24 min de lecture Présidentielle 2017

Revivez le premier débat de la présidentielle

MINUTE PAR MINUTE - Pendant 3h20 d'émission, Fillon, Le Pen, Hamon, Mélenchon et Macron ont débattu de leur programme et n'ont pas hésité à régler leurs comptes.

Fillon, Macron, Mélenchon, Le Pen et Hamon lors du débat du 20 mars sur TF1
Fillon, Macron, Mélenchon, Le Pen et Hamon lors du débat du 20 mars sur TF1
MariePierreHaddad75
Marie-Pierre Haddad
Journaliste RTL

François Fillon, Benoît Hamon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon ? Quel est le candidat qui vous a le plus convaincu ? Ces cinq candidats ont participé au débat organisé par TF1 et retransmis sur RTL et RTL.fr, ce lundi 20 mars. Cet échange a pris des airs de lancement officiel de campagne, même si celui a lieu le 21 mars. 

À plusieurs reprises, les candidats se sont interpellés et attaqués. Benoît Hamon a demandé à Emmanuel Macron de s'expliquer sur ses dons de campagne. Le candidat d'"En Marche !" a aussi débattu avec Marine Le Pen sur la laïcité. François Fillon a quant à lui eu un vif échange avec l'ancien ministre de l'Économie. Sans oublier Jean-Luc Mélenchon, qui s'est fendu d'une attaque contre Benoît Hamon et Emmanuel Macron : "Il faut bien qu'il y ait un débat au Parti socialiste".

"Le Grand Débat" : quel candidat vous a le plus séduit ?
Nombre de votes : 85311 *Sondage à valeur non scientifique

Retrouvez les temps forts du premier débat de la présidentielle

00h24 - Après plus de trois heures d'émission, le débat est terminé.

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00h16 - C'est bientôt la fin de cette émission. Il ne reste plus qu'à conclure.


François Fillon : "Mes chers compatriotes, l’enjeu de cette élection, c’est l’alternance. Je suis le seul candidat qui peut la rendre possible. Entre la révolution des extrêmes ou la conduite par d’autres moyens de la politique de François Hollande. Je suis le seul à vous proposer un vrai changement pour le redressement de notre pays. je suis le seul qui pourra disposer d’une majorité cohérente et stable".


Benoît Hamon : "Le 23 avril puis le 7 mai je vous propose un vote utile, un vote qui vous est utile, un vote utile à vos enfants, à vos petits-enfants. Nous avons pris trop longtemps l’habitude de nous rendre aux urnes pour voter contre, par dépit (...) Je vous propose de voter pour une nouvelle protection sociale qui s’adapte au travail tel qu’il est et non qu’il tel qu’il fut. Je vous propose de voter pour une VIe république, pour une Europe qui soit libérée enfin du dogme austérité et enfin pour voter pour une République bienveillante".


Marine Le Pen : "Mes chers compatriotes, rendez-vous compte que la plupart des promesses faites ce soir ne pourront être mises en oeuvre car l’Union européenne nous cadenasse, nous interdit, nous brime. À chaque fois, l’indépendance consiste à décider pour nous-mêmes". 

Jean-Luc Mélenchon : "Le monde entre dans une saison des tempêtes au sens propre, avec le changement climatique, et au sens figuré. nous ne pouvons pas affronter cette situation pieds et poings liés par la chaîne de l’argent. La cupidité doit céder la place à la vertu".

Emmanuel Macron : "Merci à l’ensemble de mes compétiteurs, nous avons mené une discussion qui, je l’espère, vous aura donné plus de clarté. La France, elle a l'énergie. Je l'ai senti ce courage du peuple français. Vous n'êtes pas le problème mais l'ordre établi n'est plus le bon. Le projet que je porte vise à mieux vous protéger, sans pour autant vous diviser et vous faire peur. C'est un projet pour être fier, nous sommes un peuple généreux, solidaire et volontaire".

00h04 - Sur le terrorisme, 

Jean-Luc Mélenchon estime qu'aujourd'hui, les actes terroristes sont pour l'essentiel le fait de l'islamisme politique. Dans tout ça, la religion est un prétexte. Que faire ? Premièrement, arrêter les guerres. Deuxièmement, apprendre à se passer de gaz et de pétrole. Troisièmement, combattre l'ennemi".

Benoît Hamon veut "arrêter les partenariats avec des pays comme le Qatar ou les Emirats arabes unis. Nous devons avoir une position beaucoup plus centrale dans la capacité à discuter avec les acteurs du monde chiite, sunnite de façon à ne pas nous retrouver embarqués".

Marine Le Pen estime que "tout n'a pas été fait". "Il faut retrouver la maîtrise de nos frontières ; interdire les organisations islamistes, une idéologie totalitaire, expulser les étrangers islamistes fichés S et il faut la déchéance de nationalité pour ceux convaincus de fondamentalisme".

François Fillon affirme que nous sommes "en présence d'un mouvement totalitaire qui est en train de déstabiliser tout le monde (...) C’est une guerre de longue durée qui va nous occuper pendant la décennie qui vient et qui nécessite l’alliance que j’appelais de mes vœux tout à l’heure en mettant devant leurs responsabilités en particulier les Saoudiens qui abritent sur leurs territoires beaucoup des penseurs de ce fondamentalisme. Il faut que nous mettions notre pays en sécurité".

Emmanuel Macron déclare : "Personne ne peut regarder les Français en face et assurer qu'il n'y aura pas d'autres attentats. Il faut beaucoup d’autorité et de responsabilité pour construire une action résolue. Il faut lutter contre le terrorisme en Syrie et en Irak et en continuant notre travail".

00h00 - Marine Le Pen s'en prend une nouvelle fois à Emmanuel Macron : "Emmanuel Macron a un talent fou : il a parlé sept minutes sans avoir rien dit. J’attire l'attention des Français : un petit peu de ceci, un petit peu de cela... Je trouve cela très inquiétant". Emmanuel Macron répond : "Contrairement à vous, je ne veux pas pactiser avec Poutine, je veux une politique française forte mais responsable, contrairement à vous, une France forte mais dans l'Europe !" 

23h44 - Sur les questions internationales,

Benoît Hamon estime que "dans le cadre de la légalité internationale bien sûr à mes yeux toute intervention militaire de la France doit se situer dans le cadre des Nations unies pour pouvoir protéger nos intérêts fondamentaux". 

Marine Le Pen indique que "personne ne décide à notre place. Je suis attachée à la liberté des Français. Je ne veux pas forcer nos soldats à aller faire des guerres que l'on a pas décidé (...) Parlons de l’armée, des hommes et des familles. Les militaires sont dans une situation de désespérance totale (...) Ça fait d'années qu'on rogne sur le budget de l'armée et la sécurité de notre pays. Une industrie militaire est fondamentale pour notre nation".

Jean-Luc Mélenchon déclare : "Le monde est redevenu très dangereux. Je veux être le président de la paix. Il faut faire une conférence de sécurité de l'Atlantique à l'Oural. C'est le moment de négocier les frontières".

François Fillon estime qu'il "y a un principe fondamental qui est le droit des peuple à disposer d'eux-mêmes. Des frontières ont été tracées dans de mauvaises conditions. Nous avons laissé à la Russie et l'Iran toute liberté pour régler la solution syrienne, alors que nous aurions du le faire avec le proche-Orient. Il faut conduire la lutte contre l'islamisme terroriste. On ne peut pas intervenir partout. On n'est jamais intervenu autant que depuis le mandant de François Hollande". 

Emmanuel Macron souligne que le sujet de l'Europe n'a pas été abordé. "Je suis le seul candidat qui se conforme dès le début à nos engagements européens. Il y a des règles que l'on doit respecter. On a pas été cohérents, c'est un manque de notre débat. Sur Donald Trump, Je défendrai l'indépendance de la France sur le plan économique avec un esprit de responsabilité. J'en défends les intérêts sur le plan de la sécurité".

23h31 - Que proposent-il sur la Sécurité sociale ?

Jean-Luc Mélenchon prône une Sécurité sociale "qui rembourse 100% de toutes les dépenses de santé qu'une personne est conduite à devoir faire. Il faut rapatrier dedans les "complémentaires. Il faut supprimer purement et simplement le RSI. Le véritable échec est que pour la première fois depuis longtemps, l'espérance de vie recule, parce que comme on travaille plus longtemps, on vit moins longtemps". 

François Fillon veut "remettre les médecins généralistes au cœur du dispositif". "Il faut des médecins généralistes. Il faut les payer correctement, il faut des maisons de santé. On les a tuées par un excès de réglementations et de normes".

Emmanuel Macron souhaite aussi "une plus grande autonomie entre les acteurs de la santé. C'est comme cela que l'on évitera les déserts médicaux (...) On doit avoir un système de santé qui prévient mieux : on soigne bien mais on prévient mal. Je souscris aux simplifications".

Marine Le Pen prend à son tour la parole : "Il y a un gâchis considérable". "J'ai eu trois enfants, j'aurai eu trois enfants, j'aurais pu ouvrir une pharmacie arrivée à leurs 18 ans tellement j'avais emmagasiné de médicaments (...) Nous avons plein de choses à faire également sur la question du handicap. Par exemple, l'autisme n’est pas pris en compte dans notre pays, il faut y répondre. La Suisse, le Canada et la Belgique sont la démonstration de notre incapacité".

23h20 - Faut-il reculer l'âge de départ à la retraite ?

Benoît Hamon "propose que justice soit faite à ceux qui ont eu un métier pénible, qui auront une espérance de vie plus courte et qui doivent partir plus tôt car ils en profiteront moins que les autres.
Je propose que dans un couple il y ait la possibilité de faire don à son conjoint d’un trimestre". 


Jean-Luc Mélenchon souhaite "abaisser l'âge de départ à la retraite parce que je trouve incroyable qu’on soit revenus au niveau qu’on était où ont été crées les retraites en 1910. On revient a la retraite à 60 ans et on revient aux 40 annuités, comment ça se paie ? Il faut et il suffit que les femmes soient payées comme les hommes et à partir de là les cotisations sociales équilibreraient le régime".

Marine Le Pen explique que "si les retraites vont mal c’est parce qu’il n’y a pas de création d’emploi dans notre pays. Dans un régime par répartition, ceux qui travaillent financent les retraites. Quand on fait des réformes pour allonger le temps de travail sans prendre en compte l’espérance de vie en bonne santé qui stagne voire recule, il faut recréer des emplois et pas demander aux Français des sacrifices (...) On peut faire des économies partout : délinquance, fraude sociale, fraude fiscale, aide médicale d’État….contre lesquels rien n’est fait".

François Fillon "propose aujourd’hui qu’on continue l’évolution jusqu’à 65 ans au rythme qui a été mis en œuvre. Grâce à cela on sécurisera les pensions de retraite, et ensuite on pourra augmenter les petites retraites, les pensions de réversion et à la fin faire une réforme structurelle. Mais elle ne fonctionne que si on augmente la durée du temps de travail pour équilibrer les comptes". 

Emmanuel Macron veut mettre fin aux régimes spéciaux de retraites. "Je ne propose pas de faire la énième réforme. On a un système extrêmement injuste selon les catégories (...) Il est important d'avoir un système plus transparent. On garde un système par répartition : les actifs financent les retraites des retraités". 

23h07 - Comment vont-ils relancer le pouvoir d'achat ?

Benoît Hamon estime que "la seule idée nouvelle" est celle du revenu universel. Il s'agit de "celle qui nous amène à nous demander comment par l'augmentation du pouvoir d'achat nous allons relancer l'économie". 

François Fillon explique que "la priorité, c’est de relancer l’investissement, pour des emplois il faut l’investissement, il faut que l’économie française ne passe plus massivement sous contrôle des étrangers, des fonds d'investissements américains et pays du Golfe (...) Je veux baisser les charges sur les salaires pour que les salaires soient plus élevés. Sur le SMIC, je veux mettre en place un forfait pour que les salariés au SMIC aient une vraie augmentation de pouvoir d’achat. Augmenter le plafond du quotient familial car c'est aussi une mesure de pouvoir d’achat, une mesure qui encourage la famille. Un pilier essentiel de notre société". 

Emmanuel Macron est "favorable à ce que le travail paye mieux. L'idée est belle (à propos du revenu universel, ndlr) mais elle n'est pas réaliste. D’abord, il faut des entreprises qui embauchent. Je partage l’idée de la relance de l’investissement et des baisses de charges pour les entreprises afin qu’elles embauchent en France. Je suis favorable à ce que le travail paie mieux. Pas de revenu universel car a la fin quelqu’un paie l’addition (...) Je propose la suppression pour 80% de nos concitoyens de la taxe d’habitation. C'est un impôt injuste car il est plus élevé dans les villes moyennes et les petites villes, dans la France périphérique. Il y aura un manque à gagner pour les collectivités et je le compenserai. C’est 10 milliards d'euros que je finance par d'autres économies".

Jean-Luc Mélenchon estime être "pour que l’on soit être payé pour travailler ou étudier ou être indemnisé dignement. C’est-à-dire plus une seule allocation chômage inférieure au seuil de pauvreté, plus une seule retraite inférieure au seuil de pauvreté. Voilà comment on renforce les revenus des gens. Concernant la cantine gratuite, cela augmentera le pouvoir d’achat. Que du bonheur pour tout le monde ! (...) L'impôt est une structure totalement injuste. Parce qu'il y a cinq tranches et ce sont les classes moyennes qui prennent. Je veux étaler les impôts sur 14 tranches. Toute personne qui gagne moins de 4.000 euros paiera moins d'impôt". 


Marine Le Pen annonce : "Je vais protéger les agriculteurs, les indépendants dont on ne parle jamais et les chefs d’entreprise. Les indépendants créent le plus d’emploi et je vais les préserver des 'serial killer' qu’est le RSI qui a mis au tapis un nombre d’indépendants spectaculaires (...) Je mettrai une amnistie pour les arriérés du RSI. J'augmente le minimum vieillesse et l'allocation adulte handicapé de 20% car ce n'est pas possible de les laisser vivre de cette manière. Je mets en place une prime de pouvoir d’achat, que je finance par une contribution sociale à l’importation de 3%".

22h45 - L'émission reprend après une coupure pub. "L'une des principales préoccupations des Français est le chômage", explique Gilles Bouleau. 

François Fillon est le seul à vouloir supprimer les 35 heures. "Il y a autour de nous des pays qui ont réussi à atteindre le plein emploi (...) Il faut regarder pourquoi nous n'avons pas réussi à réduire le chômage. Je veux donner la liberté dans les entreprises de négocier le temps de travail, par des accords majoritaires. Ce sera une manière d'augmenter le nombre d'heures travaillées".

Emmanuel Macron ne "propose pas de supprimer les 35 heures car la situation est très différentes selon les secteurs économiques. Si le problème de l'économie française était là, j'ose espérer que vous aurez réglé le problème", dit-il en s'adressant à François Fillon. La loi fixe un cadre des principes fondamentaux et ensuite il faut donner la possibilité de négocier dans un accord de la souplesse et la liberté. On créera des emplois en donnant de la liberté aux entreprises. Je propose aussi de baisser la fiscalité sur les entreprises".

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"Le Grand Débat" : François Fillon et Emmanuel Macron s'accrochent sur les 35h Crédit Média : TF1 | Date :

Benoît Hamon estime que "nous allons incontestablement assisté à l'impact des progrès technologies sur le travail. C'est très bien à condition que nous maîtrisions ce processus. Je serai le candidat du travail, de la feuille de paie et d'une rémunération décente par rapport au travail. Le revenu universel permettra d'augmenter de 400 euros le salaire sur la fiche de paie". Sur le burn-out, il souhaite que "ces pathologies psychiques soient reconnues comme une maladie professionnelle".

Jean-Luc Mélenchon estime que l'on créé de l'emploi "en remplissant le carnet de commandes. On le remplit quand on a un volant d'entrainement de la part du gouvernement (...)  Le temps de travail a diminué depuis le début du siècle de moitié et la production a augmenté. Emmanuel Macron et François Fillon, vous dites la même chose sur les 35 heures (...) Il faut que les gens puissent vivre, pas survivre".

Marine Le Pen prône le "patriotisme économique". "Je ne voulais pas intervenir dans ce débat d’ultralibéraux pour savoir qui aura la plus violente solution. Je parle d'Emmanuel Macron  et de François Fillon. Chacun propose une loi El Khomri puissance mille. Je crois que le modèle économique général mis en oeuvre a montré ses limites. l'ultra libéralisme et le libre échange total, la mise en concurrence déloyale de nos agriculteurs, industries, avec productions effectuées à moindre coût. Toujours cette recherche du moindre coût, a ruiné notre agriculture, notre industrie".

22h37 - Sur le nucléaire, 

François Fillon veut "réconcilier la croissance et la protection de l'environnement". "Je veux respecter les engagements de la COP21, mais pour ce faire il ne faut pas de position idéologique (...) Nos réacteurs doivent continuer à produire de l'électricité tant qu'il n'y a pas de risque pour l'environnement. Le nucléaire est encore une force pour notre pays en terme d'économie et de compétitivité".

Marine Le Pen estime qu'il n'y a pas plus "anti-écologique que le modèle ultra-libéral". "Je pense qu’on a incité les familles modestes à acheter du diesel et maintenant elles doivent acheter autre chose. On parle d'écologie mais le modèle économique de la France, c’est le modèle du libre échange intégral. Il n’y a pas plus antiécologique (...) Je suis pour les circuits courts. Je suis pour consommer les produits de l'agriculture française qui sont de très bonne qualité. Les grands scandales du XXIe siècle seront des scandales alimentaires. Il y a un vrai problème fondamental de santé public dans cette absence de contrôle", ajoute-t-elle.

Emmanuel Macron affirme qu'"il faut réduire notre dépendance au nucléaire, estime Emmanuel Macron. Il faut faire monter en puissance nos énergies renouvelables et développer les investissements dans les énergies renouvelables". Il souhaite "rapprocher la fiscalité du diesel et de l’essence, en accompagnant les citoyens qui roulent avec des vieux diesel par une prime à l'achat des véhicules moins polluants".

Benoît Hamon souhaite "diminuer la part du programme du nucléaire au profit des énergies renouvelables". Il souhaite aussi "investir dans la transition énergétique" car "c'est ce qui nous offrira la souveraineté et l'indépendance énergétique".


Jean-Luc Mélenchon veut "clairement tourner la page de l’agriculture chimique et passer à agriculture paysanne (...) 400.000 personnes sont nécessaires pour produire cette souveraineté alimentaire et relocaliser de la production alimentaire. Si l’État y met du sien on créera. François Fillon, on n'a jamais dit qu’on allait appuyer sur un bouton et arrêter le nucléaire, ce qui est irrationnel".

22h22 - Comment les candidats comptent-ils moraliser la vie publique ?

Benoît Hamon veut que "la transparence sur le financement des campagnes politiques me parait indispensable pour éclairer car je l’ai dit en introduction tout à l’heure. par l’expérience que j’ai de l’exercice du pouvoir, pour avoir été ministre j’ai pu mesurer combien était fort le poids de ces lobbies".


François Fillon explique qu'il veut mettre "en place cette commission qui sera chargée de faire des propositions sur la prévention des conflits d’intérêts et la transparence". 

Emmanuel Macron souhaite "supprimer les conflits d'intérêts en rendant publics tous les échanges avec des lobbies". 


Jean-Luc Mélenchon déclare : "J’ai admiré vos pudeurs de gazelles quand vous dites que la campagne a été polluée par les affaires de certains d’entre nous. Il n’y a que deux personnes concernées, les trois autres nous n’avons rien à voir avec tout ça. Donc merci de ne pas nous mettre tous dans le même sac. Mais dans les affaires de corruption, il faut évidemment châtier les corrompus, mais pas seulement. Il faut aussi châtier les corrupteurs dont on entend jamais parler. Ceux-là sont des puissants, donc toujours à l'abri".


Marine Le Pen indique que "cette campagne présidentielle a un avantage, elle fait découvrir aux Français qu’il y a un certain nombre de candidats qui défendent des intérêts privés, de grands groupes et non pas les intérêts des Français". Elle ajoute qu'il existe "un pantouflage", c'est-à-dire que l"on est "formé dans les grandes écoles pour être fonctionnaire. On devient fonctionnaire, puis banquier. Quand ils reviennent en politique, ils prennent des décisions en faveur de ces grands groupes. Donc il y a fondamentalement un gigantesque problème parce que ces intérêts s'insèrent dans cette campagne". 

Emmanuel Macron la coupe et déclare : "C'est encore pour moi". Marine Le Pen explique qu'il ne faut pas le "prendre à titre personnel. Il y a un gros problème quand, en politique, les responsables prennent des décisions qui avantagent telle ou telle société". 

22h12 - Place aux questions sur les institutions. 

Jean-Luc Mélenchon estime qu'une "démocratie existe s'il y a consentement à l’autorité. Les Français n’y consentent plus. Tout est mis en cause. Les médias, je crois que les Français vous détestent plus que nous ! Il faut essayer de partir de cette réalité pour construire du vivre ensemble et notre peuple peut se refonder en refondant sa Constitution (...) Je veux qu'une assemblée constituante soit élue, tirée au sort. Il y a besoin de rafraîchir les règles, les normes. Il faut certains droits nouveaux, et en conserver certains".

Marine Le Pen estime que "si les Français n'ont plus confiance en la politique, c'est parce que les hommes politiques ont transféré leurs pouvoirs à l'Union européenne". Il "propose donc un référendum pour modifier la Constitution afin d'y inscrire la proportionnelle aux élections législatives, mais aussi pour une modification des institutions, baisser le nombre des députés et sénateurs, et supprimer les conseils régionaux et départementaux".

Benoît Hamon est "favorable à un 49.3 citoyen, selon lequel à partir du moment où il y a 450.000 signatures, un thème doit être évoqué au Parlement. L'objectif est de faire en sorte que les citoyens puissent faire irruption dans le processus démocratique. Je suis aussi partisan du vote blanc et d'un processus d'une VIe République avec un septennat renouvelable". 

Emmanuel Macron répond à Benoît Hamon : "Je me permets d’intervenir. La plupart des gens autour de moi ont été dans la vie politique pendant des décennies. Mon mouvement, 'En Marche !', la renouvelle vraiment, nous n'avons pas de subventions publiques car nous n'avons pas d’élus. Nous sommes dans une entreprise de renouvellement démocratique". Le candidat de la gauche affirme lui faire "confiance", mais estime que le "problème n’est pas que des gens riches financent votre campagne. Pouvez-vous prendre l’engagement ici, parmi ces personnes qui ont fait des dons, n’y a-t-il pas plusieurs cadres de l’industrie pharmaceutique, de l'industrie chimique ?". Le candidat d'"En Marche !" indique que "l’identité est protégée par la loi. Je vous dis juste que demain, quand il s’agira contre des perturbateurs endocrâniens de prendre des décisions, j'en prends l'engagement solennel".

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"Le Grand Débat" : Macron et Hamon s'écharpent sur la question des lobbies Crédit Média : TF1 | Date :

La séquence est terminée par Jean-Luc Mélenchon qui estime qu'"il faut bien qu'il y ait un débat au Parti socialiste". "Si j'étais au Parti socialiste, j'aurais été à la primaire. Si j'y avais été, je ne serais pas là actuellement", répond Emmanuel Macron.

22h04 - Marine Le Pen prend à son tour la parole sur la question de la laïcité. Elle "n'a été contestée par personne pendant un siècle". Elle es alors reprise par Jean-Luc Mélenchon, qui rappelle qu'il a "fallu attendre 1906 pour que l'Église reconnaisse le suffrage universel". Marine Le Pen ajoute alors qu'il y a "une montée du fondamentalisme islamiste. Sous la pression de ces revendications incessantes qui sont des revendications vestimentaires, alimentaires". 

La présidente du Front national attaque alors Emmanuel Macron : "Vous étiez pour le burkini non ?". Il répond : "Je n'ai pas besoin de ventriloque. Pour le burkini, je suis pour éviter d'en faire un grand débat sur la laïcité. Vous tombez dans le piège de diviser les Français. C'est un problème d'ordre public, pas de théorie".

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"Le Grand Débat" : Le Pen, Macron et Mélenchon s'épinglent sur la laïcité Crédit Image : Capture d'écran / TF1 | Crédit Média : TF1 | Date :

François Fillon qui est resté silencieux jusqu'à présent s'exprime. "Je me réjouis de voir qu’on se félicite de l’interdiction du voile à l’école car c’était une mesure du gouvernement auquel j’appartenais, contre une partie de la gauche (...) Les musulmans doivent eux-mêmes se révolter contre la montée de l'intégrisme et aident à extirper leur religion de cet intégrisme".

21h58 - Qu'est-ce-qu'une "laïcité stricte", comme le prône Emmanuel Macron ?

Emmnanuel Macron rappelle la loi de 1905. "C'est surtout le respect à chaque instant, des lois de la République. À aucun moment, les lois de la religion ne peuvent prévaloir sur celles de la République. C'est un bouclier et en aucun une arme qui pointe du doigt". 

Jean-Luc Mélenchon est en faveur d'"une laïcité respectée d’abord par les principaux responsables de l’État qui devraient éviter au niveau local de manifester des sympathies religieuses, de participer à des manifestations religieuses".

Benoît Hamon est "pour la loi de 1905, toute la loi de 1905, rien que la loi de 1905". Il ajoute que c'est autour de cela qu'il faut "organiser la vie. Ce n'est pas un dogme de plus, mais la condition pour vivre ensemble".

21h50 - Sur l'immigration, que contient le programme des candidats ?

Emmanuel Macron veut "renforcer les frontières". "Il y a 200.000 titres de séjour par an mais il y a des problèmes d’immigration illégale. Il faut une politique de reconduite à la frontière qui soit efficace et négociée avec les partenaires européens", ajoute-t-il.

François Fillon affirme avoir "un désaccord profond avec Emmanuel Macron". Il critique le fait que le candidat "ait félicité Angela Merkel pour la politique qu’elle a conduite aujourd'hui, critiquée par ses propres amis en Allemagne (...) Il y a une partie de ces hommes et femmes qui fuyaient la guerre en Syrie mais l’immense majorité de ces hommes et femmes fuient la pauvreté et viennent de toutes les régions du monde. Je pense que nous devons réguler les flux. Cette entrée sur le territoire doit être la plus ferme possible. Je propose donc une politique de quotas qui sera calculée et votée par le Parlement en fonction de nos capacités d'accueil. Cela nous permettra d'avoir des débats sur cette question qui relève de notre souveraineté nationale".

Jean-Luc Mélenchon demande "Comment vous voulez compter ? On agite des fantasmes, on brandit des épuisettes avec des trous dedans. Que faire ? Cela n'est pas sérieux. Il faut parler de ce problème sérieusement. L'immigration n'est pas un plaisir. C'est un exil forcé". Il veut "arrêter les traités commerciaux qui dévastent les économies des pays. Il faut arrêter les guerres et prendre en charge ensemble les questions énergétiques

Marine Le Pen affirme : "Je veux arrêter l'immigration légale et illégale. Ça fait dix ans que 200.000 étrangers entrent en France chaque année. Il faut avoir des frontières qui ne sont pas un leurre Monsieur Fillon (...) Nous n'avons plus rien à leur offrir, nous avons 7 millions de chômeurs et 8 millions de pauvres (...) Les Français n'en peuvent plus et ils n'en peuvent plus que l'on dispatche les migrants dans leurs villes, sans leur demander leur avis".

21h42 - Faut-il baisser la majorité pénale à 16 ans ?

François Fillon qui a proposé cette mesure s'exprime en premier. "C’est une proposition que j’ai faite car chacun constate que certains adolescents ont perdu tout contrôle. On voit des bandes qui attaquent des voitures aux cocktails molotov, je ne crois pas que la police de proximité pourra apporter une réponse à cela. La police proximité avait été un échec. L’idée qu’il y ait des policiers sur le terrain, oui, mais la prévention devrait plutôt revenir à la police municipale".

Emmanuel Macron juge que c'est "une mauvaise idée". "Plutôt que d'agiter des symboles qui ne permettent pas de régler la situation, on a une justice des mineurs".

Jean-Luc Mélenchon estime que "c'est une idée très mauvaise". "Un jeune de 16 ans est d'abord un jeune esprit. Il faut en compte les paramètres. Il ne s'agit pas de pardonner le crime mais que nous devons tenir compte que c'est un jeune du point de vue psychologique". 

Marine Le Pen s'en prend à François Fillon en rappelant qu'il avait déjà fait cette proposition en 2006, mais sans jamais ne l'avoir appliquée. Elle affirme que la "situation d'explosion de l'insécurité, dans l'intégralité du territoire est dramatique". "Je suis pour la suppression des aides sociales aux parents de mineurs récidivistes, lors que les parents ont fait preuve de carence éducative", ajoute-t-elle.

Benoît Hamon attaque Marine Le Pen qu'il juge de "droguée aux pages faits divers". La présidente du Front national lui répond : "Ouvrez les yeux". "Ce qui ne marche pas aujourd'hui c'est de voir que lorsque l'on met en détention un certain nombre de jeunes, la détention les rend plus dangereux à leur sortie de prison. Cela veut dire que la solution n'est pas le tout carcéral mais de renforcer les moyens pénitentiaires d'insertion. De faire comprendre à la personne pourquoi elle est incarcérée. La solution n'est pas carcérale mais de renforcer les moyens des services pénitentiaires des moyens de réinsertion", poursuit le candidat.

21h29 - Sécurité, justice, comment lutter contre la délinquance... Les candidats confrontent leurs mesures

Marine Le Pen est en faveur de "la présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre". "Il faut créer 40.000 places de prison. Il faut construire des places pour assurer la sécurité dans notre pays. Il faut aussi rétablir la sévérité des peines. Il faut aussi rétablir la sévérité des peines, donc rétablissement des peines planchers, on arrête les peines de substitution, et on arrête aussi l'automaticité des remises de peine".

François Fillon juge qu'il faut "plus d'effectifs". Il estime que les "solutions" de Marine Le Pen ne "peuvent pas être mises en oeuvre. L'insécurité n'a cessé d'augmenter, en particulier ces dernières semaines (...) Je ne crois pas que l'on pourra créer des postes sans limite. Je propose que l'on supprime des postes de tâches administratives et que les maires aient un pouvoir accru en matière de coordination (...) Il faut que nous ayons du respect et qu'on les protège".

Benoît Hamon souhaite "rétablir la police de proximité en créant 5.000 postes de gendarmes et de policiers". "Je proposerai que l'on attribue une prime aux gardiens de la paix qui aujourd'hui travaillent en zone de sécurité prioritaire. Il y a dans certains territoires une forme d'hostilité qui s'est installé. Je m'engagerai dans une lutte déterminée contre toutes formes de racismes".

Jean-Luc Mélenchon appelle "au retour au calme". "La situation est que le mal être des policiers est à son comble et qu'une partie de la population a peur d'eux. Il faut en finir avec cette escalade et cette logique d'affrontement. On doit avoir à cœur l'esprit républicain".

Emmanuel Macron estime qu'il faut "avoir un discours proportionné". "Il y a de l'insécurité et de la violence mais il n'y a pas que ça (...) Je propose de libérer du temps utile pour les policiers et de créer une police du quotidien. Ce n'est pas de l'intervention mais du maintient de la paix. Ils auront un pouvoir d'amende immédiat. Je propose qu'elles aient, sous le contrôle du juge une autorisation d'éloignement du territoire".

21h18 -  Place à l'éducation. Que prônent les candidats ?

François Fillon affirme que sa "priorité absolue" est "une école primaire qui enseigne les fondamentaux et qui commence plus tôt, dès cinq ans. Avec quelques chose qui fait sourire, une tenue uniforme pour symboliser l'appartenance à la communauté nationale". 

Emmanuel Macron veut "Je veux remettre plus d'heures de cours pour les élèves". Dans les zones prioritaires, il souhaite que le nombre d'élève par classe soit de 12 enfants. "Je crois à l'égalité des chances et c'est la promesse que l'école doit tenir. Je veux aussi que l'on mettre plus d'orientation au lycée et à l'université", ajoute-t-il. Sur l'apprentissage, il souhaite "simplifier les contrats" et "que l'éducation garde néanmoins un rôle essentiel". 

Jean-Luc Mélenchon juge que "l'école est le pilier fondamental de notre République". Le candidat rappelle
qu'"il existe des élèves qui ne savent pas lire, écrire ou compter... Rarement les trois à la fois". Il ajoute que "notre pays produit le plus grand nombre d'ingénieurs. Je veux favoriser principalement la voie professionnelle publique. Je me propose de verser une allocation d'études aux jeunes qui choisissent cette voie, dès 16 ans l'école soit gratuite, pas de prix d'inscription, d'achat de livre. Même la cantine doit être gratuite".

Marine Le Pen attaque François Fillon. "Il faut supprimer l'apprentissage des langues d'origine. Si l'on renvoie des enfants à leur culture ou à leur langue d'origine, on fait l'inverse de la mission que l'école se donne. Il faut revaloriser l'enseignement professionnel. Notre responsabilité est d'assurer le respect de la laïcité et la sécurité. Il y a trop de professeurs qui se font malmener parce que l'insécurité est entrée dans l'école".

Benoît Hamon veut revoir la carte scolaire et qualifie le débat politique sur l'éducation, en citant Marine Le Pen, de "nauséabond". "La priorité de mon quinquennat sera de mettre l'accent sur le CP, CE1 et CE2 (...) Maintenant, il reste à faire en sorte que nous n'ayons plus de classes surchargées. Je proposerai qu'il n'y ait pas plus de 25 élèves par classe en CP, CE1 et CE2. Cela suppose le recrutement de 20.000 enseignements supplémentaires".

21h07 - Première question : "Quel président voulez-vous être ?" 

François Fillon prend la parole en premier : "Je serai le président qui libérera les Français (...) Je serai le président qui placera la France sur un chemin où elle sera en moins de dix ans à la première puissance européenne. L'ordre doit aussi être établi, à l'intérieur comme à l'extérieur. On vit dans un monde dangereux, avec un président américain imprévisible, et une menace mortelle qu'est le jihadisme islamique (...) Pour relever ces défis, j'ai un projet, préparé de longue date, que je mettrai en oeuvre avec une majorité stable et en y associant très largement la société civile".

Jean-Luc Mélenchon : "Je serai le dernier président de la Ve République. Ce sera la fin de la monarchie présidentielle. J'irai au plus urgent, je serai le président écologiste dont on a besoin. Nous sortirons du nucléaire, passerons à 100% d'énergies renouvelables (...) La richesse est trop mal partagée dans notre pays. Le peuple doit reprendre sa part sur la finance. Je serai le président de la paix. Je m'alarme de la montée des guerres.

Emmanuel Macron : "Rien n'était écrit. Je fais partie de la vie politique depuis plusieurs décennies. Je suis là parce que j'ai travaillé, je l'ai voulu. Je suis devenu fonctionnaire et puis banquier et ministre. J'ai vu aussi ce qui bloquait notre pays et c'est pour cela que j'ai décidé de prendre mes responsabilités. Des règles hors d'âge, des fonctionnements dépassés. Notre pays est dans une situation inédite (...) Le projet que je porte, c'est un projet d'alternance profonde, avec de nouveaux visages, de nouveaux usages. C'est un projet juste, efficace, porteur d'espoir".

Marine Le Pen : "Je veux être la présidente de la République française. Je ne souhaite pas être la vice-chancelière de Angela Merkel, ni la vice-VRP de n'importe quel grand groupe. Je pense que la France a le droite de choisir d'aider prioritairement ses entreprises nationales, ses agriculteurs, de choisir de défendre son identité et ses traditions, sans se faire sanctionner ou sermonner (...) Il est urgent de la remettre en place pour lutter contre les filières du djihadisme islamique qui pullulent sur notre territoire. Pour lutter aussi contre le communautarisme qui met à mal le droit des femmes. Je serai la présidente qui redonnera la parole au peuple pour que plus jamais des décisions soient prises sans l'accord du peuple". 

Benoît Hamon : "Quel peuple voulons-nous être le 7 mai au soir ? Belliqueux ou fraternel ? Quel République voulons-nous ? Quel message voulons-nous adresser au monde ? Selon la réponse que vous allez donner à cette question, vous dessinerez le portrait du président. Je serai un président juste qui en finira avec ces politiques faites toujours pour les mêmes. Je tournerai la page avec ces vielles recettes épuisées. Je vous proposerai un futur désirable". 

21h05 -  Le débat débute avec les cinq candidats.

20h34 - "Je me dis que c'est surtout les candidats qui doivent avoir le trac. On est un peu plus en retrait que lors des journaux télévisés traditionnels (...) On a décortiqué, on a essayé de rendre cela intelligent", explique Anne-Claire Coudray qui se dit "sereine" avec une grande "envie d'y aller". 

Présidentielle 2017

20h - De quoi vont parler les candidats ? Trois thèmes seront abordés pendant l'émission. Ils dureront entre 45 et 50 minutes chacun : quel modèle social pour la France ? Quel modèle économique pour la France ? Quelle place pour la France dans le monde ?

19h32 - Pourquoi n'y-a-t-il que cinq candidats lors de ce débat ? TF1 souhaite ainsi se concentrer sur les candidats plébiscités par les enquêtes d’opinion, pour les interroger sur les trois thèmes suivants : leurs modèles sociaux et économiques et leur vision de la France dans le monde ?

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Revivez le premier débat de la présidentielle
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MINUTE PAR MINUTE - Pendant 3h20 d'émission, Fillon, Le Pen, Hamon, Mélenchon et Macron ont débattu de leur programme et n'ont pas hésité à régler leurs comptes.
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2017-03-20 20:30:00
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