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Coronavirus : la pandémie a accéléré la fermeture des agences bancaires

Les emplois dans les agences bancaires continuent de diminuer en France, et la crise sanitaire de 2020 liée à l'épidémie a accéléré le mouvement.

Cette photo prise le 17 février 2020 montre le logo de la banque Crédit Mutuel à Nantes, dans l’ouest de la France. (Illustration)
Cette photo prise le 17 février 2020 montre le logo de la banque Crédit Mutuel à Nantes, dans l’ouest de la France. (Illustration)
Crédit : LOIC VENANCE / AFP
Banques : les emplois dans les agences bancaires sont en diminution
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Banques : toujours moins d'emplois dans les agences
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Martial You

Moins d'agences et moins de salariés. Les banques françaises continuent de dégraisser et la crise de 2020 a accéléré le mouvement. La France compte 36.000 communes et elle compte aussi 36.000 agences bancaires. Le souci, c'est qu'il n'y a plus une agence par clocher.

Selon la fédération bancaire française, le secteur a perdu 1,7% de ses effectifs l'année dernière. Depuis 2012, ce sont 25.000 postes qui ont disparu : des chargés de clientèle, des postes de back-office dans les services administratifs. On embauche moins de monde. Et il y a eu aussi moins de départs en retraite et de démissions l'an dernier que d'habitude à cause de la peur du lendemain en pleine pandémie, un marché du travail confiné et puis surtout une pyramide des âges qui commence à être un peu moins favorable pour le secteur de la banque car les babyboomers sont tous déjà partis.

La banque en ligne concurrence-t-elle les agences bancaires ?

C'est plutôt la banque digitale qui concurrence les agences car on s'aperçoit que les clients ne quittent pas forcément leur enseigne pour partir sur une banque 100% internet. Mais les 2/3, en revanche, ont téléchargé l'application de leur banque et gèrent les opérations basiques depuis leurs téléphones mobiles. Plus d'1/4 des Français ne mettent jamais les pieds dans une agence.

Évidemment, ça conduit à réduire la présence territoriale. Attention, toutefois, car depuis 10 à 20 ans, les grandes banques ont eu tendance à voir le digital comme un moyen de réduire le nombre d'employés, la masse salariale, alors que les attentes des clients ont évolué vers une demande d'expertise beaucoup plus forte.

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Le paradoxe du système bancaire français, c'est qu'on fidélise via internet. Au cours des dernières années, on a vu fondre le nombre d'agences puisqu'on en a perdu quasiment une sur 10 : 3.750 en France selon MoneyVox et le rythme s'est accéléré depuis 5 ans. La plupart des réseaux réduisent la voilure. Cela correspond aussi à la perte de dynamisme des centres-villes. Les conseillers clientèles tournent tous les deux ans donc vous n'avez pas le même interlocuteur.

Or, la Covid-19 a justement fait ressortir des attentes contradictoires : un besoin de commerces de proximité, des bourgs qui doivent revivre, l'envie d'avoir des humains aussi en face de soi. On attend de son banquier qu'il soit là dans les moments-clés de la vie : achat immobilier, crédit conso à la naissance d'un enfant, patrimoine au moment du départ à la retraite. Il doit donc monter le niveau d'expertise des conseillers.

Les banques commencent à le comprendre et elles recrutent désormais des profils plus diplômés avec un bac +3 ou bac +5 mais qui peuvent travailler à distance sur les plateformes internet de la banque. Mais le mouvement de regroupement entre réseaux ne fait que commencer et la fermeture continue des agences va se poursuivre.

Votre "Plus" s'arrête ce matin sur les montagnes russes du Bitcoin

Pour vous donner une idée de l'instabilité de ce marché, si vous êtes intéressé pour vos petites économies, accrochez-vous au bastingage : il a chuté à 28.824 dollars mardi alors qu'il était monté à 64.824 dollars en avril. Autrement dit, personne ne connait la valeur de cette monnaie virtuelle.

Votre note : 12/20 à Audi qui abandonne les moteurs thermiques

Au vue des prévisions alarmistes des climatologues du Giec sur le réchauffement climatique, mieux vaut abandonner le diesel et l'essence. Audi a indiqué mardi que les modèles qui sortiront à partir de 2026 seront tous 100% électriques et le groupe allemand ne produira plus un seul moteur thermique en 2033.

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