2 min de lecture Justice

Nanterre : un homme jugé pour avoir tenté d'immoler le fils de son ex-compagne

En 2015, un homme âgé de 58 ans a tenté d'immoler par le feu le fils de son ex-compagne à Boulogne Billancourt. Son procès débute le jeudi 12 décembre.

Carte de Nanterre
Carte de Nanterre Crédit : RTL
Louis Rigaudière et AFP

Un acte d'une extrême gravité. Ce jeudi 12 décembre, le procès d'un homme de 58 ans, accusé d'avoir voulu immoler par le feu le fils de 13 ans de son ex-compagne, se déroulera aux assises de Nanterre. Les faits, qui datent de 2015, ont eu lieu à Boulogne Billancourt, dans les Hauts-de-Seine. 

Éducateur auprès d'adultes handicapés, le quinquagénaire avait pris l'habitude de donner des cours de français et de faire du sport avec le fils de sa compagne. Depuis plusieurs semaines, elle avait décidé de se séparer de cet homme, après deux ans de relation. Le 29 avril 2015, vers 17H, l'homme va chercher le garçon pour l'amener à son domicile mais, cette fois, le ligote avec du scotch. A sa mère, arrivée paniquée en bas de l'immeuble, il demande par la fenêtre de monter à plusieurs reprises, menaçant de "tout faire sauter".

Police et pompiers tentent de discuter avec le quinquagénaire avant de sentir une forte odeur d'essence et d’apercevoir des flammes sous la porte. Forçant alors l'entrée, ils trouvent le garçon qui commence à s'enflammer, alors que l'homme est en train de s'immoler. 

Une vie "brisée par cet acte gratuit"

Les pompiers éteignent rapidement le feu à l'aide d'un extincteur et prennent en charge l'enfant, brûlé à la cuisse, à l'avant-bras et au dos. Il lui sera prescrit l'équivalent de 21 jours d'interruption totale de travail (ITT). L'homme s'est tailladé les veines et a été légèrement brûlé. Il se verra notifier sa détention provisoire sur son lit d'hôpital. Au cours de l'instruction qui a suivi, il a reconnu avoir répandu de l'essence et mis feu à l'appartement mais a affirmé avoir voulu se suicider et ne pas avoir voulu blesser l'adolescent.

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"La difficulté majeure de ce dossier sera, pour la cour d'assises, de trouver la juste peine face à un homme qui, approchant 60 ans, a toujours mené une vie exemplaire", a déclaré l'avocate de la défense, Marie-Pompéi Cullin. La vie de l'adolescent, aujourd'hui âgé de 17 ans, "a été brisée par cet acte gratuit, d'une extrême violence, à plus forte raison en provenance d'une personne en laquelle il avait une parfaite confiance et qui, en définitive, n'a jamais vu en cet enfant qu'un vulgaire appât", a estimé, pour les parties civiles, Me Maria Jesus-Fortes.

L'accusé, qui a été placé sous contrôle judiciaire et comparaîtra libre, doit être jugé jusqu'à lundi pour "tentative de meurtre d'un mineur" et "séquestration" d'un mineur de moins de 15 ans "pour faciliter un crime ou un délit".

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