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Coronavirus : pharmacies, "vaccinodromes", généralistes... Où pourra-t-on se faire vacciner ?

ÉCLAIRAGE - Pour l'heure, le gouvernement rejette l'option des "vaccinodromes" et souhaite ouvrir jusqu'à 600 centres de vaccination.

Un vaccin contre le coronavirus (illustration)
Un vaccin contre le coronavirus (illustration) Crédit : Robyn Beck / AFP
Coline Daclin Journaliste

Le gouvernement veut accélérer la campagne de vaccination contre la Covid-19. Les maîtres-mots affichés : "amplifier, accélérer et simplifier". Alors que les soignants ont commencé à se faire vacciner le lundi 4 janvier, et même un peu plus tôt dans les hôpitaux parisiens, les pompiers et les aides à domicile devraient également bientôt pouvoir bénéficier du vaccin, a annoncé Olivier Véran ce mardi 5 janvier sur RTL.

En plus de cela, le ministre de la Santé a promis que les Français pourraient "dans les prochains jours" s'inscrire "sur internet, par téléphone sans doute, et pourquoi pas par l'application TousAntiCovid" pour se signaler comme volontaire et demander un rendez-vous.

La question qui se pose désormais, c'est comment vacciner tout ce monde. La France a "un rythme de livraison de 50 000 doses par semaine" du vaccin Pfizer/BioNTech, a déclaré Olivier Véran, qui espère que celui de Moderna soit lui aussi bientôt lancé sur le marché. 

En pharmacie ? Auprès des pompiers ?

Actuellement, les doses de vaccin sont distribuées aux Ehpad et unités de soins de longue durée via des pharmacies référentes ou les pharmacies internes aux 27 hôpitaux concernés. Désormais, de nombreux pharmaciens se disent "prêts" à administrer le vaccin, comme ils le font pour le vaccin contre la grippe. Dans une lettre adressées au ministre de la Santé, plus de 70 sénateurs, pour la plupart issus des Républicains, ont également invité à "faire confiance aux pharmaciens d'officine" en leur permettant de vacciner.

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De la même manière, la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF) s'est dite prête à se mobiliser aux côtés de l'Etat pour aider à accélérer la vaccination contre le Covid-19. La FNSPF souhaite "être associée à l'organisation et au déploiement de cette campagne [...] dans le cadre d'une gestion de proximité", a-t-elle indiqué dans un communiqué. Ces derniers ont déjà été habilités à réaliser des tests de la Covid-19.

Les infirmières et "d'autres professionnels de santé"

Pour l'heure, le gouvernement n'a toutefois rien annoncé sur ces sujets. Olivier Véran a toutefois ouvert la porte à ces possibilités en assurant sur RTL qu'il souhaitait "permettre à des infirmières et d'autres professionnels de santé de réaliser le geste, pas forcément en présence d'un médecin mais sous la supervision générale d'un médecin".

Peut-on imaginer aussi de grands "vaccinodromes", des hangars ou des stades mis à disposition pour vacciner ? Certains élus locaux, comme le président LR de la région Paca, Renaud Muselier, le demandent. L'OM s'est aussi dit prêt à mettre le Vélodrome à disposition. Mais pour l'heure, le gouvernement ne semble pas considérer cette option. 

500 à 600 centres de vaccination d'ici fin janvier

Olivier Véran a déclaré le 4 janvier sur BFMTV n'être pas en faveur de "grands stades dans lesquels des milliers de personnes viendraient faire la queue en plein hiver" pour se faire vacciner. Même son de cloche du côté de la Haute Autorité de Santé. "Pour démarrer, pour vacciner les plus âgés, les plus fragiles, les plus vulnérables, aller les envoyer faire la queue dans des vaccinodromes ne nous a pas semblé être la meilleure solution, en plein hiver et avec un risque de Covid", a indiqué le même jour sa présidente, Dominique Le Guludec, sur BFMTV.

Le ministre de la Santé privilégie les centres de vaccination, des lieux qui sont déjà des centres médicaux. Pour l'heure, seuls 27 hôpitaux disposent d'un centre de vaccination Covid. Olivier Véran a assuré sur RTL qu'il leur avait demandé "à chaque centre de développer dès cette semaine un centre de vaccination destiné à la ville". Objectif : passer à 100 centres cette semaine, 300 d'ici la fin de semaine prochaine et 500 à 600 à la fin du mois de janvier.

Vers une vaccination dans les entreprises ?

Comme l'explique le Huffington Post, ces centres de vaccinations peuvent être des cabinets de médecins, des centres de santé, ou encore des pharmacies. Tout dépendra des décisions du gouvernement. 

Au sujet des médecins généralistes, le Premier ministre avait également assuré le 3 décembre, à l'occasion de la présentation de la stratégie vaccinale qu'ils seraient "au cœur du dispositif"

Enfin, la vaccination pourrait aussi se faire sur le lieu de travail, mais pas tout de suite. La ministre du Travail Elisabeth Borne, a confirmé que les entreprises devraient pouvoir, comme pour la grippe, participer à la stratégie vaccinale. "Quand on généralisera la vaccination, elles seront mises à contribution", a-t-elle déclaré sur Franceinfo. Selon le gouvernement, la vaccination de la population générale ne devrait toutefois pas intervenir avant "la fin du printemps".

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