3 min de lecture La République En Marche

Municipales à Paris : déplacer la Gare de l'Est, une surenchère écologique ?

Benjamin Griveaux, candidat de La République en Marche à Paris, propose de déplacer la gare de l'Est à la Porte de la Villette pour créer un "Central Park" parisien.

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Municipales à Paris : le déplacement de la gare de l'Est, surenchère écologique ? Crédit Média : RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
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Jean-Mathieu Pernin édité par Paul Turban

Déplacer la Gare de l’Est, planter une forêt dans Paris : ce week-end, Benjamin Griveaux, le candidat En Marche dans la capitale, à rivalisé d’idées originales dans la campagne des élections municipales. À mesure que le scrutin approche, les projets écolos des candidats deviennent ambitieux, voire irréalisables. 

Pour créer un "Central Park" parisien, il entend  déplacer la Gare de l'Est et libérer 30 hectares dans lesquels s’épanouiront les habitants de la capitale. L’idée paraît folle mais est audacieuse. Étrangement, Benjamin Griveaux n’a pas encore proposé un transport public de tyroliennes pour les Parisiens mais ça devrait venir. 

Le coût du déménagement de la gare est estimé à 1,5 milliard d’euros par le candidat marcheur officiel et cela requiert surtout une logistique puisque la Gare de l'Est attire 35 millions de voyageurs par an. Dans les années 1970, la gare Montparnasse a été déplacée, mais de quelques mètres, en raison de la rénovation du quartier. 

Un tel déplacement nécessiterait tout un plan d’urbanisme avec les villes périphériques du Nord de la capitale puisque les rails ne passeraient plus dans Paris et la gare serait déplacée Porte de la Villette. Cette idée avait déjà été lancée sous Nicolas Sarkozy au moment de la création du Grand Paris en 2010. Là, c’est carrément "Central Park", à l’américaine. C’est un peu désuet mais ça brille. 

Les élections à Paris, créatrices de projets originaux

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Juste avant Benjamin Griveaux, c’était, étonnamment, Cédric Villani qui proposait de délocaliser les trains internationaux Thalys et Eurostar à Saint-Denis. Cela désengorgerait la capitale mais engorgerait la banlieue. En 2014, c’était la candidate Nathalie Kosciusko-Morizet qui proposait de réhabiliter en piscine des stations de métro non utilisées. Jean Tiberi voulait, lui, une promenade de 12 km sur les bords de Seine. 

Faut-il vraiment parler de la couverture du périphérique ? Cette question se pose depuis 1973, date de sa construction. Ça réfléchit beaucoup dessus, comme sur les projets : on essaie de faire passer le message que "moi candidat, je n’ai pas peur de voir grand pour ma ville". 

Conversion écologique dans toute la France

Beaucoup de sondages mettent les listes écologistes bien placées dans les futurs scrutins municipaux. Alors, d’un coup, les autres listes ressortent les projets, ceux qui empêchent le bureau d’être bancal. On parle d’écologie pragmatique de terrain, on évoque le civisme environnemental et tous les maires disent avoir un bilan environnemental comme jamais la ville n’a eu jusqu’à présent. 

Comme à Lyon, où Gérard Collomb, menacé par la liste écolo, veut verdir sa campagne mais veut d’abord finir le périphérique de Lyon. Quand on se convertit, on peut vite retomber dans ses vieux démons. 

Le plus :

La convention citoyenne pour le climat inspire nos voisins européens, notamment en Grande-Bretagneeuropéenne pour quelques heures encore, où s’est tenu samedi 25 janvier la première assemblée nationale sur le climat. 110 personnes ont été tirées au sort afin de faire des propositions pour respecter le zéro carbone promis par le Royaume d’ici 2050. Seule différence avec la France, aucune implication du gouvernement. Ce sera la Chambre des communes, l’Assemblée nationale locale, qui tranchera à la fin. 

La note :

5/20 au projet Tropicalia près de Berck-sur-Mer, présenté comme la plus grande serre tropicale du monde, qui doit être construite sur 20.000 m² dans le Pas-de-Calais. Les promoteurs évoquent une sensibilisation à la biodiversité pour maintenir une température entre 26 et 28 degrés toute l’année.

Consommation excessive d’énergie, trafic routier plus intense, 500.000 visiteurs attendus par an... Malgré des recours, les travaux continus. Vu l’ambiance actuelle, on reparlera de ce projet au nom de jus de fruit, pas vraiment bon pour la santé.

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