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Séparatismes : islam, écoles, mosquées... Retrouvez le discours de Macron

MINUTE PAR MINUTE - Emmanuel Macron a annoncé ce vendredi 2 octobre des mesures pour lutter contre le séparatisme islamiste. Un projet de loi sera présenté le 9 décembre en Conseil des ministres.

Emmanuel Macron prononce un discours sur les séparatismes vendredi 2 octobre 2020
Emmanuel Macron prononce un discours sur les séparatismes vendredi 2 octobre 2020 Crédit : Ludovic MARIN / POOL / AFP
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Paul Turban Journaliste

C'était probablement l'un des discours les plus attendus d'Emmanuel Macron. Alors que deux journalistes ont été victimes d'une tentative d'assassinats terroristes à Paris, devant les anciens locaux de Charlie Hebdo vendredi 25 septembre, le président de la République a prononcé un discours sur les séparatismes, et particulièrement l'islamisme radical ce vendredi 2 octobre depuis les Mureaux dans les Yvelines. 

Autour de cinq grands axes (services publics, associations, écoles, indépendance de l'islam en France et amour de la République), Emmanuel Macron a annoncé plusieurs mesures pour "prévenir" la radicalisation et lutter contre ceux qui y participent. Le projet de loi sur les séparatismes présenté le 9 décembre en Conseil des ministres

Parmi les mesures annoncées, on peut noter l'instruction obligatoire à l'école à trois ans avec une instruction à la maison "strictement limitée", un nouveau statut pour les associations cultuelles pour rendre plus transparent les financements, la formation et la certification d'imams français, etc.   

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12h45 - La prise de parole d'Emmanuel Macron prend fin. Merci d'avoir suivi ce live. 

12h42 - "J'ai rencontré les responsables des cultes. Nous avons eu un débat très apaisé, explique le chef de l'État. Les responsables musulmans sont conscients de la situation et ont pris des engagements." Sur le renforcement du contrôle des associations cultuelles, "tout le monde est d'accord", selon Emmanuel Macron. "La démarche que j'ai présentée aujourd'hui et les textes sont d'une fidélité extrême à notre République et ses principes. Nous ne cédons pas aux injonctions du temps présent." 

12h40 - Emmanuel Macron a-t-il changé sur l'islamisme radical ? "C'est la même philosophie que celle que j'avais il y a quelques années. Est-ce qu'on change à l'épreuve des faits et du pouvoir ? Heureusement. Mais je revendique d'être cohérent. Ma République n'a pas d'adjectif. La laïcité de Briand n'a pas d'adjectif. Mais je n'ai jamais été un 'libéral-libertaire', là aussi je crois que l'esprit de finesse est une bonne chose", répond Emmanuel Macron à Manuel Valls qui a critiqué son ex-ministre de l'Économie devenu chef de l'État. 

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12h35 - "Il y a une insécurité culturelle dans notre pays", estime Emmanuel Macron. "Il y la jeune fille ou la femme libre, qui décide de porter le voile librement. Qui suis-je pour lui dire qu'elle n'aurait pas le même droit que les autres citoyennes ? J'essaie d'être pragmatique. À côté, il peut y avoir la même jeune fille ou femme qui le fait parce que c'est un projet politique provoqué. C'est cela le problème. Je ne peux pas m'attaquer à cela par une loi qui toucheraient les deux", estime Emmanuel Macron. 

12h33 - Sur le voile, "si je m'en réfère à nos principes, c'est la laïcité : nos enfants et nos élèves, pas de voiles, pas de signes ostentatoire. Dans la vie, on peut porter des signes. La laïcité, ce n'est pas la société qui doit effacer toute trace de religieux. C'est un principe de séparation et de liberté. Ceux qui servent le service public ont un devoir de neutralité : pas de signe", rappelle Emmanuel Macron. 

12h28 - Alors que Jean-Luc Mélenchon a accusé Emmanuel Macron d'avoir quitté le Conseil européen pour "un discours contre les musulmans", le Président "salue l'esprit de finesse de Mélenchon" et estime "ne pas avoir prononcé un discours contre les musulmans". "Je suis rentré à 4 heures du matin, mon engagement est total. J'ai laissé Angela Merkel me représenter, ce qui est un geste fort", souligne le chef de l'État. "Il n'y aura pas d'amendement au texte, je n'ai délégué aucun aspect structurel. Faux débat, fausse polémique", conclut-il. 

12h25 - "La guerre d'Algérie est un sujet extrêmement important, selon Emmanuel Macron. C'est un noeud, qui nourrit des ressentiments et des non-dits. Le temps est venu d'apaiser les mémoires de la guerre d'Algérie. Notre Nation a vécu plusieurs histoires de cette guerre d'Algérie. Ces histoires sont conflictuelles, elles peuvent être incompatibles. Si on les laisse faire, on a des histoires qui ne veulent pas cohabiter. Des gestes symboliques, j'en ai fait, comme la restitution des crânes, l'ouverture des archives, mais il nous faut faire un travail d'historiographie et de mise à plat de notre histoire. J'ai confié le début de cette mission à Benjamin Stora. C'est un processus mémoriel, historiographie et profondément politique. Nous devons savoir sortir de cette guerre et réconcilier notre histoire. Nous devrons reconnaître des choses bonnes et mauvaises sur la base d'une historiographie partagée. C'est une forme de travail de vérité et de réconciliation qu'il nous faut mener", estime Emmanuel Macron. 

12h23 - Les financements des mosquées seront "tracés et rendus transparents" pour celles qui resteront sous le statut de la loi de 1901. Les comptes seront "certifiés" pour celles qui passeront sous le statut de la loi de 1905. "Nous créerons dans la loi les procédures pour bloquer" les mosquées dont le financement ne respectera pas ces règles. 

12h20 - Il "faudra absolument maintenir" la possibilité pour des enfants qui en ont besoin pour des raisons médicales d'être déscolarisés, malgré l'instruction obligatoire à l'école dès 3 ans. 

12h17 - "Le texte passera d'abord par le truchement du Conseil d'État et ensuite, il arrivera au Parlement, rappelle Emmanuel Macron. Il sera d'évidence soumis au Conseil constitutionnel."

12h16 - "Je veux une politique beaucoup plus juste et beaucoup plus répartie sur le territoire dès l'hébergement d'urgence", déclare le Président; 

12h14 - "On entend souvent des gens très incantatoires sur le droit d'asile, mais ils n'accueillent pas les hébergements d'urgence sur leurs territoires", regrette Emmanuel Macron. 

12h12 - "Tout le monde doit être engagé et je veux engager tout le monde, déclare le chef de l'État. Nos élus sont engagés et sont là. Il y a parfois des choses qui ne vont pas. Il faut aider nos élus. Ce serait trop facile de pointer des responsabilités", déclare le chef de l'État. 

12h10 - "Sur l'islam radical, nous avons beaucoup progressé. Nous identifions mieux ce sujet. On doit aller beaucoup plus loin. Sur les financements et les influences étrangères, nous savons d'où venaient les financements. Je ne stigmatise aucun État. Certains États ont eu des politiques de prosélytisme. Beaucoup de financements viennent par des structures privées. C'est pour cela que nous devons prendre ce texte. Il y a eu une géopolitique de l'islam. Elle ne correspond pas aux valeurs qui sont les nôtres et de notre diplomatie. Nous ne croyons pas à un islam politique. Il y a eu une perte de contrôle et certains financements sont allés vers le terrorisme. Nous les avons beaucoup réduits, mais il nous faut mieux pouvoir les contrôler", détaille le Président. 

12h06 - "Je ne veux pas dire un bilan [sur l'islam radical]. Je pense que notre pays a été frappé par le terrorisme islamiste et nous nous sommes progressivement réarmés face à ce risque. Aujourd'hui, nous avons collectivement parachevé une organisation efficace pour lutter contre le terrorisme et conforme à nos valeurs. Je peux dire qu'on a beaucoup avancé. Je salue les présidents Sarkozy et Hollande qui ont beaucoup mobilisé. Le risque zéro n'est jamais possible. Le terrorisme islamiste se développe sous une forme endogène, par des personnes sur notre territoire. La question est maintenant de savoir comment prévenir cela", explique Emmanuel Macron. 

12h04 - "J'ai dit le problème. Après, il y a d'autres séparatismes, mais qui sont plus minoritaires", explique Emmanuel Macron. "Ils seront abordés dans le texte", prévient-il. "Le texte sera un texte pour les valeurs de la République et la République en actes. J'espère avoir réussi à nommer la bataille et de dire que notre projet est un projet 'pour'. Je n'ai pas de projet 'contre'", explique Emmanuel Macron. 

12h03 - "Le gouvernement prendra ses responsabilités. Je sais que l'ensemble de celles et ceux qui servent l'État le feront", conclut Emmanuel Macron. Le Président répond désormais aux questions des journalistes. 

12h01 - "À travers ces cinq grands axes, c'est une stratégie de toute la Nation pour un réveil républicain. Ce réveil républicain ne peut pas être le fait de quelques-uns. On n'administre pas des consciences. Ce réveil, c'est celui de toutes celles et ceux qui ont à faire vivre cette promesse. Nous voulons leur donner les moyens de faire et un cadre clarifié. Ce réveil, c'est celui de tous les citoyens. Plus nos ennemis chercheront à nous diviser, plus nous ferons bloc. Il y a réapprendre les raisons que nous avons de vivre ensemble. Nous ne sommes pas une société d'individus, nous sommes une Nation de citoyens. Je ne céderai rien à ceux qui veulent nous diviser", déclare le Président. 

12h00 - Emmanuel Macron annonce la réorganisation du secteur du logement, notamment du logement social. Une partie du plan de relance iront aux quartiers les plus en difficulté, prévient-il. 

11h58 - "Nous aimons la République quand elle tient ses promesses d'émancipation, c'est à la fois un ordre et une promesse", déclare le chef de l'État. "Ni le racisme, ni l'antisémitisme ne sont compatibles avec la République : je présenterai au cours de l'automne de nouvelles décisions en la matière", annonce Emmanuel Macron. 

11h57 - "Notre horizon est simple : assurer une présence républicaine au pied de chaque tour, de chaque immeuble", explique Emmanuel Macron. 

11h56 - Emmanuel Macron salue Jean-Louis Borloo. "Plus des 3/4" de son rapport ont été mis en oeuvre, selon le Président. 

11h55 - Aider les associations, augmenter le budget de la Justice, "c'est la République qui revient et qui reprend un sens", estime Emmanuel Macron. 

11h53 - "Le dédoublement des classes pour 300.000 élèves, c'est de la République au concret. Les réformes de l'orientation, ce qu'on a fait sur le temps extra-scolaire, l'été apprenant, ce sont des reconquêtes essentielles", défend Emmanuel Macron. 

11h51 - Cinquième axe : faire aimer la République. "Nous avons un devoir d'espoir", estime Emmanuel Macron. "Notre société est percluse de fractures. On voudrait croire qu'on veut régler tous les problèmes par des décrets ou des lois. Partout où la République ne donne plus d'avenir, n'attendez pas que ces enfants l'aiment. Ça ne se décrète pas l'amour. Ça ne se légifère par l'espoir", explique-t-il. 

11h50 - "Il nous faut davantage enseigner la langue arabe", estime Emmanuel Macron. "L'arabe et beaucoup d'autres langues, qui sont la richesse de nos enfants et leur famille, nous devons les faire vivre dans le cadre républicain. Ne déléguons pas notre enseignement."

11h47 - L'État doit faire émerger "une meilleure compréhension de l'islam". "Nous soutiendrons à hauteur de 10 millions d'euros" à la Fondation de l'islam de France, "nous allons créer un institut scientifique d'islamologie et nous créerons des postes supplémentaires dans l'enseignement supérieur pour reprendre le travail de recherche", annonce Emmanuel Macron. 

11h45 - "'L'islam est une religion qui existe en France", le nier est "une stupidité", selon Emmanuel Macron. D'ici à 6 mois, le CFCM va finaliser un travail qui consiste à labelliser des formations, certifier des imams et éditer une charte qui entraînera révocation des imams si elle n'est pas respectée, annonce le chef de l'État. La structuration du pèlerinage à la Mecque permettra de dégager des financements. "Une responsabilité immense" pour le CFCM, avec "une pression immense" de l'État. 

11h43 - Emmanuel Macron veut protéger les dirigeants des associations cultuelles musulmanes. "Nous allons installer un dispositif anti-putsch qui permettra d'éviter que les protagonistes [radicaux] n'utilisent les faiblesses de nos propres règles pour prendre le contrôle des mosquées", annonce le Président. 

11h41 - Sur les financements de l'islam en France, Emmanuel Macron dénonce "une opacité des structures". "Les mosquées seront incitées à sortir de la forme associative pour passer sous le régime de la loi de 1905 (sur la séparation des Églises et de l'État, ndlr), plus avantageux fiscalement et davantage contrôlé", annonce le président de la République, avec contrôle renforcé des mosquées qui voudraient rester sous la loi de 1901 sur les associations.  

11h39 - Premier point : libérer l'islam en France des influences étrangères. "Nous sommes un pays où nous organisions la formation des imams dans des pays étrangers, en Turquie, au Maroc et en Algérie. Nous avons décidé de mettre fin à ce système. Nous allons nous-mêmes former nos imams et nos psalmodieurs en France", annonce Emmanuel Macron. 

11h38 - "Il y a maintenant un peu plus de deux, le ministère de l'Intérieur a demandé dans chaque département d'identifier les interlocuteurs de l'islam. Nous avons mené une vraie réflexion avec le CFCM. Nous allons essayer ensemble de bâtir un islam des Lumières en paix avec la République, explique le chef de l'État. Nous devons permettre, accompagner cette émergence." 

11h36 - "Cela fait trois ans que nous travaillons sur le sujet. J'ai discuté avec à peu près tous les spécialistes, les acteurs. J'ai pu réfléchir à une voie : celle de l'approche concordataire, mais je pense qu'elle n'est pas adaptée à notre temps", raconte Emmanuel Macron. 

11h35 - "Quatrième axe : un islam en France, un islam des Lumières. Il ne faut pas une forme d'islam gallican, mais il nous faut aider cette religion à se structurer pour être un partenaire de la République sur les affaires que nous avons en partage", explique le chef de l'État. 

11h34 - "La République résistera par l'école à ceux qui veulent la combattre", déclare le Président. 

11h33 - "Les écoles hors-contrat davantage contrôlées feront l'objet d'un encadrement renforcé : la liberté d'enseignement est importante. Sur le parcours des personnels et le financement, il est normal que l'État renforce son contrôle", explique Emmanuel Macron, avec des fermetures administratives "lorsqu'elles s'imposent". 

11h31 - Sur l'enseignement des langues et cultures d'origine (ELCO) qui sont supprimées, Emmanuel Macron annonce un contrôle de l'Éducation nationale sur ces enseignements, avec une renégociation avec les pays concernés. 

11h29 - Emmanuel Macron s'inquiète de la déscolarisation d'enfants qui se retrouvent dans des structures non déclarées en remplacement de l'école. "C'est une réalité, et sur ce sujet, ces dérives qui excluent nos enfants de l'expérience de l'altérité, j'ai pris une décision la plus radicale : l'instruction à l'école sera rendue obligatoire pour tous à partir de 3 ans". L'enseignement à domicile va être "strictement limité". 

11h27 - "Troisième pilier : l'école. L'école est le creuset républicain, qui protège nos enfants de manière concrète. C'est le cœur de l'espace de la laïcité. L'école est notre trésor collectif, qui permet de bâtir ce commun qu'est la République. Là aussi, nous avons vu des dérives", regrette le chef de l'État. 

11h26 - "Sur nos associations, la loi ainsi proposée permettra de renforcer les éléments de contrôle, le respect de nos valeurs républicaines et permettra des dissolutions lorsque des infractions seront constatées", ajoute Emmanuel Macron. 

11h24 - "Les motifs de dissolution en Conseil des ministres vont être étendus à d'autres motifs", annonce le Président. Avant la dissolution, il y a le financement : toute association devra signer un contrat renforcé d'engagement sur les valeurs de la République avec de demander une subvention. Elle devra être remboursée si le contrat est rompu. 

11h22 - "Deuxième axe : les associations. Nos associations sont un pilier de notre pacte républicain. Il est assez logique que celles et ceux qui portent ce projet ait investi ce champ associatif. Nombre d'associations proposant des activités sportives, culturelles, linguistiques, qui ont pour raison d'être l'assistance aux plus précaires, ont des activités d'endoctrinement", regrette le Président. 

11h19 - "Au sein de nombreux services publics exercés par des entreprises, nous avons vu se multiplier les dérives, explique Emmanuel Macron : des contrôleurs qui refusent l'accès à leur bus en raison d'une tenue vestimentaire, le port de signes religieux ostentatoires d'agents dans le cadre de leur mission, etc. L'obligation de neutralité sera étendue aux salariés des entreprises délégataires" de services publics. 

11h18 - "Premier axe : un ensemble de mesures pour la neutralité du service public", décrit Emmanuel Macron. "Des élus peuvent envisager des menus confessionnels à la cantine. D'autres excluent ou projettent d'exclure les hommes ou les femmes à certaines heures à la piscine. Une fois la loi votée, le préfet pourra suspendre les actes municipaux", annonce le Président. "Je ne sous estime pas la pression sur le terrain qui peut exister", ajoute-t-il. 

11h17 - "Le ministre de l'Intérieur et sa ministre déléguée présenteront un projet de loi pour renforcer la laïcité" le 9 décembre en Conseil des ministres", confirme Emmanuel Macron. 

11h16 - "Nous n'avons jamais fait preuve d'angélisme", martèle le président. 

11h15 - "Les actes sont là, je les assume, le gouvernement avec moi, ils valent mieux que les mots", déclare Emmanuel Macron. "La lutte contre les stupéfiants est un travail jumeau avec celui-ci", selon lui. 

11h14 - "Nous avons accru la lutte contre la radicalisation", défend aussi le Président. 

11h13 - "Beaucoup a été fait contre le terrorisme" depuis son arrivée au pouvoir, selon Emmanuel Macron, avec "32 attentats déjoués". 

11h12 - "C'est une action qui prendra des années et des années", estime le chef de l'État. 

11h11 - "Le projet politique du séparatisme islamiste mélange toutes ces réalités, mais elles sont là. Il faut reconquérir tout ce que la République a laissé faire. Il nous faut aussi revenir sur nos propres traumatismes et insuffisances pour ouvrir le livre", explique Emmanuel Macron. 

11h09 - "S'ajoute à tout cela le fait que nous sommes un pays qui a un passé colonial et qui a des traumatismes qu'il n'a toujours pas réglés, la guerre d'Algérie en fait partie, note Emmanuel Macron. Nous voyons des enfants dans la République qui n'ont jamais connu la colonisation qui tombent dans le piège méthodique de certains autres." 

11h08 - "Nous avons créer des quartiers où les promesses de la République n'étaient plus tenues, où ces formes radicales apportent des solutions pour éduquer les enfants, faire du sport, apprendre la langue d'origine, explique le Président. Les porteurs de l'islam radical se sont "méthodiquement" basés sur "les reculs" de la République. 

11h07 - "À cela s'ajoute le terreau sur lequel cela s'est établi : nous avons nous-même construit notre séparatisme, ce sont nos quartiers, c'est la ghettoïsation que la République a laissé faire. Nous avons construit une concentration de la misère et des difficultés, souvent en fonction de leurs origines, de leur milieu social", note Emmanuel Macron. 

11h06 - "Cette crise nous touche aussi", estime le Président. Il dénonce "les interventions extérieures" : "nous avons fait faire chez nous comme à l'étranger le wahhabisme, les Frères musulmans, etc." 

11h04 - "L'islam est une religion qui vit une crise partout dans le monde", estime Emmanuel Macron. 

11h03 - "Le chemin est d'isoler le problème, celui de l'islamisme radical" que nous "ne terrasserons pas en un jour", mais il faut lutter contre "ceux qui veulent nous séparer", explique Emmanuel Macron. 

11h01 - "Quand j'évoque cela, je n'oublie ni le moment - celui du procès des attentats de janvier 2015 et j'ai une pensée pour les blessés, les familles de victimes et leurs proches - et le lieu - je veux rendre à toutes les victimes du terrorisme", déclare le Président. 

11h01 - "Nous avons 70 jeunes qui sont partis en Syrie dans le département" des Yvelines, regrette Emmanuel Macron. 

10h59 - "Le problème est cette idéologie qui affirme que ses droits propres sont supérieurs" aux lois de la République. "Je demande à tous les citoyens de respecter absolument toutes les lois de la République. Il y a une volonté revendiquée de l'islamisme radical de développer une autre organisation de la société dont le but est de prendre le contrôle complet", estime Emmanuel Macron. 

10h58 - "Nous avons des règles, il faut les faire respecter strictement et justement partout, sans concession. Ne nous laissons pas piéger par l'amalgame qui nous pousse à stigmatiser tous les musulmans", dit Emmanuel Macron. "Ce à quoi nous devons nous attaquer, c'est le séparatisme islamiste." 

10h57 - "Le problème, ce n'est pas la laïcité", rappelle le président de la République. "C'est la neutralité de l'État", "c'est le ciment", "notre affaire à tous", selon lui. 

10h56 - "Poser des actes et avoir un discours aussi important" à Trappes "n'est pas un hasard", explique Emmanuel Macron. "L'objectif de notre rendez-vous est double : définir la réalité de nos problèmes, ce qui met en danger notre République, et vous faire part des mesures prises en conséquence, qui sont le fruit d'un travail méthodique depuis trois ans", explique-t-il. 

10h55 - Le président de la République Emmanuel Macron prend la parole. 

10h52 - Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale, Éric Dupond-Moretti, ministre de la Justice, Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur et Marlène Schiappa, ministre déléguée à la Citoyenneté, Élisabeth Moreno, ministre déléguée à l'Égalité et la Diversité et Nadia Hai, ministre déléguée à la Ville, sont présents pour écouter le président de la République.

10h46 - Sur RTL, Marlène Schiappa a annoncé un certain nombre de mesures sur lesquelles devrait revenir le président de la République, comme l'interdiction des certificats de virginité ou encore la mise en place d'un "contrat d'engagement sur la laïcité" pour les associations.

10h41 - Emmanuel Macron est très attendu sur ce sujet depuis le début de son quinquennat. Sommé de se prononcer sur la laïcité, le Président s'y est toujours refusé : "'à travers la laïcité, vous voulez que je parle de l’islam', expliquait-il, ce qui lui permettait de ne pas en parler", a rappelé Olivier Bost sur RTL.

10h35 - Le président de la République est arrivé il y a quelques minutes aux Mureaux (Yvelines). Il s'entretient avec les élus, avant de prononcer un discours et répondre aux questions des journalistes au cours d'une conférence de presse. 

10h30 - Bienvenue dans ce live. Emmanuel Macron est ce vendredi 2 octobre en déplacement aux Mureaux (Yvelines). Le président de la République doit prendre la parole sur les séparatismes et un projet de loi à venir

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