23 min de lecture Présidentielle 2017

Présidentielle 2017 : revivez "Le Grand Débat" avec les 11 candidats

MINUTE PAR MINUTE - Pour la première fois, les 11 candidats de l'élection présidentielle se sont affrontés mardi 4 avril, au cours d'un débat télévisé.

"Le Grand Débat" : 10 des 11 candidats à la présidentielle 2017, Philippe Poutou ayant refusé de prendre la pose
"Le Grand Débat" : 10 des 11 candidats à la présidentielle 2017, Philippe Poutou ayant refusé de prendre la pose Crédit : Lionel BONAVENTURE / POOL / AFP
MariePierreHaddad75
Marie-Pierre Haddad
Journaliste RTL

Pour la première fois de l'histoire de la Vème République, tous les candidats à la présidentielle se retrouvent sur le même plateau pour un débat télévisé. Diffusée par BFMTV et Cnews, l'émission de ce mardi 4 avril met aux prises Nathalie Arthaud, François Asselineau, Jacques Cheminade, Nicolas Dupont-Aignan, François Fillon, Benoît Hamon, Jean Lassalle, Marine Le Pen, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon et Philippe Poutou. 

En 2012, France 2 avait divisé son débat en deux émissions de cinq candidats, au cours desquelles les prétendants à l'Élysée s'étaient succédé sur le plateau.

Ce soir, les 11 candidats ont été interrogés sur trois thèmes : "Comment créer des emplois ?", "comment protéger les Français ?" et "comment mettre en oeuvre votre modèle social ?". Chacun a répondu en une minute et demie et pourra interpeller une personne présente sur le plateau, pour un temps de parole total de 17 minutes. 

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Nombre de votes : 2689279 *Sondage à valeur non scientifique

Revivez le débat en direct

00h53 - Après plus de trois heures de débat, voici ce qu'il faut retenir de cette soirée

00h15 - Il est temps pour les candidats de conclure.

Jean-Luc Mélenchon : "Il faut en finir avec l'argent roi. C'est lui qui divise les êtres humains et divise la nature. Il faut tout remettre à plat. Plus personne à la rue, dans la misère ou la gêne. Il y a une guerre qui vient et qui monte et qui tend à se généraliser. Voilà l'Avenir en commun qu'il faut construire maintenant. Il s'agit de changer de président et de régime mais il est question de commencer des jours heureux et de retrouver le goût du bonheur". 

Nathalie Arthaud : "Je ne veux pas rassembler les Français. Il y a une base capitaliste mais il y a des hommes et des femmes qui s'en servent pour imposer une véritable dictature. Je m'adresse aux travailleurs, à ces femmes et ces hommes. Dans cette élection, on veut nous faire élire le prochain président qui va faire reculer les retraites. La réalité est qu'on a eu droit à de beaux discours mais personne n'a dit qu'il fallait faire payer".

François Fillon : "La situation du pays est grave. Pour retrouver le goût du bonheur, on a besoin d'une transformation profonde. Il faut une alternance. Ce débat l'a monté, je suis le seul candidat qui propose cette alternance. Si les Français ne veulent pas du chaos des extrémistes et de la politique de François Hollande, je suis l'alternance".

Philippe Poutou : "Je veux une lutte contre l’accaparement des richesses. On soutient la lutte sociale et la population guyanaise. Ils sont un exemple que l'on peut résister aux politiques d'austérité et que l'on peut se faire entendre par la grève général, les occupations et les blocages. Cette colère-là doit s'étendre. Il y a des batailles sociales à mener. Voter NPA, c'est un vote utile". 

Benoît Hamon : "Je vous propose de voter pour. Pas par élimination ou défaut. Pour le futur désirable que je veux incarner. Pour la transition écologique, la transformation du travail. Vous êtes la France dans tout son métissage. Ce qui nous uni c'est la République. Je veux vous unir dans un projet de justice sociale". 

Nicolas Dupont-Aignan : "J'ai entendu beaucoup de promesses. Ceux qui vous ont fait ces promesse n'ont-ils pas exactement fait l'inverse ? On nous parle de vote utile mais cela fait des années que vous votez utile et c'est profondément inutile pour vous. Sont-ils capables ? Je crois, comme gaulliste et républicain à un patriotisme humaniste. Je suis convaincu que vous, Français, vous êtes capable quand l'heure est grave de vous rassembler".

François Asselineau : "Je suis le seul qui vous propose dès mon élection à l'Élysée d'entamer la sortie de la France de l'Union européenne, de l'euro et de l'OTAN. N'ayez pas peur. Savez-vous que la France donne chaque année 23 milliards d'euros à l'Union européenne et n'en reçoit que 14. Si vous votez pour l'un des dix candidats qui proposent une autre Europe, il sera obligé d'appliquer les grandes orientations de politiques économiques".

Emmanuel Macron : "Le projet que je propose est celui de tourner la page avec les 20 dernières années de notre vie politique et faire l'alternance de l'efficacité". 

Jacques Cheminade : "Il faut retrouver les jours heureux de la libération. Il faut se libérer de l'occupation financière. C'est une nouvelle libération. Pour y aller, il faut faire sauter le verrou financier qui nous opprime". 

Jean Lassalle : "Vous qui croyez encore aux forces de la civilisation. Il faut engager un effort de guerre pour sauver la paix. Il faut transmettre à ce grand et beau pays, la paix. je veux organiser la transmission du savoir. Il faut que notre pays fasse corps avec sa jeunesse. À ce moment-là nous reviendrons un pays qui a du bonheur à vivre ensemble".

Marine Le Pen : "Les Français ont une nation et une patrie. La religion et l'origine n'ont aucune importance. Vous êtes des propriétaires, avec des droits. Vous n'avez aucune raison de désespérer. Il est possible de s'en sortir mais il faut reprendre notre souveraineté nationale pour exprimer tous vos désirs. N'ayez pas peur de la liberté". 

00h09 - Interrogé sur la moralisation de la vie politique, François Asselineau a prôné une indépendance vis-à-vis des banques, fustigeant l'endettement de ses concurrents dans l'élection présidentielle.

00h06 - Philippe Poutou s'est dressé contre le référendum de Notre-Dame-des-Landes, qu'il a qualifié de "trafiqué". Il a ainsi attaqué François Fillon. Le candidat du Nouveau parti anticapitaliste a violemment critiqué François Fillon et Marine Le Pen sur les affaires judiciaires.

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Philippe Poutou attaque François Fillon et Marine Le Pen et se fait applaudir Crédit Image : Capture d'écran BFMTV | Crédit Média : RTLNET et BFMTV | Date :

23h54 - Nicolas Dupont-Aignan : "La question n'est pas d'avoir plus de service public. Sur la politique d'aménagement du territoire, il faut retrouver une vraie politique. Qui peut se payer une maison de retraite à 2.000 euros. Je propose que l'on arrête de brader des services publics à des entreprises privées. Il y a des solutions, ce n'est pas l'un ou l'autre. Il faut un gouvernement qui l'emporte sur les intérêts particuliers".

Jean-Luc Mélenchon : "Notre nation s'est construite autour de l'État et des services publics. Nous parlons de la République elle-même. Il faut reconstituer tout ce qui a été détruit. Il faut créer des centres de santé et recruter des médecins fonctionnaires. Il y a de nouveaux services à créer".

Emmanuel Macron : "On ne peut pas avoir deux camps : on aime le service public et de l'autre côté dire qu'il faut faire de grosses économies quand on a pas su le faire par le passé. Derrière ces chiffres, il y a des femmes et des hommes. Il faut défendre le service public, ils sont le socle de notre égalité. Mais il faut faire des choix".

23h37 -  Comment mettre en oeuvre votre modèle social ?

Marine Le Pen  : "Quand des candidats vous proposent de réduire la Sécurité sociale, c'est pour permettre aux mutuelles et aux assurances privées de prendre le relais. Le service public à la français, c'est essentiel car c'est ce qui permet d'avoir l'égalité".

Benoît Hamon a interpellé les journalistes sur le temps de parole de Marine Le Pen qui a dépassé les 17 minutes. 

François Asselineau : "Je proposerai de renationaliser si nécessaire EDF, GDF, Orange, La Poste. Ca suffit que les banques qui dégagent des profits pour les actionnaires et des pertes pour les contribuables, ce n'est as tolérable. Les Français sont attachés à ce que l'État assure la justice et l'égalité". 

François Fillon : "La question de la dette est au cœur du débat. Ne pas vouloir traiter la question de la dette française, c'est s'interdire de vouloir traiter les autres sujets évoqués. Jamais je n'ai imaginé privatiser la Sécurité sociale. Je propose qu'il y ait un organisme qui contrôle les mutuelles".

Benoît Hamon : "Les fonctionnaires ne se lèvent pas le matin pour 'fonctionnariser'. Ce sont des femmes et des hommes qui ont tenu le pays. Avec votre arrogance, vous nous dites qu'ils vont devoir faire des sacrifices. Respectez les personnes qui travaillent pour notre pays. Je vous le dis les yeux, dans les yeux. Il y a un vrai clivage entre nous". 

Jacques Cheminade : "Vous êtes des grandes gueules. Les plus faibles vont se révolter. Je propose de respecter les textes que l'on a signés et de ne pas les violer. Il faut une France forte et défendre nos sièges aux Nations Unies. Il faut plus pour la culture et l'éducation. Tout ce dont on parle, ce n'est pas la réalité".
 
23h04 - Comment comptez-vous organiser une démocratie exemplaire ?

Nathalie Arthaud : "Quand on est élu, on a plus de responsabilité et on ne devrait pas avoir tous ces passe-droit. C'est écœurant et insupportable. Surtout quand les autres candidats prônent la tolérance zéro. Quand on est travailleur, on rend des comptes tous les jours". 

Benoît Hamon : "Nous vivons dans une démocratie alternante. Il n'y a pas assez de démocratie. Je propose un 49.3 citoyen. Nous pourrions permettre aux citoyens que ce qui les préoccupent soit à l'ordre du jour au Parlement. Je suis favorable à une VIe République. Nous ne pouvons plus avoir un régime qui fonctionne autour d'un seul homme ou d'une seule femme. Je veux faire respirer la démocratie". 

Philippe Poutou : "La population doit pouvoir décider. La seule garantie de démocratie est que la population puisse décider intégralement. Il faut le contrôle par en bas. Un élu doit être révocable à tous moments".

Jean-Luc Mélenchon : "Le pays doit se refonder. Nous devons trouver la forme qui permet de marier la stabilité des institutions. Il faut donner le droit de révoquer un élu. Il faut aussi que les institutions soient stables pour que le pays puisse être gouverné". 

Jacques Cheminade : "Le système électoral est verrouillé. On favorise ceux qui ont déjà de l'argent, contre ceux qui n'en n'ont pas".

Emmanuel Macron : "Je ne fais pas partie de celles et ceux qui pensent que les élus sont mauvais. Mais il faut limiter dans le temps les mandats des parlementaires. Le renouvellement va se faire. La moitié des investitures d''En Marche !' seront données à des femmes et des hommes de la société civile. Je veux un gouvernement resserrer et paritaire. Les parlementaires auront plus de temps pour évaluer la vie publique".

François Fillon : "La plupart des grandes démocraties ont des constitutions très anciennes. Il y a des urgences aujourd'hui, c'est le redressement économique et social. Si on se lance dans une grande bataille institutionnelle, on laissera ça de côté. Il faut un gouvernement resserrer et paritaire avec des ministres qui ont des objectifs à trois ans. Il faut diminuer le nombre de parlementaires".

Marine Le Pen : "Je veux faire une révision constitutionnelle, par intermédiaire d'un référendum. Je soumettrait tout cela au peuple français. On a parlé de protection contre le terrorisme, mais je veux protéger l'identité des Français. La protection du patrimoine est essentielle et les Français l'attendent. Ils se sentent bousculés dans leur mode de vie, leurs codes... Les crèches font parties de notre patrimoine historique et culturel et sur la base de ce texte, les maires pourront mettre des crèches dans les mairies". 

"Fichez-nous la paix avec la religion", attaque Jean-Luc Mélenchon. "Les crèches dans les mairies ne participent pas à la religion mais aux racines de notre pays", lui répond Marine Le Pen

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"Fichez-nous la paix avec la religion" réprimande Mélenchon à Le Pen sur les questions de laïcité Crédit Image : LIONEL BONAVENTURE / AFP | Crédit Média : RTLNET | Date :

Nathalie Arthaud : "'C'est une façon d'avancer sur votre racisme', dit-elle en s'adressant à Marine Le Pen. Dans la Constitution, il est inscrit le droit à l'emploi. Le problème est la dictature de la classe capitaliste. Le changement de République n'y changera rien".

François Asselineau : "J'instaurerai la reconnaissance du vote blanc. Si lors d'un scrutin, le vote blanc arrive en tête, il est annulé et reporté de plusieurs mois. Il est ensuite refait et les candidats qui participaient au premier scrutin n'ont pas le droit de s'y représenter".

Nicolas Dupont-Aignan : "J'aimerai que tous les candidats s'engagent à ce qu'on puisse se retrouver sur France Télévisions. L'élection présidentielle est l'élection suprême de la Ve République. Sur le vote blanc, il est vital de prendre en compte la colère populaire. Le vote blanc reconnu, cela permettrait de le comptabiliser. Au-dessus de 50%, l'élection serait annulée et les candidats ne pourraient pas se représenter".

Jean Lassalle : "Je ne veux pas changer de République. Notre pays est assez fracturé. Je veux instaurer la commune qui a été mise à mal par le dernier gouvernement. Il faut rassembler les Français". 

22h35 - Qu'est-ce qu'un président exemplaire ?

Jean-Luc Mélenchon : "Je veux convoquer une constituante pour une VIème République. Le peuple aura le droit de révoquer un élu en cours de mandat, fut-ce le président de la République, lui-même. Il faut rendre inéligible à vie quiconque se fait condamner. Je veux un haut commissaire qui devra coordonner tous les moyens légaux pour récurer les écuries d'Augias de notre pauvre pays".

Nicolas Dupont-Aignan veut qu'une personne condamnée ne puisse pas être candidate à une élection.

Jean Lassalle : "Je n'aurai aucune difficulté à être un président exemplaire. Ça fait 40 ans qu'il n'y en a pas eu".

Philippe Poutou : "On connaissait les histoires de triche et de vol. Depuis janvier, on a Fillon. Que des histoires. Plus on fouille, plus on sent la corruption. En plus, ce sont des bonhommes qui nous expliquent qu'il faut la rigueur et qui piquent dans les caisses. Et puis, il y a Le Pen. Elle est anti-européenne et pique dans les caisses de l'Europe. Et elle se protège avec l'immunité de l'Europe". Le candidat du NPA a provoqué à deux reprises des applaudissements de la part du public.

Marine Le Pen : "Monsieur Poutou doit être également contre les salariés protégés (...) Je suis concernée par des affaires dans lesquelles il n'y a pas l'ombre d'un soupçon d'enrichissement personnel. Mes parlementaires travaillent pour combattre l'Europe". La candidate du FN s'est emportée après avoir été interrogée à plusieurs reprises sur les affaires qui la touchent : "C'est un débat ou un interrogatoire ? Il semblerait que les procureurs aient mis leur veste ou leur robe".

Benoît Hamon : "Beaucoup de nos compatriotes considèrent que nous sommes des privilégiés. Il faut faire tomber les privilèges. Je suis d'accord avec Nicolas Dupont-Aignan à propos du casier vierge. Je veux une loi de moralisation de la vie publique".

Emmanuel Macron : "Il faut commencer par respecter la justice. Ne pas l'attaquer lorsqu'elle fait son travail et respecter la présomption d'innocence". Le fondateur d'En Marche ! vise en même temps François Fillon et Marine Le Pen, d'un côté, et Philippe Poutou, de l'autre. "Je porterai dans les toutes premières semaines, une loi de moralisation de la vie politique et publique".

Nicolas Dupont-Aignan interpelle Emmanuel Macron sur son travail au sein de la banque Rotschild. Leur dialogue est interrompu par les journalistes.

François Fillon : "Si je suis élu, je demanderai à trois magistrats de faire une proposition sur l'amélioration des règles qui président à la moralisation de la vie publique. Un président exemplaire dit la vérité aux Français sur la réalité. Il respecte son premier ministre, son gouvernement et l'équilibre des pouvoirs. Il ne se sert pas de son pouvoir pour affaiblir ses adversaires." Le candidat LR hausse le ton : "Je suis toujours là et personne ne pourra m'intimider".

Jacques Cheminade : "Il faut arrêter la corruption. Il faut mettre en place une moralisation politique et non pas une moralisation contre l'un et l'autre".

François Asselineau : "Il faut un casier judiciaire vierge pour ceux qui se présentent à un mandat. Je propose que les partis politiques ne puisent plus être financés par des banques. Ce sont les banques qui donnent après des instructions. Nous avons zéro euro d'emprunt auprès des banques. Si je suis élu, je demanderai qu'aucun parti politique ne puisse bénéficier de prêt bancaire".

22h06 - Comment lutter contre le terrorisme ?

Philippe Poutou : "Le désarmement de la police est urgent. Ça sert à attaquer tout sauf des terroristes. Pour lutter contre le terrorisme, il faut arrêter l'intervention militaire. Elles sont responsables de la situation. Il faut arrêter les ventes d'armes à des pays comme le Qatar". 

Emmanuel Macron : "Les événements récents ont montré que nous sommes tous et toutes sous le risque du terrorisme avec Orly, Londres et Saint-Petersbourg. Je veux éradiquer le menace à son origine. Il y a un terrorisme islamiste qui a tué nos concitoyens. Sur notre sol, il faut continuer l'amélioration du travail effectué. Il faut reconstruire le renseignement territorial. Il a été démantelé entre 2008 et 2009 et une cellule auprès du président de la République qui permet de suivre en permanence les informations dont nous disposons".

François Asselineau : "Il faut arrêter toute complaisance avec le Qatar et l'Arabie Saoudite". Le candidat de l'UPR veut remonter le budget de la Défense à 3% du PIB et sortir de la tutelle de l'UE et de l'OTAN.

Nicolas Dupont-Aignan : "La France a été désarmée. Veut-on se donner les moyens de recruter les 50.000 militaires qui nous manquent ? Je remettrai 10 milliards d'euros dans nos armées. Sans armée, pas de lutte contre le terrorisme (...) Il faut améliorer le renseignement (...) Je proposerai une charte pour les imams de France. S'ils ne la signent pas, ils seront expuslés".

Benoît Hamon : "Le plus important, c'est que les Français s'unissent. Il n'y a pas de solution miracle (...) Je veux porter à 2% du PIB l'effort de Défense nationale". Le vainqueur du primaire de la gauche accuse Nicolas Sarkozy d'avoir fait diminuer le renseignement territorial. Le Figaro rappelle que ce dernier n'existait pas lorsque l'ancien président des Républicains était au pouvoir et n'a été instauré qu'en 2014.

Jean Lassalle : "Je vais retirer les armées du Proche-Orient tout de suite. Elles n'ont rien à y faire". Le député explique sa visite récente en Syrie : "Il faut aller voir pour savoir. Je l'ai fait en Union soviétique, en Yougoslavie et dans l'Espagne proche de Franco". L'élu veut également créer "une armée contre la cybercriminalité".

Jean-Luc Mélenchon : "Il faut développer le renseignement humain et ne pas sombrer dans la technique. Il faut punir les complices du terrorisme". Le député européen veut punir Lafarge, qui a "avoué avoir payé Daesh pour pouvoir continuer à produire son foutu ciment".

Marine Le Pen : "Il faut retrouver nos frontières. Un nombre important de terroristes s'est glissé dans nos flux de migrants, notamment des responsables de l'attentat du Bataclan (...) Il faut recruter 15.000 policiers et gendarmes supplémentaires". Reprochant sa politique à François Fillon, Marine Le Pen tacle : "La France est une université de jihadistes". Des propos qui ont provoqué l'ire de Benoît Hamon.

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"La France est une université des djihadistes", dit Marine Le Pen Crédit Image : LIONEL BONAVENTURE / AFP | Crédit Média : RTLNET et BFMTV | Date :

François Fillon : le candidat des Républicains considère, comme Jean-Luc Mélenchon, qu'il faut sanctionner les complices de terrorisme, tels que Lafarge. L'ancien premier ministre a également répondu à Marie Le Pen : "Il y a exactement le même nombre de militaire aujourd’hui qu’en 2012".

Jacques Cheminade appelle à la fin de la "Françafrique" et veut mettre en place une politique de développement afin de ne pas se contenter d'intervenir militairement dans certains pays, tels que le Mali. "Aujourd'hui, on ne contrôle pas la situation".

Nathalie Arthaud : "Je ne me saisirai pas de chaque attentat pour faire des amalgames entre immigrés, terroristes et musulmans, ce que vous faites, madame Le Pen et monsieur Fillon".

22h05 - Emmanuel Macron et Marine Le Pen ont débattu de l'Europe.

22h02 - Benoit Hamon a évoqué plusieurs mesures pour réduire le taux de chômage et créer de l'emploi. Sa proposition phare, le revenu universel, en fait partie. >> Retrouvez ses propositions pour le retour de l'emploi

22h - Que proposent les candidats sur le travail détaché ?

21h47 - Marine Le Pen estime que François Asselineau "est injuste". "Vous ne pouvez pas dire que ma démarche n'est pas franche ou sincère. Je veux que ce soit les Français qui décident. Il faut tenter cette négociation. L'intégralité des pays qui souffrent profiteront de cette occasion. À l'issue de ces négociations, ce seront les Français qui décideront l'Union européenne qu'ils veulent", explique la candidate du Front national.

Jean Lassalle : "Je vais travailler avec les chefs d'État des autres gouvernements. Je ne vais pas entraîner le Frexit. Emmanuel Macron, vos marcheurs se sont arrêtés à l'Europe. Moi je me suis rendu au-delà des frontières".

Nathalie Arthaud : "Vous discutez de l'euro, parce que vous ne voulez pas vous engager sur les augmentations de salaires". 

Benoît Hamon : "Que se passe-t-il si nous sortions de l'Europe ? Quel est le plan pour les Français ? Je préfère avoir la remise en cause de l'austérité, parce que demain, pas d'Europe c'est la compétition à tout-va". 

Emmanuel Macron : "L'Europe permet de protéger. Marine Le Pen vous proposez une baisse du pouvoir d'achat, la guerre économique. Nous ne sommes ni la Suisse, ni la Corée du Sud. Je viens d'une région qui est pleine de ces cimetières. Vous ressortez les mensonges que l'on entendait dans la bouche de votre père". 

Jean-Luc Mélenchon : "Vous n'êtes pas raisonnable, vous allez d'un extrême à l'autre. L'attitude raisonnable consiste à faire une proposition alternative. De toute façon, la question de la réécriture d'un traité est engagé. Ce n'est pas chambouler le monde que d'y faire une proposition. Si vous connaissez une autre solution que la démocratie pour régler un problème, allez-y".

Benoît Hamon à Jean-Luc Mélenchon : "Votre programme sur l'Europe manque de solutions". 

Jacques Cheminade prédit qu'un "tsunami financier va arriver. Il faut se battre pour un projet et un futur. Si on critique  le présent, on n'avance pas".

21h21 - L'Europe est-elle un atout ou un handicap ?

Nicolas Dupont-Aignan : "Dans le cadre des traités actuels, il est impossible de créer de l'emploi en France. Pourquoi ce qui est valable pour le cinéma français, n'est pas valable pour les agriculteurs et les ouvriers. La France doit être la France. Ou on change de cap, ce que ne veut pas faire Emmanuel Macron ou on défend les intérêts français".

Emmanuel Macron : "J'ai l'Europe au cœur et ce projet nous rend plus forts. Mais je n'ai pas l'Europe naïve. Je suis pour être sérieux et réformer les choses. La France peut réformer les choses, c'est ce que je ferai dès le début de mon quinquennat. Je veux réformer la directive des travailleurs détachés, mais par une harmonisation sociale. Je veux une Europe qui protège les agriculteurs".

Nathalie Arthaud : "Ces discours sur l'Europe sont de la diversion. Dans les entreprises, ce n'est pas l'Europe qui force le grand patronat à augmenter le temps de travail. C'est un choix politique pour verser plus aux actionnaires. Marine Le Pen et François Asselineau trompent les travailleurs". 

Jean-Luc Mélenchon : "Nathalie Arthaud sous-estime les institutions juridiques. Je mets en cause les traités. Je crois à la puissance de la France donc je dis qu'il faut sortir des traités européens. François Asselineau, il faut parler avec les autres pays". 

Jean Lassalle : "Il faut que la France se retrouve un espace politique. Je discuterai au niveau européen. Nous assurons la sécurité de l'Europe depuis plusieurs décennies. J'ai besoin de récupérer un peu d'argent, que je vais intégrer au niveau des banlieues".

Marine Le Pen : "Il faut parler aux agriculteurs Emmanuel Macron. Ils ne peuvent pas faire concurrence aux autres pays. Nous allons regarder les emplois se détruire les uns, les autres.Pourquoi ces accords de libre-échange continuent à être défendus".

Benoît Hamon : "Les délocalisations ne sont pas seulement le fait de l'Europe. Il y a des choix stratégiques à faire. Je continue à faire le pari de la construction européenne. Je propose que demain, quand on prend des décisions en matière d'impôts cela repose sur la légitimité démocratique des parlements nationaux. L'Allemagne ne sera pas sourde à un effort de démocratie en Europe".

Philippe Poutou : "Le protectionnisme est une idée dangereuse et un piège. Ça divise les peuples et les fragilisent. On veut abroger tous les traités européens qui organisent l'austérité. Ça passera par la lutte des peuples. Il faut l'ouverture des frontières". 

François Fillon : "Les États-Unis exercent une pression extrêmement forte sur l'économie européenne et la finance. De l'autre côté, vous avez la Chine et l'Asie qui dominent l'économie mondiale. On a besoin de l'Europe. Mais qu'elle se concentre sur des objectifs stratégiques. Il faut que l'on battisse une monnaie européenne qui brise la domination du dollar. C'est une priorité absolue. L'Europe doit aussi avoir des frontières et une stratégie sur les questions numériques".

Nicolas Dupont-Aignan : "Qui peut vous croire François Fillon. Je n'ai pas trahi mes idéaux. Si vous étiez si sûr de vous, vous pouviez consulter les Français. Votre gouvernement et celui de François Hollande sont passés en force".

Jacques Cheminade : "L'Europe actuel se détruit elle-même. Cette véritable Europe, il faut la faire. il faut sortir de l'Union européenne et de l'OTAN pour faire une Europe des projets, des états nationaux soutiens. Il faut que cette Europe s'allie et qu'elle ne soit plus sous le dictat de la finance".

François Asselineau : "Pour renégocier les traités européens, il faut l'unanimité des pays de l'Union européenne. Soit on continue à enfumer les Français, soit le Frexit. Il faut le faire sereinement, juridiquement".

21h17 - Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen débattent des travailleurs détachés. "Si je suis élu, il n'y aura plus de travailleurs détachés", explique le candidat de la "France insoumise". Emmanuel Macron explique : "Le problème est le travail détaché illégal. Quand j'étais ministre, on a fait voter une loi. Je suis pour l'harmonisation sociale".

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Mélenchon face à Le Pen : "Vous vous êtes abstenue sur la directive des travailleurs détachés" Crédit Image : Capture d'écran BFMTV | Crédit Média : RTLNET et BFMTV | Date :

François Asselineau : "Il ne faut pas se tromper d'élections. Nous ne sommes pas dans les législatives. Comme le disait De Gaulle, le vrai sujet de l'élection présidentielle, c'est l'indépendance de la France. Les candidats ne vous disent pas la réalité. Tous les traités européens nous cadenassent dans une politique intenable". 

20h56 - La première partie du débat est consacrée à : "Comment créer des emplois ?"

François Fillon : "Les chiffres du taux de chômage en Europe sont cruels. Il est temps de regarder les choses sans tabou. Je propose de la liberté. Dès l'été 2017, je demanderai au Parlement de libérer le marché du travail et de permettre la libre négociations du temps de travail en entreprise, baisser de 40 milliards les charges qui pèsent sur les entreprises, développer massivement l'alternance, d'investir dans les nouvelles technologies. Mais aussi de réformer le RSI ou de supprimer une série de normes qui pèsent sur l'agriculture".

Jean-Luc Mélenchon : "Il faut rétablir l'ordre public dans notre pays. Je suis en désaccord total avec François Fillon. Il faut relancer l'activité massivement, en mettant 100 milliards d'euros sur toutes les tâches de transition écologique. Il faut augmenter les salaires pour relancer l'activité et partager le temps de travail. Il faut le réduire à 35 heures et faire un retour à la retraite à 60 ans".

Jacques Cheminade : "Il faut donner un RSA automatique à tous les jeunes de 18 à 25 ans. Si on veut créer de l'emploi, il faut des sommes importantes. Je propose 100 milliards d'euros par an, pendant cinq ans. Il faut développer l'Afrique, faire une politique de l'espace, de la mer pour créer de l'emploi productif". 

Philippe Poutou : "On voit qu'il y de l'argent. Il faut prendre là où il y a de l'argent et prendre aux patrons ce qu'ils ont piqué depuis des années. Ça passe par l'interdiction du licenciement, la réduction du temps de travail. C'est comme ça que l'on créera des emplois. Ça ne peut venir que d'en bas, par des batailles sociales".

Emmanuel Macron : "7%, c'est le chiffre de chômage qu'avait la France en 2007. Ce sont les entreprises et les entrepreneurs qui créent des emplois Il faut simplifier en supprimant le RSI et négocier davantage en entreprise le temps de travail. Il faut baisser les charges. Il faut investir et former. 60% des emplois qui existeront en France en 2030 ne sont pas connus aujourd’hui. Il faut investir dans la formation des chômeurs".

Benoît Hamon : "Je vais créer 1 million d'emplois sur mon quinquennat. Démolir le Code du travail, ça a déjà été fait. Je propose de relancer le pouvoir d'achat des Français. Le revenu universel concernera 19 millions de Français. Il faut aussi augmenter le Smic et les minimas sociaux. Il faut aider les entreprises à investir davantage. Je veux que la question de la pénibilité au travail soit prise en compte".

Jean Lassalle : "En ce qui concerne le modèle social, il faut voir ce qui travail et les gisements d'emplois invisibles. Il faut s'appuyer sur la relance de la recherche fondamentale pour trouver rapidement des solutions sur les nouvelles technologies. Il s'agit d'apprendre à ajuster. Si je créé 15.000 emplois dès le premier été, ce sera un signe extraordinaire".

Nicolas Dupont-Aignan : "J'ai écouté les uns et les autres. Ça fait dix ans que l'on nous raconte les mêmes sornettes. Il faut changer les règles du jeu. Il faut baisser les charges, uniquement pour les entreprises qui produisent en France. Il est inacceptable que vous ayez signé ces traités internationaux qui ont baissé les barrières douanières. Je propose une baisse d’impôts massive". 

Nathalie Arthaud : "Il faut commencer par le début. il faut arrêter hémorragie. Si vraiment, on veut combattre le chômage, il faut imposer aux entreprises qu'ils maintiennent les emplois. Il faut interdire les licenciements. Il faut soulager ceux qui sont au travail et créer des emplois à côté". 

Marine Le Pen : "Il y a deux éléments essentiels. L'État doit mettre en oeuvre un contexte favorable aux entreprises : ne pas avoir un État qui les écrase, qui leur crée des difficultés. Il faut baisser les charges et ça ne coûtera rien puisqu'on réoriente le CICE. Je veux réorienter tout cela avec les TPE-PME. il faut du patriotisme économique, que nos entreprises aient un avantage. Il faut du protectionnisme intelligent".

20h42 - Comment vous présentez-vous face aux Français ?

Nicolas Dupont-Aignan : "Merci à tous d'avoir accepté ce débat. les Français attendent ce moment de démocratie pour savoir qui va incarner la France. En politique, comme dans la vie, il y a ceux qui parlent et ceux qui agissent. je suis fier d'avoir redressé une ville qui étaient en faillite. J'ai toujours fait passer mes convictions gaullistes avant ma carrière"

Emmanuel Macron : "J'ai décidé d'être candidat à l'élection présidentielle, parce que je ne crois pas à la fatalité. Notre pays est bloqué par un système politique. J'ai vu cela de près (...) Je veux retrouver l'optimisme du peuple français et de prendre les mesures fortes qui s'imposent". 

Marine Le Pen : "Je suis une Française, une mère de famille, une candidate à l'élection présidentielle. Après cinq ans de droite et de gauche, notre pays que nous aimons tant est livré à l'insécurité galopante (...) Il est aussi confronté à la mondialisation sauvage. Je veux rendre la parole au peuple et je veux remettre la France en ordre. J'ai un projet clair et précis. Je ne suis ni dans le flou, ni dans le pouvoir".

Jacques Cheminade : "Je suis un homme en colère. Chaque jour, plus d'un agriculteur se suicide (...) Je me bats contre cette dictature financière. Je me bats depuis plus de 40 ans contre, pas en prophète désarmé mais avec cette arme que nous avions aux jours heureux de la libération".  

Jean Lassalle : "J'ai eu la chance de créer mon entreprise. Je me suis dressé contre la suppression des services publics en France, contre la perte des emplois. J'ai été à pied à votre rencontre. Je ne supporte plus l'hystérie qui s'est emparé de nos vie".

François Fillon : "Nous sommes en guerre, le président est le garant de la nation française et devra restaurer la fierté nationale et sauver l'Europe qui est aujourd'hui à la dérive. D'ici dix ans, mon objectif est de faire de notre pays la première puissance en Europe. Il faut de la force pour présider la France et je l'aie".

Nathalie Arthaud : "Je veux faire entendre la voix des travailleurs. Nous sommes indispensables à la bonne marche de la société. Nos intérêts sont plus légitimes que ceux de la minorité qui prospère. Avoir un emploi, un salaire correct d'un minimum de 1.800 euros est le minimum".

Jean-Luc Mélenchon : "J'ai consacré ma vie à une cause, celle du peuple et de la République. je n'ai pas de plan de carrière, je sers un combat. je veux mettre fin à la monarchie présidentielle. La finance doit rendre l'argent. Je vous invite à agir de toutes vos forces pour la paix, car la guerre menace. Je suis prêt à gouverner".

François Asselineau : "Mon parcours professionnel m'a amené dans les allées du pouvoir. Les dirigeants français n'ont plus les manettes. Toutes les grandes décisions sont désormais décidées par des institutions européennes. Tout ceci nous à l'affaiblissement du rayonnement de la France". 

Benoît Hamon : "Je n'ai pas envie d'attiser une plaie de notre époque. Je veux en finir avec l'hypocrisie. Je veux être un président honnête. Le peuple français a besoin de s'unir autour d'un président honnête. Je veux aussi être un président combattant".

Philippe Poutou : "À part Nathalie Arthaud, je suis le seul à avoir un travail normal. On nous met dans la peau des petits candidats, mais on peut parler aux noms des gens. Ras-le-bol de cette politique réactionnaire. Je veux exprimer cette colère-là et dénoncer le système capitaliste et apporter une note d'espoir".

20h41 -  Le débat débute. Chaque candidat aura une minute pour se présenter et pour conclure. 
20h00 - Débattre à 11 est un exercice extrêmement difficile. Outre le nombre de candidats présents sur le tableau, il faudra éviter la cacophonie et gérer un temps de parole individuel fortement divisé. Benoît Hamon s'est, par exemple, préparé "à la frustration liée à l'exercice", a indiqué son équipe de campagne à France Info.

Les "petits candidats" - comprenez les 6 qui n'ont pas participé au Grand Débat de TF1 le 20 mars dernier - sont peut-être ceux qui ont le plus à gagner en termes d'image et de notoriété, ce soir. Certains d'entre eux ont affiché paradoxalement une certaine forme de décontraction. Nicolas Dupont-Aignan a nagé à la piscine "pour (se) décontracter", pendant que Jacques Cheminade a "lu de la poésie", comme il l'a indiqué à RTL, ce matin. Pour Jean Lassalle, ce rendez-vous est "important mais finalement comme tous les autres". L'élu MoDem l'a affirmé : "Je ne me prépare pas".

19h44 - Le débat de ce soir est le deuxième de la campagne du premier tour. Le 20 mars dernier, François Fillon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron, Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon ont participé à une émission organisée par TF1, provoquant l'ire de leurs 6 concurrents, auxquels certains d'entre eux ont fait référence au cours de la soirée.

19h30 - Selon notre éditorialiste Alba Ventura, "un débat à onze est nécessaire mais pas franchement passionnant".

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Présidentielle 2017 : revivez "Le Grand Débat" avec les 11 candidats
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2017-04-04 20:00:00
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