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Bayern-PSG : 6 raisons de croire (quand même) aux chances de Paris

ÉCLAIRAGE - En dépit des absences pour Covid, blessures et suspension, de sa défaite face à Lille, le Paris Saint-Germain a les moyens de contrarier le champion d'Europe en titre, mercredi 7 et mardi 13 avril.

Keylor Navas et les Parisiens face aux Munichois le 23 août 2020 à Lisbonne
Keylor Navas et les Parisiens face aux Munichois le 23 août 2020 à Lisbonne
Crédit : LLUIS GENE / POOL / AFP
Gregory Fortune & AFP

Arguments à l'appui, Florian Gazan en est sûr : le Paris Saint-Germain va éliminer le Bayern Munich, tenant du titre encore très impressionnant cette saison, et se qualifier pour les demi-finales de la Ligue des champions au terme des deux matches prévus le mercredi 7 avril (21h) à l'Allianz Arena et le mardi 13 avril (21h) au Parc des Princes. Pourtant, à la veille de la manche aller, même les plus fervents des supporters parisiens sont au bord de la déprime.

D'abord incertain en raison d'une contusion à la cuisse gauche, Marco Verratti a d'abord dû déclarer forfait après avoir été déclaré positif au coronavirus. Le lendemain, Paris s'est montré incapable de réagir après l'ouverture du score de Lille au Parc des Princes, malgré le retour dans le 11 de départ de Neymar après deux mois d'absence. Victoire finale du Losc 1-0, qui reprend trois points d'avance et la main dans la course au titre en Ligue 1.

Au delà de la défaite, alors que Paris semblait s'être idéalement lancé dans le sprint final en marchant sur Lyon avant la trêve internationale (2-4), il y a cette fin de match gâchée par le carton rouge de Neymar. Il y aussi ce constat : outre Verratti, quatre autres titulaires de la démonstration à Barcelone en 8e de finale aller manquent à l'appel : Mauro Icardi (cuisse), Layvin Kurzawa (mollet), Leandro Paredes (suspendu) et Alessandro Florenzi, lui aussi rattrapé par la Covid. Alors pourquoi croire aux chances de Paris ? Explications.

1. Navas, le gardien sûr

Alors que Paris se prenait les pieds dans le tapis contre Lille, le Bayern, lui, a remporté le choc au sommet de la Bundesliga sur la pelouse du RB Leipzig (0-1), portant sa série de victoires consécutives à sept depuis un rare accroc (trois cette saison toutes compétitions confondues) à Francfort (2-1). Championnat et Ligue des champions confondus, les hommes de Hans-Dieter Flick ont déjà marqué 103 buts en 35 matches, soit 2,9 par rencontre.

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Mais face à cette machine à scorer se trouvera cette fois Keylor Navas, immense cette saison dans les buts parisiens. En détournant le penalty de Lionel Messi dans les arrêts de jeu de la première mi-temps du 8e de finale retour, le Costaricien a sans doute empêché les partenaires du capitaine Marquinhos de sombrer. L'expérimenté Navas (34 ans) en a encore arrêté un contre Lille en Coupe de France une semaine plus tard.

"C’est simple, quand il est dans la cage, on dirait un cargo en travers du canal de Suezs'est amusé Florian Gazan : il n'y a rien qui passe. Actuellement, Navas a le meilleur taux de tirs arrêtés en Europe, 81%, ce qui le place au-dessus du grand gardien du Bayern, Manuel Neuer, seulement 70% de tirs arrêtés". Le chroniqueur a aussi noté que le gardien de 1,85 m "n’a jamais été éliminé d’un match aller-retour en Ligue des champions avec le Real Madrid. À chaque fois que son équipe a été sortie, il n’était pas titulaire".

2. Lewandowski, Gnabry : le Bayern a aussi des soucis

Auteur d'innombrables parades décisive cette saison, encore à Lyon en fin de match alors que l'OL pouvait revenir à 4-3, face à Lille sur une balle de 2-0 qui n'a certes pas empêché Paris de s'incliner, Navas n'aura, en plus, pas à se frotter à Robert Lewandowski, au moins au match aller. Blessé au genou gauche avec sa sélection, le redoutable buteur du Bayern va probablement laisser un grand vide devant.

Si sa taille (1,85 m) peut-être compensée par celle de Éric Maxim Choupo-Moting (1,91 m), aucun autre attaquant, au Bayern comme dans n'importe quel autre club, n'affiche une réussite aussi insolente : 47 buts (et 11 passes décisives) en 44 rencontres cette saison après ses 59 de la saison passée. L'avant-centre de 32 ans aurait aussi être remplacé par Serge Gnabry (1,76 m). Mais le traditionnel ailier droit souffre de maux de gorge et se dirige vers un forfait, selon son entraîneur.

3. Se souvenir de Lisbonne

Certes, le Bayern, loué pour sa force collective et que l'on ne peut résumer à Lewandowski, a encore des atouts avec les Thomas Müller, Leroy Sané et bien sûr Kingsley Coman, le Français unique buteur de la dernière finale entre les deux clubs. Cette défaite sur la plus petite des marges doit d'ailleurs servir de référence aux Parisiens.

Bien que dominé dans la possession (61,6% en faveur des Bavarois), les hommes de Thomas Tuchel avaient quasiment fait jeu égal au nombre d'occasions (7 contre 8) et avaient cadré plus de tirs (3 contre 2). Cette rencontre à Lisbonne, intense de bout en bout, ne s'était jouée que sur des détails : double parade miraculeuse de Neuer devant Neymar (18e), frappe pas assez appuyée de Mbappé (45e), oubli de Kehrer sur Coman (59e)...

Ce dimanche 23 août, Paris avait su mettre les ingrédients pour tenir tête aux Allemands. L'équipe de Mauricio Pochettino a aussi montré cette saison, trop rarement jugeront certains, qu'elle pouvait se montrer à la hauteur de l'événement, hausser son niveau de jeu lorsque retenti la musique de la Champion's League, comme sur la pelouse de Manchester United en décembre (1-3) et plus encore sur celle du FC Barcelone en février (1-4).

4. Retrouver la flèche Mbappé, le bon Neymar

Ce soir-là, Mbappé avait un peu plus subjugué l'Europe en endossant le costume du patron pour signer un triplé résumant tout son potentiel : enchaînement technique de grande classe dans la surface (32e), réalisme devant le but (65e), frappe enroulée en une touche (85e). Après quatre matches sans marquer (trois avec les Bleus dont un penalty manqué et face à Lille), une éternité pour lui, le champion du monde va forcément vouloir faire taire les critiques. Encore.

Un autre homme doit se racheter après sa piètre performance pour son retour face au Losc. Neymar, bien sûr. Absent de la double confrontation face au Barça (Angel Di Maria, lui, n'avait joué que les 30 dernières minutes au retour), le Brésilien sera forcément plus en jambes que face au Losc et ne peut se montrer que plus efficace. S'il n'est pas encore à 100% physiquement et que cela rejaillit sur sa nervosité, le numéro 10 peut encore forcément faire la différence à tout moment.

Les deux armes offensives numéro 1 du PSG peuvent d'autant plus lui permettre d'exister dans cette double confrontation que le jeu sera ouvert. Face à des blocs bas comme contre l'Ukraine ou en Bosnie, Mbappé peine ces derniers temps à se créer des occasions. Face au Barça ou plus récemment à Lyon, il peut pleinement profiter des espaces pour faire parler sa vitesse, son explosivité. Et si Icardi manquera à l'appel, Moise Kean a prouvé son utilité dans les grands rendez-vous.

5. Danilo-Gueye, paire rassurante à Lyon

Et si finalement, l'Italien qui va le plus manquer à Paris au moins pour ce quart de finale aller n'était pas Marco Verratti mais Alessandro Florenzi ? Qu'il soit occupé par Thilo Kehrer ou par Colin Dagba, le poste de latéral droit semble a priori le principal point faible du PSG, surtout face à un joueur comme Kingsley Coman.

À droite, Abdou Diallo présente désormais plus qu'un profil de doublure à Layvin Kurzawa, le titulaire Juan Bernat étant toujours en phase de reprise après sa grave blessure à un genou en début de saison. Et au milieu, les absences conjuguées de Verratti et Paredes peuvent être palliées avec sérieux par Danilo Pereira et Idrissa Gueye. La paire a ainsi été associée à Lyon, avec le résultat que l'on sait (4-2).

Seul bémol, le Portugais, qui avait d'ailleurs marqué son premier but en L1 ce soir-là, a été ménagé face à Lille pour une contusion à un mollet avec sa sélection. Mais s'il débute, c'est que Pochettino et son staff le jugent apte. L'Argentin serait aussi tenté, selon plusieurs sources, de délaisser le 4-2-3-1 pour un 4-3-3 visant à renforcer son milieu avec Rafinha ou Ander Herrera. 

6. Verratti, objectif match retour

Bien sûr, l'absence de Verratti ne peut être minimisée, tant le visage du PSG change lorsque son "petit hibou" est en forme... ce qui n'aurait de toute façon sans doute pas été complètement le cas après sa contusion à un genou. Isolé depuis vendredi 3 avril pour une durée minimale de sept jours, l'Italien va pouvoir reposer sa cuisse et devrait pouvoir disputer le match retour, mardi 13 avril.

Paris peut aussi espérer récupérer pour le second acte Florenzi, Kurzawa et Icardi, tandis que Paredes aura purgé sa suspension et Neymar retrouvé du rythme - sans compter que le Brésilien sera suspendu pour le déplacement à Strasbourg, samedi 10 avril (17h). Tous les feux ne sont pas au vert, loin de là. Mais les sympathisants parisiens n'ont pas non plus de raison d'abandonner tout espoir. Finalement, le PSG a peut-être plus à perdre en Ligue 1 qu'en Ligue des champions.

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