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Procès du 13-novembre : retour sur 8 moments marquants

Au terme de 148 jours d'audience, le procès des attentats du 13 novembre s'est achevé. Le verdict est attendu ce mercredi 29 juin. RTL.fr revient sur les événements marquants qui ont ponctué les débats.

Les forces de sécurité à l'extérieur de la salle d'audience lors du procès des attentats du 13 novembre 2015 au Palais de Justice de Paris.
Les forces de sécurité à l'extérieur de la salle d'audience lors du procès des attentats du 13 novembre 2015 au Palais de Justice de Paris.
Crédit : Alain JOCARD / AFP
Procès du 13-novembre : retour sur les moments marquants
00:08:20
Benoît Leroy & Cindy Hubert

148 jours d'audience. Près de dix mois d'auditions. Lundi 27 juin, la Cour d'assises spéciale de Paris s'est retirée pour délibérer après un procès qui - comme attendu - a été historique. Le verdict est attendu ce mercredi, dès 17 heures, selon le président de la cour, Jean-Louis Périès. En attendant, RTL revient sur les événements qui ont marqué l'audience.

Du premier jour d'audience, le 8 septembre 2021, à l'audition de François Hollande en passant par les réquisitions des avocats généraux... Le procès des attentats du 13 novembre 2015 a été riche en mouvementé. L'audience a également été, à plusieurs reprises, perturbée par la Covid-19. Entre provocation et pleurs, l'ultime membre du commando, Salah Abdeslam, a aussi fait parler de lui tout au long de l'audience. 

À quelques heures du verdict, replongez dans le procès du siècle. 

8 septembre - Les débuts d'un procès historique

Neuf mois d'audience. 1.800 parties civiles. 20 accusés. Des dizaines d'avocats. Les chiffres sont à la hauteur de l'événement. Le 8 septembre 2021, dans le palais de Justice de Paris s'ouvre le procès des attentats du 13 novembre. Pour l'occasion, la salle des pas perdus du tribunal s'est transformée en salle d'audience. Dans celle-ci, seules 550 personnes peuvent prendre place. Les autres doivent suivre l'audience dans une salle annexe ou grâce à une webradio sécurisée. Le procès s'ouvre officiellement à 13h19.

28 octobre - L'enregistrement de l'attaque du Bataclan émeut

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Deux mois quasiment après le début du procès, la cour d'assises spéciale diffuse un extrait de l'enregistrement sonore de l'attaque du Bataclan. Face à l'insistance des parties civiles, le président Jean-Louis Périès décide de diffuser quatre minutes de l'enregistrement. Quatre minutes d'horreur, juste avant que les policiers de la BAC n'arrivent sur les lieux. 

Sur RTL, Arthur Desnouveau, rescapé du Bataclan et responsable de l'association "Life for Paris", estime que "l'enregistrement ne contient pas que des revendications". Selon lui, il contient également "cette réalité glaçante des tirs, au coup par coup, et dont on sait que chaque balle a dû tuer ou blesser très gravement".

10 novembre - François Hollande devant Abdeslam

Deux présidents dans la même salle. Le 10 novembre 2021, l'ex-président François Hollande vient devant le tribunal. "Bonjour Monsieur le président", lui dit Jean-Louis Périès. "Bonjour Monsieur le président", répond le témoin, sourire en coin. Durant toute son audition, François Hollande ne prononcera jamais le nom du principal accusé, Salah Abdeslam. Quelques jours plus tôt, le seul membre vivant des commandos avait indiqué qu'il "n'y avait rien de personnel" dans les attaques.

"Ce groupe nous a frappés non pas pour nos modes d'action à l'étranger, mais pour nos modes de vie ici même", martèle François Hollande, en guise de réponse. "On nous a fait la guerre, nous avons répondu".

6 janvier - Le procès du siècle heurté par la pandémie

Longtemps, la Covid-19 sera restée aux portes du procès des attentats du 13 novembre. Jusqu'à la fin du mois de décembre, le virus n'avait pas perturbé l'audience, malgré une vague de contaminations sans précédent. Pour autant, lors de la pause de Noël, l'audience est retardée après l'infection de Salah Abdeslam. Une suspension prolongée le 6 janvier. Au total, l'audience aura été retardée de quatre semaines, repoussant d'autant la fin prévue de l'audience. Six des onze accusés comparaissant détenus, serrés dans le box, ont été atteints par le Covid, pendant les neufs mois du procès. 

Avec l'irruption par la pandémie du procès, certains se sont faits spécialistes des durées d'isolement, d'autres des modes de propagation. Mohammed Amri "est en apnée depuis 12h30. Ce qui n'a aucun intérêt, car on sait que le Covid s'infiltre par les oreilles", lâche début janvier Me Xavier Nogueras, quand le tribunal débattait de la contagion de Salah Abdeslam.

9 février - Abdeslam dit qu'il n'a pas "voulu" se faire exploser

Salah Abdeslam fait une révélation choc, après cinq mois d'audience. Le 9 février, il assure avoir renoncé à "enclencher" sa ceinture explosive. "Les personnes qui n'ont tué personne, on ne peut pas les condamner comme si on avait les têtes de l'État islamique, ce n'est pas possible", a-t-il déclaré, "en réalité, on se dit 'j'aurais dû l'enclencher ce truc' (…), on se dit 'est-ce que j'ai bien fait de faire marche arrière ou j'aurais dû aller jusqu'au bout ?'", déclare-t-il face au tribunal.

Mi-avril, Abdeslam demandera aux parties civiles de le "pardonner". "Je sais que la haine subsiste (...) je vous demande aujourd'hui de me détester avec modération", lance-t-il. Tout au long de l'audience, il aura soufflé le chaud et le froid entre provocation et larmes.

De son côté, Mohammed Abrini fait une révélation attendue des enquêteurs, lors d'une question qui lui est posée. "Je vais vous dire, j'étais même prévu pour le 13, mais ça, j'en (re)parlerai", lance-t-il à la cour le 22 mars. La semaine suivante, lors de son audition, il assure que Salah Abdeslam a pris sa place dans le commando des terrasses et du Stade de France. Il devait être le 11e homme de ces attentats avec kalachnikovs et ceintures explosives. 

10 juin - La perpétuité incompressible pour Abdeslam ?

Le 10 juin 2022, après neuf mois de procès, le parquet national antiterroriste requiert la perpétuité incompressible contre Salah Abdeslam, soit la "perpétuité réelle", la peine la plus lourde possible en France. Cette sanction rarissime, qui rend très infime la possibilité d'un aménagement de peine, a été demandée "au regard de l'immense gravité des faits" qui sont reprochés au Français de 32 ans. 

Si la cour suit cette réquisition, cette "perpétuité réelle" rend quasi impossible de demander un aménagement de peine. Toutefois, le condamné à cette peine peut, au bout de trente ans passés en prison, demander au tribunal de l'application des peines de revenir sur cette impossibilité sans certitude de l'obtenir.

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