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Marseille : 4 raisons qui font de l'OM un candidat crédible à la 2e place

DÉCRYPTAGE - Forts d'une série en cours de sept victoires et trois nuls, les Olympiens sont passés devant Lyon et Monaco au classement. Ils peuvent y rester.

Les Marseillais célèbrent une victoire à Lille le 29 octobre 2017
Les Marseillais célèbrent une victoire à Lille le 29 octobre 2017 Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
GrégoryFortune77
Gregory Fortune
Journaliste RTL

Voilà presque trois ans que ça n'était plus arrivé. Facile vainqueur à Metz (0-3) pendant que Lyon et Monaco se prenaient les pieds dans le tapis contre Lille (1-2) et à Nantes (1-0), Marseille se retrouve 2e de Ligue 1 après 15 journées (deux point d'avance sur l'OL et l'ASM). L'OM en position de qualifié direct pour la phase finale de la Ligue des champions la saison suivante ? Hors début de saison non significatif, il faut remonter à février 2015 pour retrouver un tel espoir. L'équipe de Marcelo Bielsa avait toutefois dû se contenter de la 4e place cette année-là.

Dans la foulée du départ brutal de l'Argentin, avec l'Espagnol Michel puis Franck Passi sur le banc, l'OM avait terminé très loin des places européennes, à une humiliante 13e place. L'an passé, toujours pas de retrouvailles avec la Ligue des champions malgré l'arrivée de Rudi Garcia, première figure de proue du "Champions Project" de l'Américain Frank McCourt (5e place en mai dernier). Les supporters phocéens n'ont plus eu le privilège de voir leur équipe jouer dans la cour des grands depuis plus de quatre ans, avec Élie Baup (pour six défaites en phase de poules...).

Cette saison marquera-t-elle le retour des rêves étoilés ? De la fameuse musique des grandes soirées des mardi et des mercredi, surtout réservée au PSG et à Monaco ces derniers temps ? Bien sûr, Rudi Garcia appelle à la prudence ("Ce n'est pas le moment de s'enflammer", "Le Championnat est très long", "L'objectif ne change pas, c'est d'être dans les quatre premiers"). Il n'empêche, cet OM 2017-2018 semble bel et bien avoir les moyens d'être le premier derrière le PSG (pour le moment intouchable), de devancer Lyon ou Monaco. 

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1. La crise de septembre balayée par un changement tactique

Dimanche 10 septembre. Sévèrement giflés avant la trêve internationale à Monaco (6-1), les Marseillais coulent face à Rennes, alors 19e, au Vélodrome (1-3), avec une nouvelle entame catastrophique. La recrue Abdennour se blesse, Évra est à la peine, Germain ne marque toujours pas. L'OM tombe à la 10e place, à 5 longueurs de Monaco, 4 de Lyon. 

Quatre jours plus tard, l'ambiance est morose pour la réception des Turcs de Konyaspor. À peine 8.650 spectateurs, banderole hostiles contre les dirigeants ("Vide comme les promesses de Jacques-Henri, la tactique de Rudi", "Qui est le patron dans ce club ?  McCourt sort tes cou... !", en Anglais dans le texte). L'OM éteint le début d'incendie en s'imposant 1-0.

Surtout, ce match de Ligue Europa marque un changement tactique fondamental. Exit le 4-3-3 cher à Garcia. Place à un 4-2-3-1 avec Payet en meneur de jeu. Depuis, Marseille n'a plus connu la défaite en championnat (deux en Coupe d'Europe avec des équipes remaniées). 

2. Dix matches sans perdre

Derrière Konyaspor, l'OM enchaîne à Amiens (0-2), contre Toulouse (2-0), renverse une situation calamiteuse à Nice (2-4). Autre moment fondateur de ce premiers tiers de saison, preuve de la force de caractère de cette équipe, encore visible la semaine suivante à Strasbourg, où Mitroglou arrache le nul (3-3) dans les dernières minutes.

Marseille est prêt pour le "Clasico" face au PSG. Scénario quasiment parfait, finalement frustrant avec l'égalisation de Cavani dans les arrêts de jeu (2-2). Rudi Garcia tient un nouveau match référence sur lequel s'appuyer. Enfin son équipe a tenu tête à un très gros depuis son arrivée.

Le match suivant à Lille (0-1) consacre l'émergence de Sanson en meneur de jeu à la place de Payet. Marseille surmonte l'épisode Évra et le revers à Guimaraes en écrasant Caen (5-0), arrache encore un nul au bout du temps additionnel à Bordeaux (1-1). Contre Guingamp, l'essentiel est fait (1-0), avant la balade messine. Bilan : sept victoires et trois nuls en L1 depuis le fiasco rennais.

3. Au moins un but marqué à chaque match

Le Marseillais Florian Thauvin à la lutte avec le Dijonnais Jérémie Bela en août 2017
Le Marseillais Florian Thauvin à la lutte avec le Dijonnais Jérémie Bela en août 2017 Crédit : BERTRAND LANGLOIS / AFP

À l'abnégation s'ajoute une particularité rare : Marseille a toujours marqué lors de ses 15 matches de championnat cette saison. Et pourtant, le Grec Kostas Mitroglou, recruté pour 15 millions d'euros, suscite toujours l'interrogation du haut de ses deux réalisations. Autre renfort estival supposé, Valère Germain, lui, n'a tout simplement jamais trouvé le chemin des filets en L1 depuis le début de l'exercice en cours.

Garcia peut en revanche compter sur un Florian Thauvin auteur de son meilleur début de saison (sept buts, cinq passes décisives) et sur une large palette de buteurs. Morgan Sanson, Lucas Ocampos et Clinton Njie en sont à cinq, Luiz Gustavo à quatre, Dimitri Payet à un. Il suffit que Mitroglou, mais aussi les défenseurs centraux Adil Rami et Aymen Abdennour, par exemple, s'y mettent aussi pour que la marge de manœuvre soit plus large encore.

4. Une concurrence prenable

La saison dernière, Monaco était phénoménal, Paris dans ses standards impressionnants des quatre derniers exercices, Nice bluffant, Lyon un cran au dessus. Terminer 5e n'avait rien d'infamant. Ce cru 2017-2018 semble bien plus ouvert pour la place de 2e derrière un PSG lancé vers la reconquête du titre.

Il y a quatre jours, après la défaite de Monaco contre Paris (1-2) et son carton à Nice (0-5) , l'OL apparaissait clairement comme le favori numéro 1 à la place de dauphin. Une seule défaite, à Paris, sept matches de suite sans prendre de buts, trois 5-0 collés à TroyesSaint-Étienne et Nice, donc. L'étonnant revers contre Lille vient nuancer le tableau.

À Monaco, c'est plutôt l'inquiétude qui prédomine. Trois défaites de rang, une infirmerie qui ne désemplit pas (Lemar, Tielemans, Raggi, Joivetic, Boschilia), Falcao qui ne marque plus, Fabinho moins rayonnant, des recrues peu décisives... L'espoir de rester sur le podium en fin de saison vient peut-être de l'élimination en Coupe d'Europe, qui obligera l'ASM à se concentrer sur le championnat.

Pour être sûr de finir devant les autres, le mieux c'est encore de les battre dans les confrontations directes. Un Lyon-Marseille est prévu lors de la 18e journée, le dimanche 17 décembre. Avant, l'OM va à Montpellier et reçoit Saint-Étienne, l'OL se rend à Caen et Amiens. Monaco viendra au Vélodrome fin janvier, Lyon mi-mars. Si la lutte pour le titre pourrait vite être pliée, celle pour la 2e place s'annonce palpitante.

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2017-11-30 16:19:14
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