4 min de lecture Année 2020

Charlie Hebdo, François Fillon, "le chirurgien de Jonzac"... Les procès attendus en 2020

Le point sur les procès qui occuperont l'actualité en 2020, dont certains sont particulièrement attendus comme celui dit de Charlie Hebdo, ou encore celui du chirurgien à la retraite de Jonzac, accusé de viols et d'agressions sexuelles sur 4 mineures, premier volet d'un dossier qui fait froid dans le dos.

Vincent est "Charlie" à Paris
Vincent est "Charlie" à Paris Crédit : Vincent à Paris
Noémie Grinberg Journaliste

C’est sans aucun doute le procès le plus attendu de l’année. Le procès des attentats de Charlie Hebdo, de Montrouge et de l'Hypercacher, qui avaient fait 17 morts, en janvier 2015. Ce procès hors norme se tiendra du 4 mai au 10 juillet 2020, et va demander une organisation exceptionnelle. 

Le nouveau palais de justice, dans le XVIIe arrondissement de Paris va être entièrement adapté, avec une salle principale qui sera secondée par plusieurs salles de retransmissions vidéo pour y accueillir toutes les parties civiles, mais aussi, tous les journalistes du monde entier.

Sur le fond aussi ce procès sera inhabituel. Quatre ans d’enquête, 3 juges d’instruction et sur le banc des accusés : 14 personnes, suspectées d’être impliquées à divers degrés dans l’organisation des attentats. Les trois terroristes, eux, Chérif et Saïd Kouachi pour Charlie Hebdo et Amédy Coulibaly à l’Hyper Cacher sont morts. Pour ce qui est du commanditaire présumé, Peter Cherif, extradé en France l'an dernier, il y aura un procès à part. 

Enfin, il s’agira d’un procès aux assises sans jury populaire. En effet, en matière de terrorisme, le Code de procédure pénale prévoit une cour spéciale constituée uniquement de magistrats professionnels. Et cette cour siègera donc au nouveau palais de justice de Paris, et non à l'ancien situé en plein cœur de la capitale, car il est en travaux pour accueillir en 2021, un procès encore plus gigantesque, celui des attentats du 13 novembre 2015.

Procès en appel des époux Balkany

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Le procès en appel de Patrick et Isabelle Balkany pour blanchiment aggravé de fraude fiscale, notamment pour l'achat via un complexe montage offshore d'un luxueux riad à Marrakech, se tiendra du 3 au 19 février 2020. 

En première instance, le maire de Levallois-Perret a été condamné à 5 ans de prison avec incarcération immédiate à la prison de la Santé, et son épouse Isabelle à 4 ans. Et tous les deux, à 10 ans d'inéligibilité, le maximum. 

Procès de François Fillon

L'ancien Premier ministre François Fillon, son ancien suppléant à l'Assemblée Marc Joulaud et son épouse Penelope seront jugés à partir du 24 février, dans l'affaire des emplois fictifs dont aurait bénéficié cette dernière, une affaire qui avait plombé la campagne du candidat de la droite à la présidentielle de 2017. 

Affaire du "chirurgien de Jonzac"

Autre procès très attendu : l’affaire du "chirurgien de Jonzac". Âgé de 68 ans, Joël Le Scouarnec, un chirurgien à la retraite, comparaîtra du 13 au 17 mars devant la cour d'assises de Saintes, pour viols et agressions sexuelles sur quatre mineures, premier volet d'un dossier qui fait froid dans le dos. 

Le procureur de la République de La Rochelle arécemment annoncé que la justice avait identifié quelque 250 victimes "potentielles de faits non prescrits de pédophilie" durant ses près de trente ans de carrière, une affaire de pédophilie d'une ampleur inédite en France. 

Procès en appel de Georges Tron

Après leur acquittement en première instance, l'ex-secrétaire d'État et maire de Draveil Georges Tron et l'ancienne adjointe au maire comparaîtront en appel du 21 avril au 15 mai.

Ils sont accusés de viols et agressions sexuelles par deux anciennes employées municipales, qui décrivent des massages sous couvert de réflexologie plantaire, dérapant vers des attouchements et des pénétrations digitales. Les deux accusés nient en bloc. 

Affaire Fiona à nouveau devant les assises

Libérée en février dernier, la mère de la petite Fiona doit être rejugée devant les assises de Lyon avec son ancien compagnon Berkane Makhlouf, à partir du 26 mai 2020. Ce sera le quatrième procès pour l’ancien couple, accusé de "coups mortels aggravés". Ils risquent tous deux jusqu’à trente ans de prison.

Fiona, une fillette de 5 ans et demi, avait disparu en mai 2013 à Clermont-Ferrand. Sa mère, qui l’avait d’abord signalée disparue, avait reconnu quelques mois plus tard que son enfant était mort. Depuis, Cecile Bourgeon et Berkane Makhlouf, deux ex-toxicomanes, n’ont cessé de se rejeter la faute ou d’avancer l’hypothèse d'un accident.

Six ans après les faits, le corps de la fillette n’a jamais été retrouvé et a donné lieu à une longue procédure marquée par de nombreux rebondissements. 

Affaire Troadec

Le procès devrait se tenir en 2020, mais aucune date n’a encore été fixée. Les juges d'instruction nantais ont notifié la fin de l'information judiciaire dans l'assassinat de la famille Troadec en février 2017 à Orvault. Pascal et Brigitte Troadec, 49 ans, leur fille Charlotte, 18 ans et leur fils Sébastien, 21 ans n'avaient plus donné signe de vie depuis la nuit du 16 au 17 février. 

Trois semaines plus tard, le beau-frère de Pascal Troadec, Hubert Caouissin avait été placé en garde à vue et avouait le quadruple meurtre. Lors de ses aveux, le suspect avait détaillé, presque minute par minute, le déroulé de ce massacre.

Affaire Daval

Une autre affaire a vu son instruction se clore cette année, et devrait être jugée courant 2020 : l’affaire Daval. Poursuivi pour meurtre sur conjoint, Jonathann Daval, 35 ans, avait reconnu avoir violemment frappé et étranglé à mort son épouse Alexia, 29 ans, dans la nuit du 27 au 28 octobre 2017 à leur domicile de Gray-la-Ville (Haute-Saône), lors d'une violente dispute conjugale.

Jonathann Daval avait livré des aveux complets à l'issue d'une reconstitution judiciaire du meurtre effectuée le 17 juin, admettant avoir procédé à la crémation partielle du corps. Ces aveux avaient levé les dernières zones d'ombre qui planaient sur ce dossier et définitivement écarté la thèse d'une complicité, avancée un temps par certains membres de la partie civile.

Seulement la famille d’Alexia vient de déposer une nouvelle requête afin d'approfondir une hypothèse selon laquelle la victime aurait été empoisonnée à petit feu, après des traces de médicaments retrouvées dans le corps de la jeune femme. 

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