4 min de lecture Jean-François Copé

Sarkozy, Buisson, Copé : l'UMP au plus mal avant les municipales

VIDÉOS - Entre les suspicions autour de Jean-François Copé, les enregistrements de Patrick Buisson et la mise sur écoute de Nicolas Sarkozy, la droite a passé une semaine chaotique.

Jean-François Copé et Nicolas Sarkozy au siège de l'UMP à Paris, le 8 juillet 2013.
Jean-François Copé et Nicolas Sarkozy au siège de l'UMP à Paris, le 8 juillet 2013. Crédit : Martin Bureau - AFP
Raphaël Bosse-Platière
Raphaël Bosse-Platière
et La rédaction numérique de RTL

À deux semaines des élections municipales, l'UMP est secouée par plusieurs affaires.

Tout a commencé avec les révélations du Point, qui affirmait que le parti aurait surfacturé certaines prestations à des proches de Jean-François Copé. Puis des enregistrements de Patrick Buisson, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, ont fait surface. Puis l'on a appris que l'ancien président a été mis sur écoute dans le cadre d'une enquête judiciaire. Retour sur une semaine agitée pour la droite.

Lundi 3 mars

Après les révélations du Point, Jean-François Copé contre-attaque. À l'occasion d'une déclaration "solennelle", le président de l'UMP s'exprime depuis le siège de son parti. Suspecté d'avoir favorisé des proches pour bénéficier de prestations surfacturés, le député-maire de Meaux promet de dévoiler l'intégralité de la comptabilité de tous les partis politiques.

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VIDÉO - La déclaration de Copé est "pathétiquement maladroite" Crédit Image : RTL.fr | Crédit Média : RTL.fr | Date :
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Mardi 4 mars

Au lendemain de la réaction de Jean-François Copé, les voix sont peu nombreuses à droite pour le défendre. Certains critiquent même sa méthode. "Copé réagit exactement comme François Hollande l'an dernier. Il préfère mouiller tout le monde plutôt que de répondre sur le fond", confie un responsable de l'UMP en référence à l'affaire Cahuzac. Alain Juppé a même ouvertement critiqué le président de l'UMP, estimant que "l'amalgame est toujours injuste."

À gauche, les critiques fusent. Invité de RTL, Harlem Désir estime que "l'écran de fumée" de Copé n'a "trompé personne". Bruno Le Roux, le patron des députés PS à l'Assemblée, en profite pour tacler son adversaire, rappelant qu'il n'avait pas voté la loi sur la transparence en septembre. "Ce texte, nous l'avons déjà voté. Si monsieur Copé veut ressortir tous les textes qu'il n'a pas voté, nous ne sommes pas sortis d'affaire", ironise-t-il.

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VIDÉO - Affaire Copé : "Son écran de fumée ne trompe personne" selon Harlem Désir Crédit Image : RTL.fr | Crédit Média : RTL.fr | Date :
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Mercredi 5 mars

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Ce que l'on surnomme déjà "l'affaire Copé" commence à se faire moins présente, quand une autre bombe vient empoisonner l'UMP : Le Canard Enchaîné et Atlantico publient ce qu'ils présentent comme la preuve que Patrick Buisson aurait enregistré Nicolas Sarkozy à son insu.

Ces révélations provoquent un tollé dans la classe politique, qui condamne unanimement les enregistrements. À droite, les ténors de l'UMP critiquent largement Patrick Buisson, faisant passer l'ancien président pour une victime, piégé par un conseiller qu'il croyait loyal. Claude Guéant se dit "déçu et choqué", Rachida Dati dénonce des méthodes "détestables."

À gauche, le Parti socialiste se dit atterré", et demande l'ouverture d'une commission d'enquête.

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VIDÉO - Sarkozy enregistré par Buisson : des pratiques "détestables" selon Rachida Dati Crédit Image : RTL.fr | Crédit Média : RTL.fr | Date :
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Jeudi 6 mars

Nicolas Sarkozy, dont l'ambition de revenir en politique ne fait plus guère de doute, décide de reprendre la main dans ce dossier. Avec son épouse Carla Bruni, l'ancien chef de l’État fait part de sa volonté de porter plainte pour "atteinte à la vie privée", puisque l'un des enregistrements dévoile une conversation de l'ancien couple présidentiel.

Pour ce qui est considéré comme un délit, Patrick Buisson risque jusqu'à un an de prison et 45.000 euros d'amende.

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L'affaire Buisson, un coup dur pour l'image de l'hyper-président Crédit Image : RTL | Crédit Média : RTL | Date :
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Vendredi 7 mars

Comme disait Jacques Chirac : "Les emmerdes, c'est comme les avions de chasses : ça vole en escadrille." Car si l'UMP pensait voir le bout du tunnel, après une semaine chaotique, un nouveau dossier ressurgit. Le Monde révèle que Nicolas Sarkozy a été placé sur écoute dans le cadre d'une enquête judiciaire, et ce onze mois après son départ de l’Élysée.

Selon le quotidien, des juges chercheraient à savoir si, lorsqu'il était candidat en 2007, l'ancien ministre de l'Intérieur aurait pu bénéficier d'un quelconque soutien financier de la part de la Lybie, alors dirigée par Kadhafi.

Regardez le débat de On refait le monde de vendredi 7 mars, qui porte sur l'UMP et les affaires avant les municipales.

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Les affaires qui secouent l'UMP et les municipales Crédit Image : dailymotion | Crédit Média : Philippe Robuchon | Date :

Samedi 8 mars

Si peu de responsables politiques, même à droite, prennent la parole pour défendre Nicolas Sarkozy dans l'affaire des écoutes, certains membres de l'UMP vont jusqu'à demander un grand "ménage" au sein du parti. Le débat du jour est en partie monopolisé par la question de la "légalité" de la procédure mise en œuvre pour le mettre sur écoute, des magistrats dénonçant la mise en péril du secret professionnel qui protège les conversations entre un homme de loi et son client.

Rédacteur en chef au Canard Enchaîné, Louis-Marie Horeau annonce pour sa part sur RTL que son journal disposait des mêmes informations que Le Monde. Devancé pour la publication de ce scoop, il affirme toutefois que "tout n'a pas été dit" sur ce dossier, et promet une suite à l'affaire pour mercredi 12 mars.

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