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Municipales 2020 : pourquoi les écologistes ne veulent plus de voiture devant les écoles

De plus en plus de parents d’élèves souhaiteraient ne plus voir de voitures devant les établissements scolaires, une idée qui s’invite dans la campagne des municipales.

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Pollution : piétoniser les abords des écoles, un enjeu écologique Crédit Image : M6 / Hélène Cami Marie Meyer | Crédit Média : RTL | Date :
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Jean-Mathieu Pernin édité par Benoît Collet

En France, quelques groupes scolaires ont décidé de franchir le pas de la piétonisation. À Paris, c'est la cas du groupe scolaire Saint-Merri dans le IVe arrondissement de Paris, juste à côté du centre Pompidou. Il s’agît de l’école la plus polluée de la capitale, avec des taux de particules fines et de dioxyde d'azote dans l'air près de deux fois supérieurs aux seuils fixés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). 

À Lyon, l'école Michel-Servet, dont les fenêtres donnent sur le très fréquenté tunnel autoroutier de la Croix Rousse a, elle aussi, désormais des abords interdits aux voitures. Peu à peu, l’idée de piétoniser des petits périmètres autour des bâtiments scolaires gagne du terrain. C'est même devenu un enjeu politique à l'approche des municipales.

Au printemps dernier, l’Unicef révélait que trois enfants français sur quatre respiraient un air pollué, notamment dans les écoles situées à côté de rues très empruntées. À Paris, Grenoble, Montpellier ou Nîmes, on peut voir dans les programmes des candidats aux municipales la volonté d’instaurer des zones à faibles émission dans le secteur des écoles

Zones à faibles émissions

Dans la capitale, cinq rues en test sont fermées le matin pour l’arrivée des élèves. Si beaucoup de maires et de candidats souhaitent réduire le nombre de véhicules devant les écoles, c’est avant tout pour la sécurité. Arrive ensuite le problème de la pollution aux particules fines.

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Malheureusement, de telles mesures ne sont pas toujours facilement applicables. Les mairies doivent revoir totalement le plan de circulation, faire comprendre aux riverains que leurs rues vont devenir piétonnes, calmer la grogne des commerçants... Les élus qui souhaitent créer des zones à faible émissions se retrouvent souvent avec une zone à faible réélection. 

La pression citoyenne se fait malgré tout de plus en plus forte. Le 21 janvier à Paris, Lyon et Grenoble, des parents d’élèves n’ont pas hésité à bloquer des rues pour dénoncer l’intoxication de leurs enfants. La piétonisation devant les écoles, on devrait en réentendre parler en mars prochain, au moment des élections municipales.

Le plus

Coca-Cola n’en a pas fini avec le plastique. Interrogée par la chaîne britannique BBC au Forum économique de Davos, Bea Perez, la responsable développement durable de la marque de soda, a affirmé que les clients ne souhaitent pas voir disparaître les récipients en plastique, car "ils sont légers" et auraient une "bonne fermeture". La firme s'est engagée à ce que chacun de ses emballages contienne au moins 50% de matériaux recyclables d'ici 2030. 

La note

14/20 à l’Australie, qui durcit sa législation contre les mégots. Suite aux graves incendies survenus dans le sud-est du pays, le gouvernement a instauré une amende de 6.800 euros pour les fumeurs qui jettent leurs cigarettes par la fenêtre de leurs véhicules. En France, l'amende pour le même motif est de 135 euros. 

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