1. Accueil
  2. Actu
  3. Justice et faits divers
  4. Procès du 13 novembre : ce qu'il faut retenir du témoignage de Mohamed Abrini
2 min de lecture

Procès du 13 novembre : ce qu'il faut retenir du témoignage de Mohamed Abrini

Ce mardi, c'était à Mohamed Abrini de passer à la barre, l'homme impliqué notamment dans l'attentat de l'aéroport de Bruxelles.

Salah Abdeslam, le principal suspect des attentats du 13 novembre 2015, et les co-accusés Mohamed Amri et Mohamed Abrini au premier jour du procès, le mercredi 8 septembre 2021.
Salah Abdeslam, le principal suspect des attentats du 13 novembre 2015, et les co-accusés Mohamed Amri et Mohamed Abrini au premier jour du procès, le mercredi 8 septembre 2021.
Crédit : Benoit PEYRUCQ / AFP
Procès du 13 novembre : ce qu'il faut retenir du témoignage de Mohamed Abrini
00:01:48
Cindy Hubert - édité par William Vuillez

C'est une semaine décisive au procès des attentats du 13 novembre. Après sept mois d'audience, les accusés sont interrogés sur ce qu'ils ont fait précisément ce soir du 13 novembre 2015, avec d'abord Mohamed Abrini à la barre, celui qu'on surnomme l'homme au chapeau, impliqué dans l'attentat de l'aéroport de Bruxelles. 

Il avait promis des révélations la semaine passée en avouant pour la première fois qu'il devait faire partie des commandos parisiens. Ce soir, il l'assure, Salah Abdeslam a pris sa place. Il aura fallu plus de 100 jours d'audience pour que Abrini lève le mystère. Oui, il devait être le 11e homme de ces attentats avec kalachnikovs et ceintures explosives. 

Abdelhamid Abaaoud lui annonce cette mission en septembre, sans préciser les cibles. Abrini laisse traîner, "je sais bien au fond de moi que je ne suis pas capable de me faire sauter ni de tirer sur des gens". Alors, à J-4, il va voir Brahim Abdeslam. Changement de plan, Salah Abdeslam va prendre sa place. 

Une version qui ne tient pas

Mais l'accusé a beau être bavard, rien ne colle dans cette version. Le parquet antiterroriste monte au front. Si Abrini a renoncé, pourquoi est-il omniprésent dans les jours qui précèdent les attaques ? Pourquoi loue-t-il des planques, des voitures, tout cela à visage découvert ? Pourquoi surtout, participer aux convois de la mort avec tous les terroristes le 12 novembre jusqu'à Paris, avant de repartir au milieu de la nuit ? 

À lire aussi

Ça ne tient pas debout. Après tant d'échecs, l'État islamique n'allait pas se contenter d'un type qui hésite. Mohamed Abrini esquive. "Moi, ce que je vois, c'est que sans moi, il y a eu peut-être moins de morts". Le président relance : "Et Salah Abdeslam, il a accepté sa mission sans broncher ?". "Vous lui demanderez demain", sourit l'accusé, qui sait que mercredi est un jour crucial, le jour où Salah Abdeslam va devoir s'expliquer sur son rôle dans cette nuit de terreur. 

La rédaction vous recommande
À écouter aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/