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Coronavirus : ce que l'on ne sait toujours pas sur le variant Omicron

ÉCLAIRAGE - La découverte du variant Omicron inquiète le monde entier. Plusieurs données concernant cette nouvelle mutation restent cependant encore inconnues.

Le coronavirus (illustration)
Le coronavirus (illustration)
Crédit : HANDOUT / US FOOD AND DRUG ADMINISTRATION / AFP
Nicolas Barreiro & AFP

Alors que l'Europe est en proie à une violente reprise épidémique, une nouvelle menace plane déjà, le variant Omicron. Cette nouvelle mutation de la Covid-19 a été repérée pour la première fois en Afrique du Sud le 8 novembre, mais les États du monde entier redoutent déjà de la voir entrer dans leur territoire. 

Les uns après les autres les pays commencent déjà à renforcer les conditions pour entrer dans leur territoire, à l'instar du Portugal, voire même à fermer leurs frontières aux voyageurs venus de certains pays africains, comme le Royaume-Uni, le Japon ou l'Australie. Ces pays cherchent ainsi à ne pas reproduire les erreurs qu'ils ont commises lorsque le variant Delta émergeait en Inde. 

D'un côté l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui a classé le variant Omicron comme "préoccupant", appelle à une "réponse mondiale calme, coordonnée et cohérente". D'un autre, elle juge le risque mondial lié à cette mutation comme "très élevé", en raison de la forte probabilité qu'il se répande à travers le monde. À l'heure actuelle, on ne sait en réalité que peu de choses sur cette variation du virus. Pour connaître le danger qu'il présente, trois critères doivent tout d'abord évalués : sa transmissibilité, sa virulence et sa résistance aux vaccins.

Ce variant peut-il devenir dominant ?

En Afrique du Sud, la majorité des nouvelles contaminations sont déjà liées à Omicron et le gouvernement prédit une hausse exponentielle. Ces données laissent penser que le variant a un grand potentiel de propagation. Il est essentiel de noter que la couverture vaccinale de l'Afrique reste encore très faible en comparaison avec l'Europe. Le Conseil scientifique rassure donc à ce sujet assurant que le variant Delta circule déjà très fort et qu'il n'est donc pas du tout certain qu'Omicron parvienne à s'imposer.

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"Si on avait affaire à un variant qui n'est pas beaucoup plus transmissible, il ne s'imposerait probablement pas", estimait Antoine Flahaut, invité à l'antenne de RTL lundi 29 novembre. Mais la transmissibilité du nouveau variant demeure inconnue. "Si en revanche, il est 50% plus transmissible, le variant Delta était lui-même 50% plus transmissible que le variant Alpha, alors peut-être que cet Omicron viendra s'imposer".

Omicron est-il plus virulent ?

Cette nouvelle mutation est-elle plus létale que les précédentes ? Tout comme la transmissibilité, la question de la virulence du variant Omicron est sur toutes les bouches. S'il est "trop préliminaire pour statuer sur la dangerosité du variant", comme l'affirme Antoine Flahaut, sa transmissibilité pourrait provoquer de nombreux décès.

"Il peut tout à fait être moins virulent. C'est ce qu'il se passe parfois avec des nouveaux variants qui ne sont pas du tout plus virulents. Après s'il est beaucoup plus transmissible, même s'il est moins virulent, mathématiquement ça peut résulter en un plus grand nombre de décès. Le nombre va l'emporter sur la moindre virulence donc il va falloir évaluer la moindre virulence si jamais elle existe". 

Les vaccins à l'épreuve d'Omicron

Le patron du laboratoire pharmaceutique Moderna affiche un pessimisme sur l'efficacité des vaccins existants contre le variant Omicron. Il y aura une "baisse significative" de l'efficacité des vaccins actuels face à Omicron et il faudra plusieurs mois pour en élaborer un nouveau, juge Stéphane Bancel, dirigeant de Moderna, dans un entretien au Financial Times. "Tous les scientifiques à qui j'ai parlé (…) disent 'Cela ne va pas le faire'", assure-t-il.

Plusieurs fabricants comme Moderna, AstraZeneca, Pfizer/BioNTech et Novavax, se sont néanmoins dits confiants dans leur capacité à combattre Omicron en créant un nouveau vaccin. 

"Les laboratoires vont avoir des données virologiques en fonction des essais sur les anticorps mais il faudra tout de même confronter cela à la réalité", explique Antoine Flahaut. "Il est possible par exemple, on l'a vu avec le variant Delta, qu'il y ait un certain échappement vaccinal qui se voit sur les anticorps mais qui n'affecte que la transmissibilité. C'est embêtant mais ce n'est pas pareil qu'affecter les formes graves". Dans cette deuxième option, la virulence du variant primerait alors sur sa transmissibilité, provoquant des formes graves chez les infectés, même s'ils sont vaccinés.

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