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Le Ricard et les spiritueux retrouvent la croissance après une mauvaise année 2020

Boostées par les compétitions de foot, les ventes remontent après avoir été frappées de plein fouet par la crise sanitaire et les taxe américaines.

Le Ricard et les spiritueux retrouvent la croissance après une mauvaise année 2020 (illustration)
Le Ricard et les spiritueux retrouvent la croissance après une mauvaise année 2020 (illustration)
Crédit : PASCAL PAVANI / AFP
Les ventes de spiritueux de nouveau en croissance
03:51
Les ventes de spiritueux de nouveau en croissance
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Martial You

Pernod Ricard a été la star de la bourse de Paris mercredi 23 juin, et la fédération des spiritueux retrouve un peu le sourire après une année 2020 catastrophique. 2020, c'est un peu la "part des Anges" : une année vaporeuse, suspendue. 2021 redémarre plus fortement que prévu. En même temps, c'était difficile de faire pire que l'an dernier....

2020 est la pire année depuis 2009, ce qui prouve que ce secteur est très marqué par les crises financières. Mais Pernod Ricard a quand même annoncé, mercredi, qu'il s'attendait à une croissance de son résultat de 16% sur le premier semestre au lieu de 10%. C'est pour ça qu'il a été la star de la bourse.

Dans les bars, malgré les jauges, les soirées de foot dopent la fréquentation. Les ventes ont progressé de 4,2% en grande surface depuis un an. Ce n'est pas suffisant pour compenser les -45% de volume dans les bars et restaurants, mais ça permet d'entrevoir l'avenir plus sereinement pour la filière.

L'importance du marché international

Surtout que le match se joue à l'international pour les spiritueux. Et le départ de Donald Trump de la Maison Blanche a levé une énorme hypothèque. Le président américain avait décidé d'augmenter les taxes sur nos vins et spiritueux, en guise de rétorsion contre Airbus et contre la taxe GAFA que la France défendait. Cela avait stoppé net nos exportations. Or, les États-Unis, c'est le premier marché pour les alcools français : 26,6% du marché, loin devant le Royaume-Uni (9,9%) ou la Chine (6,8%). Une bouteille de Cognac sur deux est vendue outre-Atlantique.

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2019 avait été une année record pour nos vins et spiritueux. La filière est le deuxième champion à l'export derrière l'aéronautique, il était temps qu'on en finisse avec la gueule de bois américaine.
 
Pourtant, la consommation des alcools forts est en baisse depuis des années. C'est un des problèmes de fond du secteur. Aux États-Unis, la consommation de Cognac se fait sous forme de cocktails, il est consommé en discothèque et dans les restaurants et porté par la jeune génération : rappeurs, hipsters, jeunes des communautés noire et latino... En gros, le spiritueux est à la mode. Ce n'est pas le cas en France et dans les autres pays. Donc, il faut rajeunir cet image des alcools forts.

Des craintes pour l'avenir, entre variants et climat

La filière ressort en partie affaiblie de 2020, du moins pour un certain nombre de PME, car les spiritueux reposent sur beaucoup de petits acteurs qui sont très, voire exclusivement, dépendants des hôtels, cafés et discothèques. Ceux-là sont fragilisés, et la filière s'attend à des faillites.

Ensuite, il y a toujours le spectre de la Covid qui plane et on sait que le moindre retour d'un variant entrainera la fermeture des lieux de consommation. Mais surtout, les spiritueux sont les produits de la mondialisation, et aujourd'hui ils sont menacés par les enchères sur le transport maritime mondial. Les Chinois font flamber les prix.

Ils sont aussi menacés par les pénuries de matières premières, comme le bois, qui augmentent les coûts : les exportations de vins, ce sont 195 millions de caisses en bois. Enfin, ils sont menacés par le réchauffement climatique et les intempéries qui détruisent les récoltes. On l'a vu en France, mais c'est vrai partout dans le monde et le projet de rapport du GIEC rendu public mercredi n'est pas très rassurant pour l'avenir.

Le plus : une des grandes figures de l'économie mondiale se suicide

Vous connaissez forcément son nom : John McAfee s'est donné la mort dans une prison d'Espagne. Il était le concepteur du logiciel antivirus pour les ordinateurs qui portait son nom. Il s'est suicidé en apprenant qu'il allait être extradé aux États-Unis où on le poursuit pour fraude fiscale.

La note : 10/20 pour une page qui se tourne dans l'édition

Gallimard vient d'annoncer le rachat des Éditions de Minuit. La maison était indépendante depuis 1941, année de sa création dans la clandestinité pendant l'Occupation allemande. On pense à L'Amant de Marguerite Duras, En attendant Godot et tout Samuel Beckett. Nathalie Sarraulte, Alain Robbe-Grillet l'ont dirigé. On ne connait pas le montant de la transaction.

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