s'est enfuie avant de décéder. À 8h57, la police municipale est entrée dans les lieux. Après s'être avancé dans un couloir, ils ont fait face à l'auteur des faits et l'ont neutralisé. L'homme a crié Allahu Akbar. 14 étuis de balles ont été retrouvés au sol. 

Trois victimes sont décédées. Les corps de deux personnes ont été retrouvés à l'intérieur de l'édifice : une femme de 60 ans, avec un égorgement très profond de l'ordre d'une décapitation, et un homme de 55 ans, avec une importante plaie à la gorge. La troisième victime est décédée dans un restaurant à proximité de la basilique de ses multiples blessures à l'arme blanche. Ces personnes ont été ciblées pour la seule raison qu'elles étaient à cet endroit à cet instant. 

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Un Coran est deux téléphones ont été retrouvés, ainsi que l'arme du crime, un couteau de 30 cm. Un sac a aussi été déposé par l'auteur, ainsi que deux couteaux non utilisés. L'auteur a été transporté en urgence à l'hôpital. Il est très gravement blessé. Son pronostic reste engagé. Il avait un papier de la Croix Rouge italienne indiquant l'identité d'un Tunisien né en 1999. Les premières investigations qu'il s'agit de l'identité de l'auteur

L'enquête se poursuit pour détailler le déroulement des faits, le parcours de l'auteur et d'éventuelles complicités. 

20h48 - "L'Europe est toute entière est solidaire avec la France", déclare la présidente de la Commission européenne Ursula Von Der Leyen. 

20h34 - Après Donald Trump, c'est son adversaire dans la course à la Maison Blanche Joe Biden qui réagit. Il dénonce "l'attentat terrible de Nice" et promet de "travailler avec les alliés". 

20h17 - Au lendemain de l'attentat de Nice, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin sera l'invité de RTL Matin. Un entretien à retrouver dès 7h40 à l'antenne et sur RTL.fr. 

20h05 - La Tunisie a condamné fermement l'attaque "terroriste" meurtrière dans une église à Nice, en France, et annoncé l'ouverture d'une enquête après des "soupçons" selon lesquels l'agresseur serait de nationalité tunisienne. 

19h51 - À l'initiative des étudiants juifs de France, des bougies sont allumées dans la basilique Notre-Dame de l'Assomption de Nice par des passants de toutes religions et des passants incroyants, comme a pu le constater RTL sur place. 

Des bougies sont allumées en hommage aux victimes devant la basilique Notre-Dame de l'Assomption à Nice
Des bougies sont allumées en hommage aux victimes devant la basilique Notre-Dame de l'Assomption à Nice Crédit : Morad Djabari/RTL

19h40 - Dans un texte publié sur Facebook, Emmanuel Macron "appelle à l'unité de tous". "En France, il n'y a qu'une communauté, c'est la communauté française", estime le Président.

19h26 - "Nous condamnons dans les termes les plus forts ces attaques qui représentent (aussi) des attaques envers nos valeurs communes (...) Nous appelons les dirigeants du monde entier à œuvrer au dialogue et à l'entente entre les communautés et les religions plutôt qu'à la division", ont déclaré les 27 pays de l'Union européenne dans une déclaration commune. 

19h23 - "J'ai demandé solennellement au Président d'arrêter toute forme d'immigration, déclare Éric Ciotti. Il ne s'agit pas d'attaquer les musulmans. J'attends d'eux qu'ils se lèvent pour faire la police, pour dénoncer dans leurs rangs ces barbares. Soyons lucides sur l'immigration. On a franchi des records, avec quasiment 500.000 entrées l'an dernier."

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Attaque dans une basilique : "Nice est devenue une ville martyre", selon Éric Ciotti Crédit Image : LUDOVIC MARIN / AFP | Crédit Média : Thomas Sotto / RTL | Durée : | Date :

19h21 - "Je note un changement de ton du président de la République, explique le député des Alpes-Maritimes. Bien-sûr qu'il n'y a qu'une seule communauté nationale. Ces mots sont pertinents, mais ce que nous attendons du président de la République, ce sont des actes. Il faut réarmer la France en termes juridiques et moraux. Si on veut survivre, il faut radicalement changer de cadre. Il faut que la sécurité devienne fondamentale." 

19h20 - "L'émotion est immense, d'autant que c'est la troisième fois que notre ville est touchée, confie Éric Ciotti. C'est un symbole de notre ville qui a été frappé. Ce sont des chrétiens qui ont été visés par la barbarie islamiste. Il y a de la sidération, mais aussi beaucoup de colère. Nice est devenue une ville martyre.

19h15 - Éric Ciotti, député Les Républicains des Alpes-Maritimes, est l'invité de RTL. 

19h08 - Monseigneur Aupetit, archevêque de Paris, a célébré une messe à la mémoire des victimes à l'église Saint-Sulpice. "L'important est de rester debout", a déclaré le chef des catholiques de la capitale. 

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Une messe célébrée à Paris en mémoire des victimes Crédit Image : JACQUES DEMARTHON / AFP | Crédit Média : Raphaël Vantard/RTL | Durée : | Date :

19h04 - Nice se retrouve de nouveau endeuillée après l'attentat du 14 juillet 2016. Sur place, RTL a recueilli les témoignages des Niçois endeuillés. 

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Les Niçois endeuillés après l'attaque à la basilique Crédit Image : Google Maps / capture d'écran | Crédit Média : RTL | Durée : | Date :

18h48 - Retrouvez les dernières informations dont on dispose sur le terroriste qui a tué trois personnes à Nice

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Attaque à Nice : ce que l'on sait de l'assaillant Crédit Image : RTL | Crédit Média : RTL | Durée : | Date :

18h40 - Marc Hecker, chercheur à l’IFRI (Institut français des relations internationales) et spécialiste du terrorisme, est l'invité de RTL. "On a beaucoup de mal à quantifier le nombre de personnes capables de passer à l'acte", estime-t-il. "L'expression 'loup solitaire' est moins employé, car il y a une mouvance radicale derrière ces individus. Il y a depuis quelques années un terrorisme d'inspiration, par des individus qui se reconnaissent dans ces mouvances, et agissent sans y être poussés par un commanditaire.

"Il faut être prudent dans les liens qu'on établit, les jihadistes qui passent à l'acte sont opposés aux États, y compris aux États islamistes", selon Marc Hecker, alors que l'ex-Premier ministre malaisien, Mahathir Mohamad, a tweeté que "les musulmans ont le droit de tuer des Français". 

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Marc Hecker, chercheur à l'IFRI (Institut français des relations internationales) et spécialiste du terrorisme, est l'invité de RTL. Crédit Image : RTL | Crédit Média : Thomas Sotto/RTL | Durée : | Date :

18h30 - Monseigneur Dominique Lebrun, archevêque de Rouen, est l'invité de RTL. Il avait connu l'attentat contre le père Hamel à Saint-Étienne-du-Rouvray. "Nous ne luttons pas contre des êtres et de sang, mais contre le diable, estime-t-il. Nous sommes dans ce combat. Notre horizon est la paix, la justice et l'amour. Nous ne devons pas nous laisser prendre dans cette spirale de la violence."

"Les islamistes se laissent prendre par le diable, estime Monseigneur Lebrun. Ils pensent obéir à Dieu, mais c'est un leurre. Un Dieu qui demande de tuer n'existe pas." Les chrétiens ne sont pas cibles "plus que d'autres", "c'est un ensemble de personnes qui forment la Nation française" qui est visé, estime-t-il. 

"J'ai peur de devenir trop méfiant, et je l'ai été pendant la messe que j'ai célébrée à 10 heures, confie l'archevêque. Je regardais à droite à gauche. Mes yeux regardaient des inconnus qui faisaient le tour de la cathédrale. A la fin de la messe, ce qui m'a guéri, le responsable de la communauté musulmane de Rouen m'a appelé et m'a dit qu'il n'avait pas de mots."

"Il faut que nous puissions parler avec nos frères musulmans pour savoir si le projet de société qu'ils portent est compatible avec le projet de la Nation française, comme je me pose la question parfois si le projet de la Nation française est compatible avec l'Évangile", explique Mgr Lebrun. "Il faut que nous nous tournions ensemble vers Dieu" à l'occasion de la Toussaint, conclut le prélat. 

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L'Entretien du Jour du 29 octobre 2020 Crédit Image : CHARLY TRIBALLEAU / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date :

18h25 - "Jamais le front n'a jamais été aussi large avec la crise sanitaire, une crise économique et sociale et une crise terroriste, et par ailleurs la démocratie est fragile... Quand nous sommes en guerre, il faut être uni, déclare l'ex-Premier ministre. Ce n'est pas le temps du pacifisme. Si on veut gagner cette guerre, il faut le faire en sachant qu'il y a eux ceux qui ont détourné le regard, qui n'ont pas été courageux." 

18h23 - "Nous devons être efficace pour nous défendre, donc si dans la dissolution d'associations, si pour expulser les terroristes ou ceux qui n'ont rien à faire sur notre territoire, s'il faut des révisions et des changements, il faut se mettre d'accord pour le faire", estime Manuel Valls. 

18h20 - "On est rentré dans un conflit, selon Manuel Valls. Nous avons des alliés pour mener cette guerre. Le conflit est là. Au-delà de la coopération européenne, appliquons les lois, traquons les porteurs de haine, expulsons tous ceux qui doivent être expulsés."

18h16 - L'ancien Premier ministre Manuel Valls est l'invité de RTL Soir. "C'est difficile à entendre mais nous sommes dans une guerre, estime Manuel Valls. C'est une guerre contre l'islam politique, contre le jihadisme. Cela va être long, mais nous vaincrons."

"Nous allons être frappés régulièrement même si de nombreux attentats ont été déjoués, selon l'ex-Premier ministre. On cherche les symboles, on cherche à diviser, on cherche à détruire. C'est une guerre, il faut en être conscient." 

"Nous avons plusieurs milliers d'individus, Français ou étrangers, radicalisés", selon Manuel Valls. "Nous sommes menacés."

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Attaque de Nice : "Nous sommes dans une guerre", affirme Manuel Valls sur RTL Crédit Image : RTL | Crédit Média : RTL | Durée : | Date :



18h11 - "Nous sommes de tout cœur avec les Français. L'Amérique est aux côtés de notre plus vieil allié dans ce combat", a tweeté Donald Trump. "Ces attaques terroristes d'islamistes radicaux doivent prendre fin immédiatement", a-t-il ajouté. "Aucun pays, que ce soit la France ou un autre, ne peut plus les tolérer!". 

18h05 - La police municipale de Nice est armée, ce qui a permis à ses agents de neutraliser le terroriste. Sur RTL, Yves Lefebvre, secrétaire général d'Unité SGP Police FO, estime que "la police municipale doit être impérativement armée. Pour le terroriste, il ne fait de différence entre un policier municipal et un policier national." 

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Sur RTL, Yves Lefebvre, secrétaire général d'Unité SGP Police FO, estime que "la police municipale doit être impérativement armée. Crédit Image : GAIZKA IROZ / AFP | Crédit Média : Anne Le Hénaff/RTL | Durée : | Date :

18h00 - Suivez en direct RTL Soir largement consacré à l'attaque de Nice. 

17h51 - Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a lancé un "message de paix au monde musulman", en soulignant que la France était le "pays de la tolérance", pas du "mépris ou du rejet". "N'écoutez pas les voix qui cherchent à attiser la défiance. (...) Ne nous laissons pas enfermer dans les outrances d'une minorité de manipulateurs", a-t-il déclaré lors de l'examen du budget de son ministère à l'Assemblée nationale.  

17h30 - Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres "condamne fermement l'attaque odieuse", a déclaré à New York son porte-parole, Stéphane Dujarric. "Il réaffirme la solidarité des Nations unies avec la population et le gouvernement de la France" dans cette épreuve, a-t-il ajouté. 

17h23 - Le point presse de Jean-François Ricard, procureur de la République antiterroriste, initialement prévu pour 19 heures, se tiendra finalement à 21 heures. 

17h20 - La France a été placée en niveau d'alerte "urgence attentat" : il permet notamment d'assurer la mobilisation exceptionnelle de moyens. 

17h10 - Florence, qui a travaillé avec Vincent, sacristain de la basilique Notre-Dame de l'Assomption tué lors de l'attentat, décrit "quelqu'un de toujours très disponible, qui se mettait en quatre pour qu'on travaille dans les meilleures conditions." "Je ne comprend pas, c'est très difficile", confie-t-elle avec émotion à RTL. 

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Florence, une proche de Vincent, le sacristain tué à la basilique Notre-Dame de l'Assomption à Nice, réagit avec émotion Crédit Image : Valery HACHE / AFP | Crédit Média : Gautier Delhon-Bugard/RTL | Durée : | Date :

17h00 - Le terroriste de Nice est blessé et à l'hôpital. Un document de la Croix Rouge a été retrouvé sur lui mentionnant une identité, Brahim A., un Tunisien de 21 ans qui serait passé par l'Italie et serait resté bloqué à Lampedusa en octobre dernier avant d'être transféré sur le continent à Bari. Rien n'indique pour l'heure qu'il s'agit de la véritable identité de cet individu. 

Ses empreintes digitales ont été prélevées par les enquêteurs. Elles doivent être comparées à celles qui figurent dans les fichiers d'empreintes. On devrait donc connaître son identité réelle dans les prochaines heures et savoir si elle correspond à celle mentionnée sur le document de la Croix Rouge. 

16h32 - Promenade des Anges - 14 juillet 2016, l'association des victimes de l'attentat de Nice en 2016, se dit "en état de choc", "tristes et impuissants", face "à ce nouvel attentat qui ravive la douleur de nos plaies pas encore cicatrisées". "Nous manifestons tout notre amour et notre solidarité aux victimes et à leurs proches", déclare-t-elle.  

16h27 - Jean-François Ricard, procureur de la République antiterroriste, doit tenir un point presse à 19 heures ce jeudi. 

16h19 - L'attaque au couteau a fait trois morts, deux femmes et un homme. Ce dernier, âgé de 55 ans et père de famille, devait fêter son anniversaire demain, selon un proche interrogé par RTL. 

15h58 - "Nous condamnons avec force et dénonçons l'attaque terroriste qui a fait des morts et des blessés (...) à Nice, en France", a indiqué le ministère des Affaires étrangères d'Arabie Saoudite sur Twitter. "Nous réitérons le rejet catégorique du royaume à de tels actes extrémistes qui sont contraires à toutes les religions, les croyances et le bon sens", ajoute le texte. 

15h47 - Le Président de la République vient d'annoncer un renforcement de l'opération Sentinelle en France. Déployée pour renforcer la sécurité sur le territoire français à la suite des attentats de janvier 2015, elle va voir ses forces passer de 3.000 à 7.000 militaires. 

15h35 - Emmanuel Macron prend la parole, qualifiant l'attentat d'"attaque terroriste islamiste". "Une fois encore ce matin, ce sont trois de nos compatriotes qui sont tombés, et très clairement, c'est la France qui est attaquée", a estimé le chef de l'État. "Au même moment, un site consulaire français était attaqué en Arabie Saoudite. Au même moment, des interpellations sur notre territoire se faisaient", a-t-il rappelé. 

 "Je veux ici d'abord et avant tout dire le soutien de la Nation toute entière aux catholiques de France et d'ailleurs. Après l'assassinat du Père Hamel en 2015, ce sont une nouvelle fois les catholiques qui sont attaqués avant les fêtes de la Toussaint. La Nation toute entière se tient à leurs côtés pour que la religion puisse librement s'exercer dans notre pays."

"Mon deuxième message est pour la ville de Nice et les Niçois. C'est la troisième fois que le terrorisme touche votre ville, déclare Emmanuel Macron. Je vous dis le soutien et la solidarité de toute la Nation. Si nous sommes encore attaqués, c'est pour nos valeurs. Nous ne céderons rien."

"J'ai décidé que nos militaires seront dans les prochaines heures davantage mobilisés", avec un passage de 3.000 à 7.000 militaires de la mission Sentinelle, a annoncé Emmanuel Macron. Les lieux de culte seront protégés pour que la Toussaint puisse être célébrée et les écoles seront aussi protégées pour la rentrée. 

"Des actes continueront de suivre pour protéger tous nos concitoyens, pour répliquer, a déclaré le Président. En France, il n'y a qu'une communauté, la communauté nationale. Je dis à tous nos citoyens que nous devons nous unir et ne rien céder. J'appelle à l'unité de tous."

15h32 - Selon le maire de Nice Christian Estrosi, Emmanuel Macron "a tenu à féliciter et remercier pour leur action toutes nos forces de l'ordre et cet équipage de la police municipale de Nice qui a neutralisé le terroriste", disant lui-même son "immense reconnaissance. 

15h19 - Le député Éric Ciotti, présent à la réunion de crise avec Emmanuel Macron, a publié une photo. Il affirme avoir demandé "la suspension de tout flux migratoire et de toute procédure d'asile notamment à la frontière italienne." 

15h05 - Plusieurs églises ont fait sonné le glas, notamment Notre-Dame de Paris ou encore l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray où avait été assassiné le père Jacques Hamel lors d'un attentat terroriste. 

15h00 - Sur Facebook, le diocèse de Paris annonce une messe à 15h15 à l'église Saint-Sulpice, où se tiennent les grandes cérémonies depuis l'incendie de Notre-Dame. Une rencontre entre Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, et Jean Castex, Premier ministre, est prévue à 20h30.

Communiqué du diocèse de Paris
Communiqué du diocèse de Paris Crédit : Diocèse de Paris

14h55 - À 15 heures, "heure de la mort du Christ, heure symbolique", les églises dans tout le pays doivent sonner le glas, "la cloche des morts", en hommage aux victimes de l'attentat de Nice, a annoncé la Conférence des évêques de France, qui appellent les candidats à s'unir par la prière. 

14h44 - Le Premier ministre Jean Castex annonce que le Président a convoqué un Conseil de défense pour ce vendredi. "La République ne faiblira pas, la République n'abdiquera pas", prévient le chef du gouvernement. 

14h35 - En ouverture de séance cet après-midi, les sénateurs ont observé une minute de silence en hommage aux victimes. "La vie démocratique que certains veulent abattre doit plus que jamais suivre son cours, a déclaré le Premier ministre. La République doit rester debout. C'est pourquoi je prononcerai le discours que j'avais préparé à votre intention." 

"Le vendredi 16 octobre, c'était la liberté d'expression et d'enseigner qui était prise pour cible, a jugé Jean Castex à la tribune. Aujourd'hui, c'est la liberté de culte et la liberté de conscience qui sont attaquées."

14h27 - Éric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims et président de la Conférence des évêques de France, aux côtés d'Emmanuel Macron, de Gérald Darmanin et d'Éric Dupond-Moretti à Nice. La délégation pénètre dans la basilique où s'est déroulée l'attentat. 

Emmanuel Macron, avec Christian Estrosi, maire de Nice, le 29 octobre 2020, sur les lieux de l'attentat de la basilique Notre-Dame de l'Assomption
Emmanuel Macron, avec Christian Estrosi, maire de Nice, le 29 octobre 2020, sur les lieux de l'attentat de la basilique Notre-Dame de l'Assomption Crédit : ERIC GAILLARD / POOL / AFP

14h21 - Sur RTL, le père Pierre Amar se dit "triste" et "en colère". "Qui est le barbare qui peut décapiter une septuagénaire qui vient brûler un cierge à 9 heures le matin ? Comment peut-on au nom de Dieu décapiter une femme qui vient déposer un cierge ? C'est de la lâcheté."

"Ces barbares savent vraiment ce qu'ils font. Hier, c'était l'école. Aujourd'hui, c'est l'Église. Je suis heurté comme citoyen français, confie le père Amar. Ils savent très bien viser, là où ça fait mal : l'école et l'Église.

"Le week-end qui arrive, avec la Toussaint, est le temps de l'espérance, estime le prêtre. La meilleure réponse a donné à ces barbares est de remplir nos églises", les cultes publics étant tolérés jusqu'à lundi. 

14h10 - Le président de la République et les membres du gouvernement, accompagnés du maire de Nice Christian Estrosi, échangent avec les forces de l'ordre qui sont intervenues ce matin. 

14h04 - Sur Twitter, le pape François se dit "proche de la communauté catholique de Nice" et assurer prier "pour les victimes, pour leurs familles et pour le bien-aimé peuple français, afin qu'il puisse réagir au mal par le bien."

14h00 - Emmanuel Macron, avec le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin et le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti, arrive à Nice sur le lieu de l'attentat. 

13h50 - Sur RTL, Frédéric Encel, maître de conférences à Sciences Po Paris et spécialiste du monde arabe, estime que la France "n'est pas une cible, c'est la cible principale, et ça va malheureusement continuer. Considérer que la France est une société et un État qui a toujours été antimusulman, les islamistes le disent et l'écrivent", n'hésitant pas à faire référence à la Révolution française ou à la loi de 1905 dans un total anachronisme. 

Le courant islamiste est "extrêmement minoritaire. Il ne faut plus céder aux idiots utiles", qui provoquent un "désarmement" de la France. 

13h35 - 3 morts, l'assaillant blessé, une sécurité renforcée autour des lieux de cultes... Retrouvez ici le point d'information de RTL à 12h30

13h31 - Sur RTL, Tareq Oubrou, imam et recteur de la mosquée de Bordeaux, "la liberté est au fondement de notre République. La liberté de l'offense de Dieu et de son Prophète est inscrite dans le Coran. L'incroyant est libre. Un discours victimaire est le foyer favorable à ce genre de dérapage." 

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"Dans le Coran, Dieu a donné la liberté à l'homme de l'offenser", plaide Tareq Oubrou Crédit Image : JACQUES DEMARTHON / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date :

13h27 - Monseigneur Michel Aupetit, archevêque de Paris, se dit "abasourdi par cette folie meurtrière au nom de Dieu. Dieu s'est révélé un Dieu d'amour. Assassiner en son nom est le vrai, le seul blasphème, une insulte à ce qu'Il est.

Communiqué de Monseigneur Michel Aupetit, archevêque de Paris
Communiqué de Monseigneur Michel Aupetit, archevêque de Paris Crédit : Facebook de Mgr Michel Aupetit

13h15 - Sur RTL, David-Olivier Reverdy, secrétaire national adjoint du syndicat de police "Alliance", rappelle que "la pression est immense sur toutes les forces de sécurité. La tension est extrêmement forte."

"La police est intervenue extrêmement rapidement, estime David-Olivier Reverdy. L'église est en plein centre-ville, sur l'artère principale. Cette artère était surveillée." La police municipale est intervenue en 10 minutes. "La police municipale est armée et l'une des plus importantes de France", souligne David-Olivier Reverdy. "Un choix qui se révèle efficace", estime-t-il. 

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Attaque à Nice : "La police est intervenue rapidement" pour David-Olivier Reverdy Crédit Image : RTL | Crédit Média : RTL | Durée : | Date :

13h11 - Dans Les Auditeurs ont la parole, le père Nicolas, prêtre, estime que l'on "ne peut pas répondre à la haine par la haine". Le président du Conseil français du culte de musulman a eu "des paroles de frères", selon lui. Il a appelé les festivités du Mawlid, qui célèbrent la naissance du prophète Mahomet

13h10 - L'assaillant est grièvement blessé et est au bloc opératoire. Il a reçu plusieurs balles, selon les informations à notre disposition à cette heure. On ignore pour l'instant ses motivations, bien que le parquet antiterroriste ait été saisi. 

13h08 - Le Vatican réagit après la mort de 3 personnes dans l'attentat de Nice  : "C'est un moment de douleur dans une période de confusion. Le terrorisme et la violence ne peuvent jamais être acceptés." Le pape "pour les victimes"

13h05 - Les Républicains ne prendront pas part au vote sur la situation sanitaire et le reconfinement pour ne pas montrer "des fractures dans la représentation nationale", a justifié Damien Abad, tout comme le groupe Libertés et Territoires. Une décision que "regrette beaucoup" le Premier ministre Jean Castex. "C'est certes leur droit le plus absolu, mais quand la maison France est dans la difficulté, on doit prendre ses responsabilités, on ne détourne pas le regard", selon lui. 

12h52 - L'évêque de Nice Monseigneur André Marceau appelle à faire prévaloir "l'esprit de pardon du Christ face à ces actes de barbarie". "Ma tristesse est infinie", écrit-il dans un communiqué, indiquant que toutes les églises de Nice sont fermées "jusqu'à nouvel ordre". 

12h47 - Sur RTL, Vincent Neymon, porte-parole de la Conférence des évêques de France, "pense que ces horribles meurtres nous rappellent les terribles attentats de Saint-Étienne-du-Rouvray mais aussi contre Samuel Paty. Il est à craindre que ces terroristes qui ne comprennent à rien visent l'ensemble du pays en attaquant des catholiques. La communauté catholique ressent une sorte de sidération, une tristesse, on n'a pas de mots. Si on ouvre les yeux, on voit que ce terrorisme essaie de toucher ce qu'il croit être un des symboles de notre société, et le christianisme en est un."

"Il n'est pas possible de déployer des forces de l'ordre devant toutes les églises de France, mais il est indispensable que les églises restent ouvertes et que les chrétiens et les autres puissent s'y rendre, estime Vincent Neymon. Fermer les églises, ce serait plier le genou. Soyons réalistes, cette forme de terroriste low cost est imprévisible."

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Attaque à Nice : "Il ne faut pas fléchir le genou", prévient Vincent Neymon Crédit Image : RTL | Crédit Média : RTL | Durée : | Date :

12h45 - Jean Castex porte la sécurité au niveau "urgence attentat" dans toute la France. Devant l'Assemblée nationale, le Premier ministre a dénoncé une "attaque aussi lâche que barbare qui endeuille le pays tout entier".

12h38 - Thibault de Montbrial, avocat au barreau de Paris et président du centre de réflexion sur la sécurité intérieure, estime sur RTL que cette attaque "n'a rien d'une surprise". Il rappelle qu'il y a à la fois "le procès Charlie Hebdo et la republication de caricatures" et "l'assassinat de Samuel Parly récemment". 

"Le terrorisme islamiste est en train de se réorganiser en France", selon lui. Il existe "une menace grave et structurée", estime-t-il. "Nous sommes dans une intensité comparable à celle de 2015", explique Thibault de Montbrial. "Cette accélération des événements est très inquiétante et inquiète au plus au point", selon lui. 

12h37 - David, employé dans une boulangerie à proximité de la basilique, raconte la scène : "je n'ai pas les mots, c'est triste", confie-t-il à RTL. 

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Attaque à Nice : "dès qu'on a entendu les coups de feu, j'ai fermé les rideaux" raconte David Crédit Image : Valery HACHE / AFP | Crédit Média : Vincent Serrano | Durée : | Date :

12h35 - Le ministère de l'Intérieur avait adressé la semaine dernière un télégramme a tous les préfets pour alerter sur la menace terroriste toujours élevé avec un appel à renforcer la vigilance autour des lieux de culte. Un nouveau télégramme a été envoyé ce matin appelant à renforcer la vigilance dès maintenant. 

12h32 - À cette heure, on sait qu'un homme a pénétré dans l'église avec un couteau vers 9 heures. Il a d'abord égorgé une femme septuagénaire venue prier. La deuxième victime est un homme, il s'agirait d'un sacristain employé du diocèse. Une seconde femme grièvement blessée, à succomber à ses blessures. 

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Attaque de Nice : ce que l'on sait à midi Crédit Image : Valery HACHE / AFP | Crédit Média : Alice Moreno | Durée : | Date :

12h30 - Suivez en direct notre édition spéciale présentée par Christelle Rebière

12h24 - Le glas sonnera à 15 heures dans toutes les églises de France en signe de deuil et d'hommage. La "cloche des défunts" sonnera "à 15h, heure de la mort du Christ, heure symbolique", "partout où cela sera possible", indique la Conférence des évêques de France. 

La Conférence des évêques de France a diffusé une prière à destination des croyants pour s'unir à la prière à 15 heures
La Conférence des évêques de France a diffusé une prière à destination des croyants pour s'unir à la prière à 15 heures Crédit : Conférences des évêques de France/Capture d'écran RTL.fr

12h20 - De nombreuses réactions parviennent de toute l'Europe. La chancelière allemande Angela Merkel exprime la "solidarité" de l'Allemagne avec la France. Le Premier ministre italien Giuseppe Conte dénonce "une vile attaque". Le président du Parlement européen David Sassoli appelle les Européens à "s'unir contre la violence". 

12h10 - Le président de Les Républicains Christian Jacob exprime sur Twitter ses "pensées" aux proches des victimes et aux forces de sécurité, estimant qu'il faut "mener une lutte sans merci contre ces barbares". Le Premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure adresse ses "condoléances" et indique qu'il "n’y a pas de loups solitaires, il n’y a que la folie barbare d’une meute fanatique. Nous ferons face. La République et la démocratie ne plieront pas."

11h59 - François Hollande "adresse toute [sa] solidarité aux familles des victimes et à tous les chrétiens" sur Twitter, rappelant que "la démocratie est notre arme". Nicolas Sarkozy "exprime [sa] plus profonde indignation" sur le même réseau social, estimant que "l'extrême gravité de la situation exige des décisions fortes, immédiates et sans retour." "L'unité doit être la règle", estime-t-il. 

11h55 - De nombreux hommes politiques ont réagi à la suite de la suspension de séance à l'Assemblée nationale. Jean-Luc Mélenchon a adressé sur Twitter une "pensée de compassion affligée pour les victimes" et sa "solidarité émue avec les catholiques".

11h46 - Le Conseil français du culte musulman "condamne avec force l'attentat" sur Twitter et appelle "en signe de deuil et de solidarité" "à annuler toutes les festivités de la fête du Mawlid", qui célèbre la naissance du prophète Mahomet

11h35 - Quelques minutes après l'attaque, le Président de la Conférence des évêques de France a adressé sur Facebook "sa compassion et sa prière pour les personnes assassinées ou blessées et leurs proches".

11h17 - Christian Estrosi demande à ce que "toutes les églises soient mises sous surveillance ou fermées, ainsi que tous les autres lieux de culte de la ville". 

10h59 - Voici ce que l'on sait à 11h sur cette attaque terroriste perpétrée dans la basilique Notre-Dame à Nice.

10h55 - Sur son compte Facebook, Christian Estrosi a indiqué que le gardien de la basilique Notre-Dame faisait partie des deux personnes tuées dans l'église. Il a également déclaré avoir eu Emmanuel Macron au téléphone. Le chef de l'État sera sur place en fin de matinée.

10h48 - Marine Le Pen a réagi depuis l'Assemblée nationale : "Le terrorisme c'est l'arme de l'idéologie islamiste, il faut à tout prix que nous prenions conscience que c'est une idéologie qui nous fait la guerre. Il faut les mettre hors d'état de nuire légalement, grâce à l'État de droit, grâce à une législation spécifique qui serait votée ici à l'Assemblée nationale, mais on n'a pas le sentiment que le gouvernement a pris conscience de cette situation".

10h35 - Le maire de Nice Christian Estrosi a affirmé que "tout doit être fait 'pour anéantir définitivement l'islamo-fachisme'".

10h31 - Un nouveau bilan fait état de trois morts dont une femme égorgée et un homme à l'intérieur de la basilique. Une troisième femme grièvement blessée s'étant réfugiée dans un café en face de l'église est décédée des suites de ses blessures.
10h25 - Emmanuel Macron doit se rendre à 10h30 à la cellule de crise mise en place au ministère de l'Intérieur.

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