3 min de lecture Faits divers

Nice : ce que l'on sait de l'attaque au couteau

ÉCLAIRAGE - Les faits se sont déroulés ce jeudi vers 9 heures, près de l'église Notre-Dame, en plein cœur de Nice.

Une attaque au couteau a eu lieu à Nice, le 29 octobre 2020
Une attaque au couteau a eu lieu à Nice, le 29 octobre 2020 Crédit : Valery HACHE / AFP
Marie-Pierre Haddad
Journaliste RTL

Trois personnes ont été tuées, dont au moins deux égorgées, et plusieurs autres ont été blessées jeudi dans le centre de Nice lors d'une attaque au couteau dont l'auteur a été interpellé, a-t-on appris de sources gouvernementales et policières. 
 
Les faits se sont déroulés vers 9 heures près de l'église Notre-Dame, en plein cœur de Nice, a-t-on ajouté de source policière. De nombreux policiers et pompiers étaient présents sur place, a constaté un correspondant de l'AFP présent juste à l'extérieur du périmètre de sécurité, à quelques dizaines de mètres de l'église

Il a pu voir les pompiers emporter une personne sur un brancard dans une ambulance. La circulation du tramway a été arrêtée dans cette zone très fréquentée. Une enquête a été ouverte pour "assassinat et tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste criminelle". Elle a été confiée à la Direction centrale de la police judiciaire et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). 

L'assaillant interpellé

"La situation est sous contrôle il ne faut pas paniquer", a indiqué la police sur place. "Les détonations que vous entendez sont provoqués par le Raid, des services de déminage", a ajouté Florence Gavello, porte-parole de la police. 

"Une attaque au couteau, l'assaillant a été interpellé", a indiqué à l'AFP une porte-parole de la mairie de Nice. L'agresseur, Brahim Aouissaoui, a été blessé lors de l'intervention de la police et transporté à l'hôpital, selon une source policière. De nationalité tunisienne, il est âgé de 21 ans et avait immigré en Europe par l'île italienne de Lampedusa le 20 septembre dernier. Selon une source proche du dossier, l'homme n'avait pas fait de demande d'asile en France. Il était "inconnu au fichier national des empreintes digitales" et "inconnu des services de renseignements".

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Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé sur Twitter la tenue d'une "réunion de crise", place Beauvau tandis que l'Assemblée nationale a décidé d'observer une minute de silence en solidarité à l'égard de la ou des victimes évidemment de l'ensemble de ses proches. 

Les sénateurs ont respecté à l'ouverture de la séance un moment de recueillement pour les victimes de l'attaque au couteau de Nice, avant un hommage plus solennel qui leur sera rendu dans l'après-midi. "Dans ces circonstances tragiques nos pensées vont bien sûr vers les victimes et leurs familles. Ce qui vient de se passer nous bouleverse tous", a déclaré le président de la séance Georges Patient devant les sénateurs debout. 

Le président Emmanuel Macron doit rejoindre la cellule de crise à 10h30Jean Castex, avait précipitamment quitté l'Assemblée nationale peu avant 10 heures pour rejoindre cette même cellule de crise. 

Nice a payé un trop lourd tribut

Christian Estrosi, maire LR de Nice
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Au micro de RTL, Éric Ciotti a expliqué que "l'antenne du RAID de Nice a pénétré dans l'église. Les forces de sécurité sont sur place". Le député LR des Alpes-Maritimes a décrit "un sentiment d'immense émotion" qui l'étreint. "Je vais me rendre sur place avec le ministre dans quelques minutes", a-t-il ajouté. Concernant le déroulé des faits, "cela ressemble à tous points à une attaque terroriste", a indiqué Éric Ciotti, en soulignant disposer d'informations au compte-gouttes. Le parquet antiterroriste a été saisi en milieu de matinée. 

Le maire LR de Nice Christian Estrosi a dénoncé "l’islamo-fascisme" et souhaite que la France "s'exonère des lois de la paix". "Toutes les églises soient mises sous surveillance ou fermées, ainsi que tous les autres lieux de culte de la ville (...) Nice a payé un trop lourd tribut au même titre que notre pays depuis quelques années. J’appelle à l’unité des Niçois", a-t-il ajouté.

Nice a déjà été endeuillée par un attentat le 14 juillet 2016 sur la promenade des Anglais qui avait fait 86 morts. Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, un Tunisien de 31 ans, avait fauché au volant d'un camion de location enfants, familles nombreuses et touristes étrangers, en 4 minutes, avant d'être abattu par les forces de l'ordre. 

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