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Kinder, Buitoni, Lactalis... Comment expliquer les défaillances de contrôles sanitaires ?

Pizza Buitoni, chocolat Kinder, fromages du groupe Lactalis... Une série noire de contaminations d'aliments par différentes bactéries dangereuses pour la santé a touché la France ces derniers jours.

Un Kinder surprise (illustration).
Un Kinder surprise (illustration).
Crédit : MARTIN BERNETTI / AFP
Bactéries dans les pizzas, le chocolat et le fromage : notre sécurité alimentaire est-elle encore assurée ?
32:22
Capucine Trollion
Capucine Trollion

Les récentes contaminations de certains produits chez Kinder-Ferrero, Buitoni et Lactalis par des bactéries dangereuses pour la santé, ont entraîné de fortes inquiétudes chez les consommateurs. 

Depuis la semaine dernière, "plusieurs dizaines de personnes", ont été contaminées en mangeant des pizzas Buitoni, des chocolats Kinder et du fromage Coulommiers ou du brie au lait cru, selon les rapports, explique Karine Jacquemart, directrice de Foodwatch, association de défense des consommateurs, au micro de Nous Voilà Bien ! 

"Les chiffres évoluent (...) Là, le dernier rapport, par exemple, sur les produits Kinder de Ferrero, fait état de 150 cas dans 9 pays européens. C'est 21 cas en France, dont 8 ont été hospitalisés", poursuit-elle. 

"Mais ce qu'il ne faut pas sous-estimer, c'est que les alertes sur ces rappels et sur ces produits touchent en fait beaucoup d'autres pays. Pour Ferrero, c'est 77 pays. Mais dans le cas des pizzas Buitoni de Nestlé, on avait révélé que ça touchait plus de 15 pays, en Afrique notamment. Est-ce que les rappels sont faits là-bas également ? Combien de cas touchés en dehors de l'Europe ? Ça, on ne le sait pas", ajoute  Karine Jacquemart.

Le scandale Ferrero-Kinder à la loupe

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"D'autant plus qu'on a découvert aussi  qu'il y avait des chocolats Kinder qui étaient contaminés dès les fêtes de Noël. Est-ce qu'on peut dater le début de la prolifération ?", demande Flavie Flament. "Effectivement, on mène l'enquête parce que les informations sont complètement floues et incomplètes de la part du géant Ferrero. Alors, ils ont avoué qu'ils avaient découvert de la salmonelle dans l'usine en Belgique, qui fabrique des produits Kinder, dès le 15 décembre", répond Karine Jacquemart. 

Mais, les premiers rappels de produits Kinder n'ont eu lieu que le 4 avril dernier alors que Ferrero a été prévenu de la présence de salmonelle, le 23 mars dernier.  "On ne comprend pas du tout comment Ferrero a pu découvrir de la salmonelle le 15 décembre, être une nouvelle fois alerté le 23 mars et nous faire des rappels que sur une partie des produits le 4 avril. Toute cette attente, tout ce temps perdu, c'est autant de temps qui a exposé les consommateurs à des risques", analyse-t-elle.

"La réglementation européenne est extrêmement claire. Les entreprises ont l'obligation de faire des contrôles, de s'assurer que les conditions d'hygiène des usines permettent de ne prendre que des produits sûrs. Et si elles ont le moindre doute, elles doivent en informer les autorités et les consommateurs. Eh bien là, on se rend compte qu'il y a un système complètement flou, où on ne sait pas ce qui se passe derrière les portes closes des usines", martèle Karine Jacquemart. 

Comment changer le système ?

"Laisser faire les entreprises, c'est prendre le risque de laisser faire n'importe quoi. Donc, on ne dit pas qu'il y a un problème dans chaque usine, mais enfin, en n'allant pas voir et en ne faisant pas de contrôles pour vérifier que les entreprises font ce qu'il faut, on prend un énorme risque et c'est surtout les consommateurs qui le prennent", résume aussi la directrice de Foodwatch.

Pour que cela change, "il faut clairement beaucoup plus de transparence. Donc on a une pétition qui demande une transparence sur les contrôles et les résultats de contrôle", il faut "des sanctions ensuite". "Tant qu'il n'y aura pas de sanction dissuasive sur les entreprises, , il n'y aura pas de motivation suffisante pour ne pas se croire au-dessus de la loi, tout simplement", conclut Karine Jacquemart. 

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