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Les Brésiliennes Thaisa et Marta célèbrent un but face à l'Italie, le 18 juin 2019 à Valenciennes
Crédit : Philippe HUGUEN / AFP
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Les Bleues sont fixées depuis jeudi 20 juin peu avant 23h. Premières du groupe A avec trois victoires en trois matches contre la Corée du Sud (4-0), la Norvège (2-1) et le Nigeria (1-0), elles joueront leurs 8es de finale contre les Brésiliennes, meilleures troisièmes du groupe C. L'affiche, alléchante sur le papier, est prévue dimanche 23 juin à 21h au stade Océane du Havre.
Renversée par l'Australie (3-2) mais victorieuse de l'Italie (1-0) la Seleçao s'est offert un festival offensif face à la Jamaïque (3-0) lors de ses débuts dans la compétition. Avec 6 points, les Sud-Américaines terminent en tête des quatre 3es de groupe repêchées devant la Chine (4 pts), le Cameroun (3 pts, différence de buts de +3) et le Nigeria (3 pts, +2).
Le rapport de force entre le pays hôte, 4e au classement Fifa, 4e du Mondial en 2011, et le pays de Pelé et Neymar, 10e dans la hiérarchie féminine, finaliste en 2007, semble sur le papier assez équilibré, voire légèrement à l'avantage des Bleues. Qui sortira vainqueur, pour potentiellement retrouver les Américaines en quart ? Éléments de réponse.
La France et le Brésil se sont affrontées à huit reprises chez les femmes depuis 2003. Bilan : aucune défaite côté français. Les Bleues se sont même imposées trois fois (cinq matches nuls) - chez les messieurs, le bilan est de cinq succès des Bleus, quatre nuls et six défaites en 15 parties.
La première opposition entre Françaises et Brésiliennes remonte au 27 septembre 2003, lors de la phase de poules de la Coupe du Monde aux États-Unis. Les Bleues avaient besoin d'une victoire lors du 3e match pour espérer voir les 8es. Elles ne décrocheront qu'un nul (1-1) face au leader de la poule B grâce à un but de Marinette Pichon dans les arrêts de jeu.
Dix ans plus tard, en mars 2013, la double confrontation amicale débouche sur deux nouveaux scores de parité : 2-2 puis 1-1. Eugénie Le Sommer et Gaëtane Thiney égalisent à deux reprises la première fois, Louisa Necib à la 96e la deuxième fois. Les cinq matches suivants seront toujours des amicaux. Après un 0-0 en juin 2014 à Cayenne, la France décroche sa première victoire (2-0) à Lyon grâce à Eugénie Le Sommer et Kenza Dali.
Rebelote en septembre 2015 au Havre (2-1) avec des buts de Wendie Renard et Amandine Henry. La dernière confrontation date du 10 novembre dernier. En 75 minutes, les Bleues infligent un 3-0 à la Seleçao à Nice grâce à Delphine Cascarino, Wendie Renard et Élise Bussaglia (score finale 3-1).
Avant ce déplacement à Nice, le Brésil avait déjà subi trois défaites de rang, contre les États-Unis (4-1), le Canada (1-0) et l'Angleterre (1-0). Il en concédera encore cinq avant de débarquer sur le sol français pour débuter cette Coupe du Monde : 2-1 en Angleterre, 3-1 face au Japon, 1-0 aux USA, 2-1 en Espagne et 1-0 en Écosse (dernière du groupe D en France).
18 buts encaissés en neuf rencontres, soit une moyenne de deux par match : la défense de la Seleçao semble clairement être son point le plus faible. Les défenseures centrales Monica et Kathellen, toutes deux joueuses de Bordeaux, sont très régulièrement prises à défaut, notamment sur les longs ballons qui retombent dans la surface brésilienne. Leur mauvais placement et leur manque d'agressivité ont coûté cher contre l'Australie (revers 2-3) et elles n'ont pas été plus rassurantes face à l'Italie malgré la victoire (1-0).
Tout n'est pourtant pas si noir pour la sélection "auriverde" qui, à son crédit, dispose d'individualités fortes et expérimentées. "Rainha Marta" (la reine Marta), sacrée six fois meilleure joueuse du monde, fait encore parler sa rage de vaincre et sa vista. Depuis son but inscrit mardi 18 juin sur penalty face à l'Italie, elle est même désormais la détentrice du record absolu de buts en Coupes du Monde (17 en cinq éditions).
En attaque, le Brésil peut aussi s'appuyer sur la puissance et l'efficacité de Cristiane. L'ancienne joueuse du PSG a montré toute l'étendue de sa palette technique contre la Jamaïque : timing parfait pour marquer de la tête, combativité sur le deuxième en se jetant au second poteau, force et précision de son pied gauche sur un coup franc direct synonyme de triplé.
Moins tranchante face à l'Italie, Cristiane a laissé le beau rôle à Debinha. Sa vivacité a été récompensée par le penalty obtenu, celui de la qualification au tour suivant. Les Bleues devront se méfier tout particulièrement de la petite numéro 9, la plus percutante de la bande.
Lors de la défaite contre l'équipe de France (3-1) en préparation au Mondial, Debibnha n'avait joué qu'une mi-temps et Marta et Cristiane n'étaient pas là. Dimanche 23, ce sera donc un tout autre match qui attend les Bleues.
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