2 min de lecture Économie

Le confinement va-t-il accélérer le remplacement des humains par les machines ?

PODCAST - Chaque lundi, François Lenglet et Catherine Mangin se penchent sur les bouleversements économiques que provoque la crise du coronavirus. Dans cet épisode, ils s'intéressent au remplacement de l'homme par les machines pendant le confinement.

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48. Le confinement va-t-il accélérer le remplacement des humains par les machines ? Crédit Image : RTL Originals | Crédit Média : RTL Originals | Durée : | Date : La page de l'émission
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François Lenglet et Catherine Mangin

Le confinement avait provoqué une poussée de l’automatisation dans les entreprises, et le déconfinement ne ralentit pas la tendance. On comprend très bien pourquoi : faute d'hommes disponibles, au moment où chacun était contraint de rester chez soi, on a pris des machines. On l'a fait dans les entrepôts, pour la livraison et même pour les call centers, aux Philippines notamment, avec l'intelligence artificielle

Mais surprise, le ralentissement de l'épidémie en Europe n'inverse pas cette tendance. Il faut encore respecter dans les usines des mesures de distanciations physiques qui compliquent la production. La peur de la contagion reste présente. Sur le fond, cette tendance à l'automatisation était déjà largement engagée

L'épidémie ne fait qu'accélérer le mouvement. Chez les fabricants de robots, on enregistre une explosion de la demande de toute part. Les entreprises se renseignent ou commandent, soucieuses de préserver leurs capacités de production aujourd'hui, mais aussi dans l'avenir. En faisant travailler des hommes, elles se sentent trop vulnérables. 

Tous les secteurs concernés, des emplois menacés

Tous les secteurs sont concernés. L'agriculture est particulièrement demandeuse, notamment parce que les appels aux bras pendant le confinement a été un échec. De nouveaux robots arrivent même aujourd'hui à récolter des fraises. La logistique multiplie les initiatives, notamment Amazon et ces 200.000 robots avant le confinement. Même dans les restaurants, le prototype Flippy fait des burgers, des frites et même la vaisselle. 

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Le progrès technique de manière générale est bon pour la productivité, mais mauvais pour l'emploi à court terme. Il crée de nouveaux emplois, plus évolués en termes de savoirs et d'expertises, mieux payés, mais moins nombreux. Si on prend l'exemple de la fraise, un robot ne récolte que la moitié des fraises que peut récolter un homme. Mais il suffit d'un seul homme pour surveiller douze robots. 

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