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"Gilets jaunes" : Emmanuel Macron pointé du doigt par les oppositions

Marine Le Pen a appelé Emmanuel Macron à "répondre" concrètement aux attentes des "gilets jaunes". Laurent Berger et Ségolène Royal ont aussi demandé au chef de l'État de prendre ses responsabilités.

Les "gilets jaunes" avaient envahi les voies de l'autoroute A6 au niveau du péage de Limas (Rhône)
Les "gilets jaunes" avaient envahi les voies de l'autoroute A6 au niveau du péage de Limas (Rhône)
Crédit : JEFF PACHOUD / AFP
Claire Gaveau & Léa Stassinet

C'est un dimanche 25 novembre animé sur le plan politique que devrait connaître la France. En effet, les scènes de chaos qui ont animé les Champs-Élysées à l'occasion de la manifestation des "gilets jaunes", samedi 24 novembre, ont marqué l'opinion et provoqué des réactions de tous les bords politiques. 

Christophe Castaner a ainsi félicité les forces de l'ordre, qui ont "su apporter une réponse proportionnée et c'était essentiel", a-t-il estimé. Emmanuel Macron a lui exprimé sa "honte" face à ces incidents, dénonçant ceux qui ont "agressé" les forces de l'ordre et "violenté d'autres citoyens".

Les débordements de la mobilisation qui a rassemblé plus de 106.000 personnes selon le ministère de l'Intérieur ont donné lieu à 130 interpellations. Sans compter les nombreux dégâts sur le matériel urbain lors de la bataille rangée entre police et manifestants perturbateurs

Suivez les événements de la journée

21h35 - Dans un entretien accordé au Parisien, dimanche 25 novembre, Laurent Berger estime que le mouvement des "gilets jaunes" est "légitime", même s'il condamne les violences qui ont émaillé les manifestations. "Les inégalités vont faire crever notre démocratie. Mon rôle n’est pas de me réfugier dans le silence. Car lorsque nous serons dans un moment démocratique plus compliqué, il sera trop tard pour se réveiller", a déclaré le secrétaire général de la CFDT.

20h48 - À Toulouse hier, cinq journalistes de BFMTV et de Cnews ont porté plainte après s'être fait agressés lors d'une manifestation des "gilets jaunes". En conséquence, plusieurs journalistes de la région ont lancé ce dimanche un appel au boycott de la couverture des "gilets jaunes", "en solidarité avec (les) collègues toulousains agressés".  

20h28 - Marine Le Pen a appelé Emmanuel Macron à "répondre" concrètement aux attentes des "gilets jaunes" qu'elle dit soutenir "plus que jamais", mais pas par un "machin écologique" ou une "prime à la transition des chaudières". "C'est le peuple, ce mouvement des 'gilets jaunes', Est-ce que je le soutiens ? oui, évidemment, plus que jamais puisque le président Emmanuel Macron refuse de leur répondre", a lancé la présidente du Rassemblement national sur LCI. 

19h51 - Les "gilets jaunes" veulent s'organiser et se structurer. Selon nos informations, il se réunissent ce soir pour désigner cinq porte-parole. 

19h12 - L'autoroute A6, où le trafic était dévié depuis samedi entre Lyon et Mâcon après des actions des "gilets jaunes", est partiellement rouverte à la circulation depuis ce dimanche 18h au niveau du péage de Limas (Rhône), selon le gestionnaire de cet axe routier. Samedi matin, plusieurs centaines de "gilets jaunes" avaient envahi les voies au niveau de Villefranche-sur-Saône.

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19h01 - Mardi 27 novembre, Emmanuel Macron annoncera toute une série de mesures visant à faire baisser la facture d'énergie des Français de 500 euros. Le chef de l'État devrait ainsi évoquer la création d'un crédit d'impôt pour les fenêtres, ainsi qu'une prime pour la réalisation de travaux à destination des ménages les plus modestes

17h13 - Un homme de 27 ans était en garde à vue ce dimanche, soupçonné d'avoir "gravement blessé à l'oeil" un policier "par un jet d'écrous" samedi soir lors de la dispersion d'un rassemblement de "gilets jaunes" sur les Champs-Elysées. Ce policier, qui se trouvait toujours au bloc opératoire dimanche en milieu d'après-midi, fait partie des compagnies d'intervention de la Préfecture de police. "Les médecins sont sceptiques sur les chances de sauver son oeil", indique une source proche du dossier. 

16h15 - Ségolène Royal a appelé "solennellement" Emmanuel Macron à avoir "le courage de retirer une mauvaise réforme" en renonçant à la hausse des taxes sur les carburants. "Rien ne peut se faire, aucun dialogue ne peut se nouer, si les taxes mises à l'aveugle sur les carburants ne sont pas retirées, c'est ce que je demande solennellement aujourd'hui", a lancé Mme Royal sur France 3, au lendemain d'une nouvelle journée de mobilisation des "gilets jaunes" émaillée de violences. 

15h51 - Sur Twitter, Donald Trump a évoqué la mobilisation des "gilets jaunes" et en a profité pour à nouveau critiquer l'Union européenne. "Les vastes et violentes manifestations en France ne prennent pas en compte à quel point les Etats-Unis ont été mal traités sur le plan du commerce par l'Union européenne ou sur nos dépenses justes et raisonnables pour notre GRANDE protection militaire. Il faut remédier à ces deux sujets bientôt", a écrit le président américain. 

14h31 - À La Ciotat dans les Bouches-du-Rhône, onze personnes ont été interpellées après le saccage d'un péage sur l'A50. Aucune ne faisait partie des "gilets jaunes", a précisé une source policière. L'échangeur avait été choisi comme point de ralliement des manifestants, où 500 "gilets jaunes" s'étaient regroupés samedi. 

13h40 - Les dégâts sont nombreux sur les Champs-Élysées au lendemain de la manifestation des "gilets jaunes". Toutes les photos dans notre diaporama.

Des barrières entassées, symboles des barricades de la manifestation du 24 novembre, sur les Champs-Élysées
Des barrières entassées, symboles des barricades de la manifestation du 24 novembre, sur les Champs-Élysées
Crédit : FRANCOIS GUILLOT / AFP
Des barrières entassées, symboles des barricades de la manifestation du 24 novembre, sur les Champs-Élysées
Une terrasse sur les Champs-Élysées détruite lors de mobilisation des "gilets jaunes", le 24 novembre 2018
Restaurants incendiés, devantures caillassées... Les enseignes des Champs-Élysées n'ont pas été épargnées le 24 novembre
Des barrières entassées, symboles des barricades de la manifestation du 24 novembre, sur les Champs-Élysées Crédits : FRANCOIS GUILLOT / AFP
Une terrasse sur les Champs-Élysées détruite lors de mobilisation des "gilets jaunes", le 24 novembre 2018 Crédits : FRANCOIS GUILLOT / AFP
Restaurants incendiés, devantures caillassées... Les enseignes des Champs-Élysées n'ont pas été épargnées le 24 novembre Crédits : FRANCOIS GUILLOT / AFP
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13h28 - À la mi-journée, quelque 18.000 personnes ont répondu "participer" à l'appel d'un nouveau rassemblement à Paris le 1er décembre prochain. 14.000 personnes se disaient également intéressées.

12h34 - Le couvre-feu décrété mardi à l'île de la Réunion, secouée par une flambée de violences en marge du mouvement des "gilets jaunes", a été levé par la préfecture, soulignant "l'évolution favorable" de la situation en dépit d'une douzaine de barrages maintenus. 

12h16 -  Selon Gérald Darmanin, le mouvement des "gilets jaunes" est contradictoire. "Ils veulent à la fois moins de taxes et plus de services publics", dit-il.

12h10 - Sur la création d'un Haut conseil pour le climat, Gérald Darmanin estime que c'est "à la fois nécessaire et insuffisant". 

12h05 - Gérald Darmanin confesse qu'il y a "peut-être trop d'impôts en France". Et de poursuivre : "Aujourd'hui, il faut baisser les dépenses publics avant de faire ce que faisait le gouvernement de monsieur Hollande".

12h02 - Interrogé sur les "gilets jaunes", Gérald Darmanin appelle à distinguer les "honnêtes gens" des "casseurs professionnels de la République". "Je voudrai distinguer les personnes qu'on appelle les 'gilets jaunes' qui ont manifesté face à la politique du gouvernement mais aussi face à 20 ou 30 ans de ras-le-bol fiscal. Mais ce n'est pas ces personnes que j'ai vu sur les Champs-Élysées".

12h00 - Gérald Darmanin, le ministre de l'Action et des Comptes publics, est l'invité du "Grand Jury" ce dimanche. Une interview à suivre en direct sur RTL.fr.

11h28 - Le député La France Insoumise Alexis Corbière a appelé Emmanuel Macron à "revenir aux urnes" pour répondre à la mobilisation des "gilets jaunes" qui est d'abord "une grande protestation contre la vie chère".  

10h47 - Vers un troisième rassemblement ? C'est en tout cas ce que laisse penser un nouvel événement sur Facebook, intitulé "acte 3 Macron démissionne", prévu le 1er décembre prochain.

10h42 - "On va vers la révolution". Voici les mots d'un coordinateur du mouvement à Bordeaux alors que 100.000 personnes ont manifesté partout en France hier. "Emmanuel Macron, savoir avoir reçu personne de notre mouvement, décide qu'il va tout régler tout seul", attaque-t-il. Un témoignage à retrouver en intégralité ici. 

10h34 - La vie reprend peu à peu son cours sur les Champs-Élysées même s'il reste encore certaines carcasses de motos brûlées, barricades et barrières. Une nouvelle journée qui commence pour les commerçants de la célèbre avenue malgré d'importants dégâts parfois. "C'est extrêmement violent. Les équipes sont un peu marquées et choquées et on est dans la crainte que ce genre de mouvement puisse se reproduire", explique le directeur du Fouquet's.

À écouter

Sur les Champs-Élysées, la vie reprend peu à peu son cours au lendemain de la mobilisation des "gilets jaunes"
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10h21 - Les Champs-Élysées ont été intégralement rouverts à la circulation ce dimanche matin malgré la présence de nombreux stigmates sur l'avenue.

10h04 - Le bilan a été revu à la hausse à Paris. Selon les derniers chiffres communiqués par la préfecture de police, 103 personnes ont été interpellées et 101 placées en garde à vue après les exactions d'hier sur les Champs-Élysées.

09h53 - Paris, Toulouse, Colmar... Retrouvez toutes les images de la mobilisation du 24 novembre dans notre diaporama.

Des feux sont toujours allumés sur les Champs-Élysées ce samedi soir.
Des feux sont toujours allumés sur les Champs-Élysées ce samedi soir.
Crédit : BERTRAND GUAY / AFP
Des feux sont toujours allumés sur les Champs-Élysées ce samedi soir.
Des manifestants de l'ultra-droite barricadés derrière un "barrage" avec du matériel urbain, le 24 novembre 2018
Un "gilet jaune" brandit un drapeau tricolore au pied de l'Arc de Triomphe
Une épaisse fumée noire s'élevant dans le ciel parisien au milieu de l'avenue des Champs-Élysées
Les manifestants se protègent face au canon à eau des forces de l'ordre
Des feux sont toujours allumés sur les Champs-Élysées ce samedi soir. Crédits : BERTRAND GUAY / AFP
Des manifestants de l'ultra-droite barricadés derrière un "barrage" avec du matériel urbain, le 24 novembre 2018 Crédits : FRANCOIS GUILLOT / AFP
Un "gilet jaune" brandit un drapeau tricolore au pied de l'Arc de Triomphe Crédits : Lucas BARIOULET / AFP
Une épaisse fumée noire s'élevant dans le ciel parisien au milieu de l'avenue des Champs-Élysées Crédits : FRANCOIS GUILLOT / AFP
Les manifestants se protègent face au canon à eau des forces de l'ordre Crédits : FRANCOIS GUILLOT / AFP
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08h57 - "On assiste à une grande manipulation d'État, et les Français ne sont pas dupes", conclut le président de Debout la France.

08h53 - Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout la France, assure que "la quasi totalité des 'gilets jaunes' sont des gens pacifiques". "Ce sont des honnêtes gens, qui travaillent, qui n'ont rien à voir avec la grande mise en scène des Champs-Élysées instrumentalisée de manière méprisante par le gouvernement (...) C'est un cri de souffrance qu'il faut entendre", dit-il sur RTL.

08h32 - Pourquoi les casseurs n'ont pas été neutralisés dès le début de la manifestation ? Cette question se pose au lendemain de la mobilisation des "gilets jaunes". David Le Bars, secrétaire général du Syndicat des Commissaires de la Police nationale, a expliqué les nombreux risques dans cette situation au micro de RTL.

08h07 - Selon les informations Journal du Dimanche, Emmanuel Macron annoncera mardi la création d'un Haut Conseil pour le climat. Composé d'experts, son objectif sera de limiter les crispations sur la politique énergétique et ses conséquences fiscales.

08h01 - Dès hier, Emmanuel Macron a tenu à réagir aux nombreuses violences en exprimant sa "honte" sur Twitter et en remerciant les forces de l'ordre mobilisées partout en France. "Pas de place pour ces violences dans la République", a-t-il écrit sur le réseau social.

07h56 - "Emmanuel Macron récolte ce qu'il a semé", a estimé le chef de file des sénateurs Républicains, Bruno Retailleau, au lendemain de la mobilisation des "gilets jaunes" marquée par des violences. "À force de détruire méticuleusement les corps intermédiaires, il se retrouve seul face aux Français. Quand on se prend pour Louis XIV, on peut s'attendre à des frondes", affirme le sénateur de Vendée dans le Journal du dimanche.

07h34 - Cet acte 2 des "gilets jaunes" a évidemment été marqué par les nombreux incidents à Paris... Les Champs-Élysées ont été le théâtre de violents débordements alors que des casseurs se sont mêlés aux manifestants.

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07h25 - Si 69 personnes ont été interpellées à Paris, 130 arrestations ont été comptabilisées partout en France.

07h21 - L'acte 2 du mouvement de contestation des "gilets jaunes" a bien moins mobilisé que le premier. 106.301 manifestants ont été recensées dans toute la France, dont 8.000 à Paris, contre 282.710 au total une semaine auparavant, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur.

07h00 - Bonjour et bienvenue sur RTL.fr pour suivre les réactions au lendemain d'un samedi 24 novembre très mouvementé lors de la mobilisation parisienne des "gilets jaunes". 

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