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Coronavirus et confinement : ce qu'il faut retenir de l'audition de Philippe et Véran

ÉCLAIRAGE - Le Premier ministre et le ministre de la Santé ont répondu durant plusieurs heures, mercredi 1er avril, aux questions d'une quarantaine de députés sur la gestion de la crise du coronavirus.

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Coronavirus : que faut-il retenir de l'audition d'Édouard Philippe et Olivier Véran Crédit Image : Thomas SAMSON / AFP | Crédit Média : William Galibert | Durée : | Date :
William Galibert et Ryad Ouslimani

C’est une visioconférence exceptionnelle qui a eu lieu mercredi 1er avril. Le Premier ministre Édouard Philippe et le ministre de la Santé Olivier Véran passaient une audition devant une quarantaine de députés

Le premier point abordé a été celui de la sortie du confinement. Si ce dernier va sans doute durer au-delà du 15 avril, et atteindre les 6 semaines demandées par les scientifiques, le gouvernement travaille déjà sur des scénarios de sortie. 

Si certains espéraient un retour à la normale rapide, le Premier ministre a remis les choses au clair. Le déconfinement sera long et s’apparente à un vrai casse-tête pour le gouvernement. 

"Nous ne nous acheminons pas vers un déconfinement qui serait général et absolu, en une fois, partout et pour tout le monde", a ainsi indiqué Édouard Philippe. Il a aussi indiqué que des équipes travaillent sur des scénarios "en fonctions des hypothèses"

Quid du baccalauréat ?

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Le gouvernement souhaite ainsi "exposer des perspectives" aux Français. Le but étant avant tout de prévenir un rebond de la maladie en laissant toute la population circuler à nouveau librement. Pour ce faire, trois hypothèses sont sur la table. La première serait de procéder par région, selon leur degrés d’exposition à l’épidémie. Ensuite, il se pourrait que ce soit fait par tranches d’âge, et enfin éventuellement en fonction des tests qui auront été réalisés

Concernant le respect du confinement en France, entre le 17 et le 31 mars, 5,8 millions de contrôles ont été effectués, avec à la clé 359.000 infractions relevées, a indiqué le gouvernement. 

Toujours devant les députés, Édouard Philippe a abordé la question du baccalauréat. "Il nous paraît délicat d’imaginer faire comme si de rien n’était", a-t-il indiqué. Sur la table, on trouve l’hypothèse d’un contrôle continu total, sans épreuves finales ; mais il se pourrait aussi qu’il y ait une ou deux épreuves. Jean-Michel Blanquer devrait communiquer à ce sujet en fin de semaine. 

Gérer une crise "sans précédent"

Concernant le "tracking" qui consiste à utiliser les données des smartphones des particuliers afin de traquer l’épidémie, la loi française ne permet pas de recourir à cette méthode. S’il y a une réflexion en cours, Édouard Philippe a assuré qu’elle ne se ferait que via le volontariat, avec le choix de télécharger une application, sans que ce soit imposé

Par ailleurs, le chef du gouvernement s'est exprimé concernant la gestion globale de la pandémie et la préparation de la France à la vague du Covid-19. "Nous ne savons pas tout", a dit d'emblée le Premier ministre devant la mission d'information de l'Assemblée en visioconférence, ajoutant que l'exécutif devait prendre des décisions dans cette crise "sans précédent" avec des informations "parfois incomplètes et souvent contradictoires".

Le titulaire du perchoir Richard Ferrand (LaREM), président et rapporteur général de cette mission qui précède une future commission d'enquête, avait averti auparavant qu'il fallait veiller "à ne pas entraver l'action de l'exécutif dans cette phase de crise".

Plus d'un milliard et demi de masques

"Le temps des éventuelles remises en cause, légitimes, viendra, mais une fois le plus fort de la crise derrière nous", a ajouté Richard Ferrand, face à Édouard Philippe et au ministre de la Santé Olivier Véran dans une salle du Palais Bourbon.

Concernant la délicate question de la pénurie de masques, c'est Olivier Véran qui a pris le relai. La France a commandé "plus d'un milliard et demi de masques en France et à l'étranger", a indiqué Olivier Véran. "Nous avons de quoi tenir durablement" en médicaments mais "devons faire attention à la ressource", a souligné pour sa part le Premier ministre.

Le député non-inscrit, Joachim Son-Forget, médecin, a mis sur la table la question du traitement par la chloroquine, s'attirant les foudres d'Olivier Véran pour qui il faut "un minimum de preuves démontrées scientifiquement de son efficacité".

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