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PSG-Nice : un match pour booster la croissance du Gym

DÉCRYPTAGE - Leader du championnat après 16 journées, Nice n'a rien à perdre au Parc des Princes dimanche 11 décembre (20h45).

Jean-Michaël Seri à la lutte avec Serge Aurier en décembre 2015
Jean-Michaël Seri à la lutte avec Serge Aurier en décembre 2015 Crédit : BEBERT BRUNO/SIPA
Gregory Fortune
Gregory Fortune
Journaliste RTL

Au crépuscule de cette année 2016, le rouge et le noir rayonnent sur le football français, de la Bretagne à la Côte d'Azur. Rennes occupe la 4e place, Guingamp la 5e. Et Nice est toujours leader du championnat de France après 16 journées. Le tube de l'été a résisté à l'arrivée de l'automne, des premiers froids, s'est relevé d'une défaite à Caen (1-0) début novembre, la première de sa saison, et a su se passer de Mario Balotelli pendant plus d'un mois.

Remis d'une blessure au mollet droit, l'attaquant italien est de retour au meilleur moment, celui du choc contre le Paris Saint-Germain, dimanche 11 décembre, en clôture de la 17e journée. Aligné durant les 45 premières minutes trois jours plus tôt en Coupe d'Europe (victoire niçoise 2-1 contre Krasnodar), "Super Mario" n'a pas forcé. En toute logique, Lucien Favre l'alignera au Parc des Princes. Si l'affiche ne désignera pas le futur champion de France, elle peut faire basculer l'Olympique Gymnaste Club de Nice dans une autre dimension.

Quand Jean-Pierre Rivère le rachète en juillet 2011, le club azuréen vient d'échapper de peu à un retour en Ligue 2, quittée neuf ans plus tôt. L'équipe d'Éric Roy se classe 17e avec 10 victoires en 38 matches, 33 buts marqués, avec un meilleur réalisateur nommé Éric Moulongui. Le nouveau président affiche un objectif modeste : "faire grandir et progresser ce club, sur plusieurs années".

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Métamorphose

Près de cinq ans et demi plus tard, "on a beaucoup de chance puisqu'on est en ordre de marche", déclarait-il sur RTL fin septembre. Une chance qu'il a su provoquer, avec des choix payants, y compris les paris les plus risqués sur le papier. Claude Puel a lui aussi vu de près la relégation (17e en 2013-2014). Il a surtout remonté Nice à la 4e place, à deux reprises, bonifié Hatem Ben Arfa et lancé de nombreux jeunes.

Désormais, l'entraîneur est un Suisse à la réputation flatteuse en Allemagne, le Suisse Lucien Favre, l'avant-centre une star mondiale, un ancien international brésilien passé par le Bayern évolue en défense centrale, tandis que Ben Arfa ne brille plus... à Paris. Nice a déjà gagné six matches de plus qu'en 2010-2011, n'en a perdu qu'un, n'est qu'à trois longueurs de son total de buts cette saison-là. 

La métamorphose se traduit également par un nouveau stade, inauguré en septembre 2013, l'Allianz Riviera. D'un peu plus de 17.000 places au stade du Ray, la capacité d'accueil des supporters est passée à plus de 35.000. Les centres d'entraînement et de formation vont aussi évoluer. De nous installations doivent être livrées à l'été 2017.

Belhanda, le porte-bonheur ?

Younès Belhanda sous les couleurs de Nice en décembre 2016
Younès Belhanda sous les couleurs de Nice en décembre 2016 Crédit : VALERY HACHE / AFP

Quadruple champion de France dans les années 1950, Nice ne le sera peut-être pas pour la cinquième fois à l'issue de cette saison 2016-2017. Monaco, et sans doute le PSG, resteront de très sérieux candidats. Mais en cas de succès à Paris, où il y a tout à gagner, un nouveau cap sera franchit, un message envoyé au reste de la Ligue 1 et aux investisseurs étrangersdéjà présents au capital, toujours plus nombreux à suivre les performances des Aiglons.

Depuis mi-août, Nice s'est déjà payé Marseille (3-2), Lyon (2-0) et Monaco (4-0) à domicile. Ne manque plus qu'une victoire face au 4e "gros" supposé, à l'extérieur. Plus que jamais, elle semble probable. Pendant que les Younès Belhanda, Alassane Pléa, Jean-Michaël Seri, Wylan Cyprien régalaient face à Toulouse (3-0) puis se reposaient, la machine parisienne s'est brutalement enrayée à Montpellier (3-0) et contre Ludogorets (2-2). Le PSG d'Unai Emery doute. L'équipe de Favre vole. 

Au delà de la crise qu'elle risque fort engendrer, une nouvelle déconvenue du PSG post-Zlatan Ibrahimovic offrirait aux Niçois sept points d'avance sur le quadruple champion en titre. Une avance pas définitive mais très sérieuse. Lyon, serait repoussé au pire à 14 longueurs. De quoi commencer doucement à imaginer une qualification en Ligue des champions l'an prochain. Voire à refaire le coup du Montpellier 2012, qui comptait dans ses rangs un certain Belhanda. 

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