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Loi sur le séparatisme : le maire de Trappes demande "des engagements concrets"

INVITÉ RTL - Ali Rabeh dénonce "une volonté d'instrumentaliser le débat" de la part du président et demande plus d'effectifs de police contre le jihadisme.

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Loi sur le séparatisme : le maire de Trappes demande "des engagements concrets" Crédit Image : RTL.fr | Crédit Média : RTL | Date :
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Yves Calvi et Emilie Baujard

Emmanuel Macron va prendre la parole et présenter à partir de 10h30 son projet de loi sur le séparatisme, ce vendredi 2 octobre. Décalé plusieurs fois, ce projet vise à lutter contre la radicalisation et prévenir les actes terroristes. Il sera notamment question de mieux encadrer les associations de confessions musulmanes et l'organisation des mosquées. 

On estime que près de 2.000 Français, hommes et femmes, sont partis en Syrie entre 2012 et 2018. Ces départs ont commencé après les meurtres commis par Mohammed Merah. Ces Français ont alors l'ambition de créer un califat, et d'y imposer leur vision rigoriste de l'islam.

Parmi eux, il y a par exemple Jean-Michel Clain. Une des voix françaises qui a revendiqué les attentats du 13 novembre pour le compte de l'État islamique. Ces pionniers vont ouvrir la voie à d'autres. Le plus gros des départs se fait en 2013 et 2014. On y retrouve notamment les trois assaillants du Bataclan.

Le plus souvent, ils se sont radicalisés au contact de personnes baignées dans l'idéologie salafiste et jihadiste. C'est comme ça que des berceaux de radicalisation émergent. Comme à Artigat dans l'Ariège, aux Buttes Chaumont à Paris, Lunel dans l'Hérault, Trappes, en région parisienne ou encore dans les quartiers du Mirail et des Izards à Toulouse.

"Une volonté d'instrumentaliser le débat"

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Tous ces endroits ont façonné des jihadistes. Puis au fil des années, la radicalisation étend sa toile et prend plusieurs formes : prisons, mosquées radicales, quartiers, réseaux sociaux. Et tout peut aller très vite. C'est ainsi que des jeunes filles, en quelques mois, se convertissent, épousent un jihadiste, portent le voile intégral et se retrouvent en Syrie avec mari et enfants.

À Trappes, où une soixantaine de jeunes radicalisés sont partis faire le jihad depuis 2013, le maire Ali Rabeh, dit ne pas attendre "grand chose" des annonces du président de la République. Pour l'élu du parti Génération.s, il y a "une volonté d'instrumentaliser le débat" de la part de l'exécutif. 

Au micro de RTL, il demande au gouvernement de "mettre le paquet" avec "des engagements concrets". Selon Ali Rabeh, il faudrait notamment "quadrupler les effectifs de police" et "donner aux commissariats les moyens de fonctionner". 

Aujourd'hui près de 2.000 Français sont incarcérés pour des faits de radicalisation ou terrorisme islamisme. Ce sont les chiffres les plus élevés d'Europe. En Syrie, il reste encore environ 400 personnes détenus dans des camps, notamment des femmes et des enfants. Entre 60 et 80 jihadistes français, sous les verrous, sont gardés par les Kurdes. Pour l'instant la France refuse de les rapatrier.

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