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Plusieurs milliers de manifestants à Lannion contre les suppressions d'emplois chez Nokia

Entre 3.500, selon la police, et 5.000 personnes, selon la CFDT, ont manifesté le 4 juillet en fin de matinée à Lannion (Côtes-d'Armor) pour protester contre la suppression de 402 emplois sur le site de Nokia.

Manifestation contre les suppressions d'emplois chez Nokia Lannion, le 4 juillet.
Manifestation contre les suppressions d'emplois chez Nokia Lannion, le 4 juillet. Crédit : Damien MEYER / AFP
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Benoît Collet et AFP

"Le Trégor debout contre les suppressions d'emploi", "En dix ans, c'est le 13e plan", "Jeunes embauchés, déjà virés" ou "keep Nokia jobs in Lannion", pouvait-on lire sur les banderoles ou pancartes brandies par les milliers de personnes qui ont défilé dans les rues de la ville bretonne, afin de protester contre la suppression de 402 emplois sur le site de Nokia. L'entreprise prévoit de supprimer au total un millier d'emplois en France.
Il s'agit du quatrième plan social depuis le rachat en 2016 d'Alcatel-Lucent par Nokia. Les trois précédents plans avaient touché les fonctions support alors que, dans ce quatrième plan, c'est la recherche et le développement (R&D) qui sont concernés "à 95%", ont rappelé les syndicalistes.
Pour les syndicats, le plan actuel mènera inéluctablement à terme à la disparition du site de Lannion, mais aussi à la disparition de Nokia du paysage industriel français. "C'est une trahison, envers les salariés, envers le territoire, envers les pouvoirs publics. Le pouvoir politique doit agir contre ces trahisons", a déclaré Bernard Trémulot, délégué central CFDT. Avec le départ de Nokia, "Lannion, bastion historique des télécommunications, perdrait une partie de son identité", a-t il affirmé lors d'une prise de parole avant le début de la manifestation.   

"C'est presque une ville qu'on assassine"

 "C'est presque une ville qu'on assassine quelque part, parce que c'est le troisième employeur de la ville qui est presque en passe de liquider son site", a déclaré le maire de Lannion, Paul Le Bihan (PS). "C'est intolérable. Une ville de 20.000 habitants ne peut pas encaisser ce genre de plan", a-t-il commenté.
Ces 402 suppressions d'emploi sont "injustifiés, incompréhensibles, intolérables et insupportables", a résumé un syndicaliste. Dans la manifestation, qui s'est terminée vers 13h, plusieurs élus arborant leurs écharpes tricolores étaient présents. Mais aussi des représentants du site de maintenance Hop! de Morlaix (filiale d'Air France), à quelques dizaines de kilomètres, menacé de fermeture avec 276 suppressions d'emplois à la clé.

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