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Primaire de la gauche : revivez le premier débat

MINUTE PAR MINUTE - Les sept candidats à la primaire de la gauche se sont affrontés ce jeudi 12 janvier pour la première fois lors du débat organisé par RTL/ TF1/ L'Obs.

"Le grand vainqueur de ce débat, c'est Emmanuel Macron"
"Le grand vainqueur de ce débat, c'est Emmanuel Macron" Crédit : Christophe Guibbaud Sipa Press pour RTL
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La rédaction de RTL et Marie-Pierre Haddad

Tout comme pour la primaire de la droite et du centre, les candidats à la primaire de la gauche ont exposé leur programme lors de trois débats, avant le premier tour du scrutin, le 22 janvier prochain. Manuel Valls, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, Vincent Peillon, François de Rugy, Sylvia Pinel et Jean-Luc Bennahmias se sont ainsi affrontés sur le terrorisme, la laïcité et l'économie ce jeudi 12 janvier. 

Cette primaire a été marquée par l'entrée tardive dans la compétition de Manuel Valls, après le renoncement de François Hollande et la candidature de Vincent Peillon. Le scrutin est aussi marqué par les autres candidatures comme celle de Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron. À cela s'ajoute la victoire surprise de François Fillon. Le candidat du Parti communiste a d'ailleurs annoncé disposer de 517 parrainages pour l'élection présidentielle. "Ces parrainages du coup stoppent un débat : je serai candidat quoi qu'il arrive et quelque coup de téléphone qu'on veuille me passer".

Retrouvez le débat

23h57 - Le prochain débat aura lieu le dimanche 15 janvier. En attendant, voici ce qu'il faut retenir de ce premier débat.

23h25 - C'est l'heure de la conclusion des candidats :

Benoît Hamon : "Celui ou celle que vous allez choisir devra affronter une droite totale François Fillon et l'extrême droite dangereuse de Marine Le Pen. Il faut une gauche qui s'assume, qui propulse un imaginaire puissant (...) Il faut que vous me donniez votre force et cette énergie. Je serai en capacité de rassembler la gauche et de battre François Fillon et Marine Le Pen".

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Jean-Luc Bennahmias : "Nous sommes sept petits candidats, aucun d'entre nous n'est qualifié automatiquement pour le second tour de la présidentielle. Avec Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron, ils peuvent nous faire perdre, nous ne serons pas torp de sept pour débattre".

Arnaud Montebourg : "Nous pouvons l'emporter dans quatre mois. Notre ennemi c'est le défaitisme aucun récit n'est écrit d'avance (...) Qui s'opposera à la chasse aux fonctionnaires lancée à droite (...) C'est notre responsabilité, tous les Français déçus du quinquennat peuvent en faire des projets et de perspectives". 

Manuel Valls : "Il s'agit d'élire le président de la République dans un monde instable (...) Il ne s'agit pas d'affaiblir le président de la République avec des révisions constitutionnelles (...) Je veux gagner, je veux être président de la République".

Vincent Peillon : "Le pouvoir n'est pas un projet, notre pays se cherche et à besoin d’espérance (...) Ma candidature, je n'ai outré aucune position, je n'ai défié personne, je veux être le président de la République socialiste qui gouvernera pour tous les Français".

Sylvia Pinel : "Ce moment me permet de proposer aux Français un nouveau chemin (...) Si comme moi, vous croyez dans une gauche audacieuse moderne et responsable, si vous pensez qu'il faut regarder l'entreprise non pas comme l'ennemi (...) alors n’hésitez pas dans cette élection à soutenir une femme de gauche".

François de Rugy : "En votant, vous accomplissez un acte citoyen. La République a besoin de citoyens engagés. Utilisez votre liberté de choix, vous avez le choix entre ces différents projets. La force de la gauche, ce sera ce projet et ces idées neuves".

23h16 - Sur le 49.3, Benoît Hamon estime que l'"on manque de démocratie, il faut mieux associer les citoyens (...) Il faut leur permettre de faire irruption dans les processus politiques. Il m'est toujours apparu curieux que le vote blanc ne soit pas reconnu. Je propose aussi le principe d'un 49.3 citoyen, ce texte peut être soumis à un référendum (...) Je ne partage pas cette culture qui se méfie du peuple". 

Arnaud Montebourg veut instaurer par "référendum la VIe République avec le tirage au sort des citoyens qui entreront au Sénat pendant sic ans. Ils auront le pouvoir de contrôler le gouvernement". "Je me réjouis que des idées d’il y a quinze ans se répandent. La proposition pour rassurer les Français, c’est ce que je veux créer en instaurant la VIe République : par exemple le tirage au sort de citoyens qui entreront au Sénat, ils auront le pouvoir de contrôler le gouvernement, de travailler avec le Conseil économique et social", ajoute-t-il.

Vincent Peillon propose "une réforme institutionnelle totale" "50% de nos concitoyens ne sont pas représentés. Nous avons une culture du coup de force et du 49.3. Je propose une proportionnelle intégrale. Je veux aussi une justice indépendante, je veux le mandat unique, pas plus de trois mandats cumulés dans le temps, de nouvelles mesures pour la motion de censure, et que les citoyens soient mieux pris en compte pour l'application de la loi".

23h08 - Concernant l'éducation, Manuel Valls estime que sa "priorité est la nation éducative". "Beaucoup de dispositifs ont été mis en place. Nous pouvons tous nous mettre d'accord sur l'école, sur la mixité sociale. la reproduction des inégalités sociales à l'école mine la pacte républicain".

Benoît Hamon affirme que "la priorité des priorités c'est l'école (...) La clé c'est la mixité sociale à l'école, il faudra repenser la carte scolaire et la façon dont les enfants pourront apprendre ensemble". 

Jean-Luc Bennahmias rappelle avoir "écrit" sur son site "des éléments de programme". "Je n'ai pas rappelé que j'étais pour l'égalité hommes - femmes car c'était une évidence après mon parcours (...) Au collège, lieu ou il y a le plus de difficultés, il est nécessaire qu'il y ait plus d'enseignants que de classes. On doit suivre les décrocheurs, avec un éducateur ou enseignant en plus".

Sylvia Pinel explique : "J'en ai assez que lorsque l'on parle de laïcité, on l'associe à la question de l'islam. Il ne faut pas s'en servir comme alibi pour stigmatiser une religion. La laïcité, c'est une liberté, une protection (...) Quand les pères ou les grand-frères imposent le voile à une femme, c'est inacceptable. C'est par l'éducation, l'école et l'université que l'on arrivera à lutter et casser cette soumission de la femme".

22h58 : Autre question : "Seriez-vous prêt à vous effacer derrière Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon ?"

Arnaud Montebourg : "il faudra tenir compte du fait que nous aurons un mandat"
Jean-Luc Bennahmias : "Je n'y répondrai pas aujourd'hui"
François de Rugy : "La situation politique est une dynamique (...) Donc la seule perspective, c'est de nous adresser aux Français avec un projet mobilisateur"
Benoît Hamon : "La fatalité de la division, c'est la fatalité de la défaite (...) Oui à la discussion, je m'engage si je suis choisis par les électeurs de gauche à ce que ce dialogue existe"
Vincent Peillon : "Je suis la gauche qui veut gagner et on ne peut gagner qu'à partir du cœur, pas l'extrême gauche ou le centre"
Manuel Valls : "La présidentielle, ce n'est pas un concours hippique, ce n'est pas un jeu de petits chevaux (...) La première condition d'un candidat à l'élection présidentielle est de rassembler. Chacun devra tenir compte de la réussite de cette primaire"
Sylvia Pinel : "L'enjeu c'est d'abord de réussir cette primaire de la gauche de gouvernement, qui ne se résume pas à celle du Parti socialiste (...) Ce qui est important, c'est de créer une dynamique derrière celui ou celle qui en sera le gagnant. Pour se rassembler, il faut partager un socle commun (...) Discuter oui, mais ne pas transiger sur la ligne".

22h46 - Sur la déchéance de nationalité : 

Manuel Valls insiste sur le fait que "nous sommes en guerre". "Le rôle du chef de l'État, c'est de donner des perspectives (...) mais c'est d'armer la France et de continuer à lui donner des moyens alors que François Fillon veut supprimer 500.000 fonctionnaires et que soit même on a supprimé des postes de policiers et gendarmes, on est pas crédible". 

Benoît Hamon affirme : "Je suis Charlie". Il critique la déchéance de nationalité qui a provoqué "une inégalité fondamentale entre les citoyens, parce qu'il fallait tenir compte de la spécificité des binationaux". "Au delà de la menace terroriste, nous sommes dans un contexte européen différent (...) la France est le dernier pays membre du Conseil de sécurité en Europe", ajoute-t-il.

François de Rugy indique qu'au delà "des mesures de sécurité, il y a un combat pour les valeurs républicaines à mener. On a trop cru que c'était une évidence et partager par tout le monde. Elles sont attaquées, il faut donc les défendre judiciairement, d'un point de vue éducatif et les défendre politiquement (...) Aujourd'hui il y a la menace jihadiste mais il y a une autre menace : l'expansionnisme agressif de Vladimir Poutine. Marine Le Pen et François Fillon sont pour une alliance avec lui. La France doit proposer une alliance militaire avec l'Allemagne et la Pologne pour faire face à cette menace".

Jean-Luc Bennahmias estime qu'il "faut discuter avec Vladimir Poutine et être ferme". "La France se retrouve seule à dire les choses, comme François Hollande (...) Ce n'est pas faute de mettre des moyens nécessaires".

Arnaud Montebourg explique que "la menace est à l'intérieur, nous avons besoin de renégocier Schengen (...) Je suis favorable à ce que nous renforcions la police aux frontières, nous sommes aujourd'hui menacés, nous avons un intérêt convergent". 

22h31 - Manuel Valls déclare : "L'état d'urgence devra être prolongé autant que nécessaire (...) C'est le Parlement qui contrôle sa mise en oeuvre, les perquisitions administratives, le travail de renseignement. Quand on se prépare à être chef de l'État (...) on sait à quoi on se prépare et j'y suis prêt".

Jean-Luc Bennahmias : "Je voudrais féliciter la façon dont l'ensemble du gouvernement l'ensemble des forces de police et de sécurité ont réagi par rapport à la situation incroyable d'assassinats et d'attentats. Le droit de manifestation était toujours autorisé, les libertés publiques ont été conservées. Il n'y a pas de gouvernements qui auraient réagi de la même manière".

François de Rugy : "Je veux saluer la réaction du peuple français face au choc que nous avons subi (...) Le renseignement, c'est la priorité".

Arnaud Montebourg estime que "la seule riposte, c'est l'unité nationale (...) On a remusclé l'appareil de lutte contre le terrorisme, policier et judiciaire (...) 14.000 personnes doivent être surveillées en permanence et nous n'avons que 4.000 agents sur le terrain. Cette perte de la connaissance du terrain, c'est à Nicolas Sarkozy que nous la devons".

Sylvia Pinel estime qu'il faut "renforcer l'ensemble des moyens qui nous permettent de protéger les Français et les Françaises (...) Nos propres concitoyens se préoccupent de ce sujet et c'est le sens de la réserve opérationnelle qu'il faut mieux encadrer (...) Il y la prévention et la détection des signaux de radicalisation, nous savons qu'il y a un certain nombres de jeunes qui se radicalisent, il convient de faire en sorte de les accompagner pour faire en sorte que des nouveaux attentats ne se produisent pas sur notre territoire (...) Il faut aussi renforcer notre sécurité européenne, il faut qu'il y ait de meilleurs échanges".

Vincent Peillon indique qu'"il faut poursuivre l'effort pour les forces de sécurité : 5.000 de plus (...) Il faut aussi continuer d'augmenter le budget militaire mais il faut s'en donner les moyens et cela passe par l'Europe (...) Je propose la création d'un fonds de défense européen, il vient d'être mis en place à un petit niveau. Je crois qu'il faut comprendre que beaucoup de ces terroristes sont des enfants de la France (...) Si l'on parle de guerre avec ces enfants, alors nous pouvons introduire une confusion".

22h26 - Pour la deuxième partie de ce débat, une question sur la sécurité : François Hollande a-t-il eu raison d'avoir autorisé des "exécutions ciblées" de terroristes ?

Sylvia Pinel : "C'est une responsabilité grave". 
Manuel Valls : "Nous sommes en guerre, il faut protéger les Français (...) Ce qui doit être fait, doit être fait et ce qui doit être tenu secret, doit le rester".
Vincent Peillon : "Il faut prendre ses responsabilités dans des contextes particuliers".
Benoît Hamon : "La lutte contre le terrorisme est une affaire très grave (...) Dans ce domaine là, la sobriété dans le commentaire doit être de mise".
François de Rugy : "Oui mais je veux aussi dire que le président de la République a eu raison, il a été clairvoyant et ferme et nous pouvons lui rendre hommage".
Jean-Luc Bennahmias : "Ma réponse est oui".
Arnaud Montebourg : "S'il faut prendre ce genre de responsabilité, j'y suis prêt".

22h09 - Sur l'organisation du travail et la loi Travail : 

Manuel Valls : "C'est toujours un vieux débat qui ne m’intéresse pas. J’éprouve une forme de malaise parce que les grands enjeux de l'élection ne sont pas abordés (...) Cette loi est une avancée, j'en suis convaincu. Ce sont des droits nouveaux pour les salariés".

Benoît Hamon : "Je veux repenser l’organiser du travail, je veux notamment introduire une réforme qui reconnaitrait les pathologies psychiques liées au travail (...) Oui, il faut abroger la loi Travail et en faire une vraie. Une loi qui s'occupe de l'amélioration des conditions de travail des employés". 

Arnaud Montebourg veut aussi l'abroger. "Il est absolument impossible de faire une loi pour 29 millions de salariés sans discuter avec les représentants des salariés dans les syndicats et au Parlement (...) Je pense aux salariés de Smart en Moselle qui ont été sommés de prendre une position (...) On gardera le droit à la déconnexion".

Sylvia Pinel explique : "Je suis assez étonnée de voir que l'on se méfie du dialogue social dans l'entreprise. Ce n'est pas la guerre civile, on peut avoir un dialogue apaisé (...) J'ai l'impression que pour certains de mes concurrents, on a une vision de l'entreprise très caricaturale avec la lutte des classes, je ne le crois pas (...) Cette loi a été soutenue par certaines organisations syndicales réformistes".

François de Rugy indique assumer qu'il "aurait voté pour la loi Travail. Je suis comme la CFDT (...) C'est donnant-donnant, c'est gagnant-gagnant mais je suis bien conscient que cette loi a suscité des inquiétudes, elles sont légitimes (...) C'est pour ça que je propose qu'elle soit d'une durée de cinq (...) On fait un bilan, soit on décide de l'abroger, soit on décide de l'amender, soit on la garde".

21h56 - Sur le thème de la santé : 

Jean-Luc Bennahmias : "J'arrêterai le numerus clausus qui fait que nous manquons de médecin (...) Il y a trop de gens qui arrivent aux urgences (...) Il faut désengorger les services d'urgences. Les salariés et l'ensemble des services sont débordés".

François de Rugy : "Je suis pour qu'on maintienne le système actuel. François Fillon et la droite veulent le casser (...) Il y a des professionnels de santé qui pourraient avoir une formation complémentaire de deux ans, payée par l'Etat, et en contrepartie, ils devront s'installer dans un endroit où un médecin part à la retraite".

Sylvia Pinel prône la vente de médicaments à l'unité: "Je souhaite préserver notre modèle de santé efficace mais aussi essayer cette nouvelle méthode qui permettra de lutter contre le gaspillage de médicaments. Sur les déserts médicaux, il faut poursuivre les efforts que nous avons pu entreprendre en renforcant les bourses d'engagement pour le service public. Il faut avoir une vision pour l'hôpital public mais aussi pour les territoires ruraux". 

Vincent Peillon : "Je pense profondément que l'erreur majeure de François Fillon (...) est notre bien commun. Ce gouvernement a arrangé et amélioré les comptes sociaux (...) La Sécurité sociale doit permettre de faire en sorte que tous les Français sans distinction de moyens puissent être soignés (...) Je ferai des efforts en direction de l'hôpital public immédiatement".

21h40 - Arnaud Montebourg critique les "politiques d'austérité". Il donne un exemple : "Une femme qui gagne 800 euros dans un supermarché doit-elle payer autant de CSG que vous et moi ? Non. Je propose de redonner du pouvoir d'achat aux petites retraites, aux petits salaires". Manuel Valls affirme que lors de son passage au gouvernement, "les impôts ont sensiblement baissé". Il ajoute : "Les impôts ont augmenté entre 2010 et 2014, et c'est sous mon gouvernement que les impôts ont sensiblement baissé depuis deux ans pour 12 millions de Français". 

Vincent Peillon juge que "le problème de la France, c’est de se préparer à l’avenir". Le candidat mise sur "une stratégie de compétitivité française" en investissant dans "la recherche et les innovations". "Il faut redonner du pouvoir d’achat. C’est pour ça que je propose un bouclier fiscal", ajoute-t-il. Concernant les TPE et les PME, Sylvia Pinel estime qu'"il faut faire en sorte que ces métiers soient plus attractifs (...) Il faut aussi que lorsqu'une entreprise traverse une période difficile, il y ait obligatoirement une clause d'intéressement". 

Sur le même sujet, Jean-Luc Bennahmias indique que "la croissance à 2, 3, 4 ou 5% dans nos pays occidentaux, c'est terminé. Le modèle de société dans lequel nous allons rentrer est celui d'un nouveau modèle d'activité (...) Nous devons permettre aux TPE et PME d'investir dans la modernité". François de Rugy propose une "hausse du salaire net". "Je propose de supprimer les cotisations des entreprises qui alimentent la branche famille de la sécurité sociale", ajoute-t-il. Benoît Hamon explique qu'à partir du moment où "un robot se substitue à un humain, il me semble légitime que les cotisations pèsent aussi sur eux (...) Il faut que nous fassions payer les robots lorsqu'ils contribuent les robots quand il contribuent à la richesse".

21h24 - Interrogé sur le chômage, Arnaud Montebourg estime que le retour à l'emploi doit se faire via "la relance économique et écologique". Il propose ainsi "un plan de bataille" qui passe par l'investissement "dans les infrastructures sur le territoire (...) remettre les PME au travail avec l'artisanat et le BTP".

Manuel Valls est interrogé sur les déclarations d'Anne Hidalgo. Il répond : "En 2012, il fallait redonner des marges à nos entreprises. Nous l'avons fait. Depuis 18 mois, notre économie a recrée 260.000 emplois. Ce n'est pas assez parce beaucoup de citoyens ont des difficultés. Mais je veux aller plus loin pour les investissements d'avenir et pour le numérique (...) Nous devons poursuivre ce soutien à l'innovation". Sylvia Pinel indique le retour de l'emploi c'est "le retour de la croissance". "Sans croissance, la machine économique est bloquée", explique-t-elle. Elle propose un plan pour soutenir les entreprises : " Il faut réformer notre impôt sur les sociétés qui ne touche pas les bénéfices et les activités de nos sociétés. Je le baisserai à 20%".

Benoît Hamon constate que "la croissance ne revient pas en dépit des tentatives du gouvernement or les inégalités progressent et le chômage ne baisse pas". Jean-Luc Bennahmias est interrogé sur le revenu universel : "C'est une aide qui doit permettre d'entreprendre" car cette proposition "se fera sur l'ensemble de la société". 

Vincent Peillon annonce : "Je maintiendrai le CICE mais je demanderai des contreparties". L'ancien ministre souhaite que le CICE "crée de l'emploi". "Ça coûte 400 milliards d'euros par ans, qui les payera ? (...) Philosophiquement, c'est une idée qui pose un vrai problème, surtout au niveau du principe de solidarité. Manuel Valls veut "une société du travail". Il explique qu'il s'agit d'une "société qui met le travail au coeur parce que le travail est la dignité des Français (...) Je veux qu'il soit valorisé".

21h20 - Les candidats doivent définir en un mot le quinquennat de François Hollande : 

Arnaud Montebourg estime qu'il est "difficile à défendre" mais reconnaît qu'il contient "des avancées"
Jean-Luc Bennahmias explique qu'il est "pas si mauvais que ça" mais qu'on "peut mieux faire". 
Quant à François de Rugy, ce bilan est "contrasté". 
Benoît Hamon a "un sentiment inachevé"
Manuel Valls mise sur la "fierté"
Vincent Peillon traduit "une profonde incompréhension"
Et Sylvia Pinel juge que c'est "un bilan qu'il convient de porter"

21h07 - Première question : pourquoi voulez-vous devenir président ou présidente de la République ?

Manuel Valls est le premier à prendre la parole : "La gauche, tous les pronostics le disent, serait éliminée de la présidentielle. Les Français auraient le choix entre la droite ou la droite dure, François Fillon et Marine Le Pen (...) J'ai l'expérience, j'ai été ministre de l'Intérieur, premier ministre. Je suis là pour débattre. Pour exprimer mon projet. Dans un monde dur et incertain, j'ai le courage de défendre notre laïcité, pour que personne ne se sente oublier, pour créer de l'emploi (...) Aujourd’hui je suis avec vous devant les Français pour débattre, présenter mon projet. Une République forte".

François de Rugy s'exprime à son tour : "Je crois que nous ne sommes pas ici ce soir, pour reproduire les déchirements qui ont plombé le mandat de François Hollande. Mon projet c'est l'écologie concrète, de bon sens qu j'ai défendu et que j'ai mise en oeuvre. J'ai présenté un projet avec 66 propositions pour relancer l'économie, l'emploi, améliorer le pouvoir d'achat des classes moyennes, améliorer la qualité de vie des Français et des Françaises".

C'est au tour de Vincent Peillon : "Je veux rassembler la gauche, je n'ai pas participé à ces divisions. Je veux être le président qui tourne la page de toutes ces divisions. Il y a un environnement international incertain". Il attaque le candidat de la droite et du centre. "Déjà, la droite ne représente plus une espérance", explique-t-il.

Sylvia Pinel explique que "sa candidature est singulière". "Je veux montrer un niveau commun, le projet de société du Parti radical de gauche. Je sais aussi quelles sont les préoccupations majeures de nos compatriotes avec la sécurité, la croissance, l'emploi, et l’Europe (...) Je veux plus d’Europe, je souhaite que la gauche se retrouve et se rapproche".

Benoît Hamon : "J’ai une conviction. Nous vivons des bouleversements inédits. La manière dont nous consommons, le travail qui se transforme (...) Il faut pour cela tourner la page avec les vieilles recettes (...) Je veux proposer un chemin où il y aura un nouveau pilier pour notre protection sociale le revenu universel d’existence, la transition écologique".

Arnaud Montebourg estime avoir "toujours été constant" dans ses convictions. "J’ai l'expérience de l'Etat je sais ce qu’on peut en faire ou pas. Je pense aux ouvriers de Florange, aux enseignants, cette France qui travail ou voudrait travailler. Je demande votre confiance pour battre l’extrême droite, le candidat ultra libéral brutal qu'est François Fillon".

Jean-Luc Bennahmias conclut : "Je suis candidat pour porter une idée forte. Je veux défendre l'intérêt général, faire le bilan de ce qui a été efficace et inefficace ces trente dernières années (...) avoir pour objectif le bien être de tous, ne plus supporter qu’il y a huit millions de pauvres et 6 millions de chômeurs, (...) Dire que notre démocratie, notre république sont indissociables".

21h05 - Le débat débute.

20h48 - À dix jours du premier tour de la primaire de la gauche, retrouvez toutes les informations sur le scrutin.

20h34 - Sylvia Pinel est la seule candidate de la primaire de la gauche.

20h27 - Les compteurs de temps de parole sont prêts.

20h14 - Autre thème abordé dans ce premier débat : le temps de travail. Découvrez les propositions des sept candidats sur ce sujet.

20h09 - Découvrez les coulisses du débat.

19h19 - Tout au long de la campagne, les candidats ont attaqué Benoît Hamon notamment sur le revenu universel.

19h01 - Parmi les thèmes abordés, celui du terrorisme occupera une place centrale. 
>> Retrouvez les propositions des candidats sur le thème du terrorisme

18h45 - Pour ce premier débat à gauche, les mêmes règles appliquées pour la droite seront en vigueur. Un tirage au sort a été effectuer afin de définir l'ordre de parole de chaque candidat. C'est donc Manuel Valls qui prendra la parole en premier et François de Rugy qui conclura le débat.

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