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Baisse de salaire ou licenciement : le chantage de Ryanair

PODCAST - Chaque lundi, François Lenglet et Catherine Mangin se penchent sur les bouleversements économiques que provoque la crise du coronavirus. Dans cet épisode, ils s'intéressent à l'ultimatum lancé par Ryanair à ses salariés pour sauver l'entreprise.

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44. Baisse de salaire ou licenciement : le chantage de Ryanair Crédit Image : RTL Originals | Crédit Média : RTL Originals | Durée : | Date : La page de l'émission
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François Lenglet et Catherine Mangin

C’est un sujet qui fait énormément réagir : Ryanair a décidé de baisser les salaires de ses employés pour survivre à la crise du transport aérien. L’entreprise irlandaise demande à ses salariés des baisses de salaires très importantes, variables en fonction des catégories professionnelles. Cela va de 20% pour les pilotes à 10% pour les personnels navigant commerciaux (PNC), les hôtesses par exemple, à partir du 1er juillet prochain.

Évidemment, la compagnie justifie cette demande de sacrifice par la situation économique et assortit cette baisse de salaire d'une réduction du temps de travail de 20%. Le retour au salaire initial ne se ferait pas avant cinq ans. Ryanair propose un chantage : si les salariés n’acceptent pas, il y aura des licenciements.

L’entreprise licencierait près de 30% des personnels en France. Ryanair devrait perdre environ 40% de son trafic sur l’année, selon Michael O'Leary. Le patron de la compagnie low-cost explique cette chute vertigineuse par le confinement, mais aussi par le fait que les grandes compagnies nationales sont considérablement aidées par les États, comme Air France ou la Lufthansa, par le biais de prêts, d’augmentations de capital, etc.

Ryanair concurrencé par des entreprises "zombies" ?

Par le passé, O'Leary a comparé ces compagnies nationales à des "junkies qui n'ont pas eu leur dose de drogue"… Pourquoi des propos d'une telle violence ? "Il y a une tradition chez Ryanair de critiquer les acteurs historiques. Mais la crise exacerbe très probablement l’agressivité, explique François Lenglet. Sur le fond, il y a une part de vrai dans cette critique."

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Des économistes plus modérés le disent : à force d’aider des entreprises, il y a un risque de créer des "zombies". C'est-à-dire des entreprises morts-vivantes qui ne peuvent survivre que dans un environnement financier particulier avec des aides. Ces entreprises "zombies" étaient de l’ordre de 1% dans nos économies il y a 30 ans, elles représentent 20% aujourd’hui.

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