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Trump : après l'assaut du Capitole, peut-il être réélu président des États-Unis ?

Le 6 janvier 2021, des partisans de Donald Trump prennent d’assaut le Capitole, symbole de la démocratie américaine.

Photo de l’ancien président américain Donald Trump prise à la Maison Blanche à Washington DC, le 4 novembre 2020.
Photo de l’ancien président américain Donald Trump prise à la Maison Blanche à Washington DC, le 4 novembre 2020.
Crédit : MANDEL NGAN / AFP
RÉCIT - Assaut du Capitole : un jour sanglant pour la démocratie américaine
00:02:56
L'INTÉGRALE - Assaut du Capitole : le jour où la démocratie américaine a vacillé
00:37:11
Flavie Flament & Capucine Trollion

Le 6 janvier 2021, les États-Unis s’apprêtent à tourner officiellement la page de 4 années de présidence Trump. Candidat à sa réélection, le milliardaire a été battu par le démocrate Joe Biden deux mois plus tôt.

Le 6 janvier 2021, les membres du congrès américain doivent valider les résultats de l’élection présidentielle, et donc officialiser l’arrivée prochaine de Joe Biden et de son administration démocrate à la Maison Blanche. Mais, c’était sans compter sur l’imprévisible président sortant, Donald Trump, et sur ses excès aussi inattendus que déroutants, car depuis l’élection présidentielle, il ne cesse de le clamer, à la télévision ou par tweets écrits en majuscules : on lui a volé l’élection, il a gagné, les démocrates ont triché. Et il n’en démord pas. 

Il est midi ce 6 janvier 2021, Donald Trump tient un meeting : il harangue la foule, leur répète que son élection, leur élection, a été volée. Et il va plus loin encore, en demandant à ses partisans les plus fidèles de marcher vers le Capitole, pour faire entendre aux membres du Congrès leur mécontentement. Aussitôt, les plus farouches partisans du bientôt ex-président Trump entendent l’appel et marchent comme un seul homme vers le Capitole, bien décidés à se faire entendre par les membres du Congrès, alors même que ceux-ci doivent faire valider l’élection.

Le bilan est de 5 morts

Casquette rouge MAGA sur la tête, panneaux Qanon tenus à bout de bras, slogans complotistes criés à pleine voix, ils sont des centaines à marcher d’un pas décidé, et à atteindre bientôt le Capitole. Chauffés à blanc par le discours de leur chef, certains décident alors de pénétrer dans le bâtiment, il est environ 14h30. La police de Washington est débordée et ne peut les contenir. On escalade les hautes grilles, et on pénètre en nombre, prêts à renverser la démocratie.

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À l’intérieur du bâtiment, c’est la panique, les membres du congrès s’enferment dans leur bureau, se cachent sous des tables. Au micro, on leur annonce que des personnes sont entrées dans le Capitole. Quelques heures plus tard, vers 17h30, les policiers reprennent le contrôle, et la situation redevient calme. Le bilan est de 5 morts.

À la suite de cette journée, Facebook et Twitter suspendront les comptes de Trump… Les anciens présidents condamnent unanimement ses agissements et ceux de ses partisans. Donald Trump sera personnellement inquiété suite à cet assaut sur le Capitole. Son procès aura lieu en février 2021 au Sénat. 

Trump n'a pas été "condamné politiquement"

"Il y a plusieurs poursuites de nature différente, mais l'une c'est le fameux impeachment (destitution, ndlr) qui, normalement est une procédure en destitution. Donc déjà est-ce qu'on peut le faire car il devrait quitter la Maison Blanche, déjà ce n'était pas simple. Et c'est vrai qu'il y a la première étape qui était franchie pour appel à l'insurrection, c'est la Chambre des Représentants qui vote ça et qui transmet au Sénat et au Sénat, il n'est pas condamné", explique Nicole Bacharan, historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, co-auteure avec Dominique Simonnet, des Grands jours qui ont changé l'Amérique.

"En fait, il a été défendu par les républicains, il y en a très peu qui ont rejoint les démocrates dans la condamnation", analyse Flavie Flament au micro de Jour J. "Il y a 7 sénateurs républicains en tout et pour tout [qui ont voté contre Trump, ndlr], au nom de la défense des institutions et les autres se sont couchés, pardonnez-moi, au nom de leur intérêt politique, pour ne pas fâcher l'électorat de Donald Trump qui est aussi leur électorat", renchérit Nicole Bacharan. 

"Il a fini par être obligé de quitter le pouvoir, je ne vous apprends rien, même s'il a été mauvais joueur jusqu'au bout. Mais, comme il n'a pas été condamné politiquement par le Sénat, il peut se représenter [à la Maison Blanche, ndlr] et il compte le faire", résume l'historienne et politologue. "Quand on regarde les sondages sur le candidat républicain potentiel, il arrive en tête. Mais, il n'a pas un soutien si large que ça à l'échelle du pays entier", conclut-elle. 

Tous les jours dans Jour J, de 20h à 21h sur RTL, Flavie Flament vous fait découvrir les grands moments d’actualité qui ont marqué la mémoire collective.

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