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Équipe de France : à 13 mois du Mondial, les forces et les axes de progrès des Bleus

ÉCLAIRAGE - Animée par un refus de la défaite puis une soif de succès, un Benzema affamé, un Mbappé passeur et buteur décisif, des jeunes qui poussent, la France doit aussi parfaire son animation en 3-4-1-2.

Karim Benzema et Kylian Mbappé avec les Bleus le 10 octobre 2021 à Milan
Karim Benzema et Kylian Mbappé avec les Bleus le 10 octobre 2021 à Milan
Crédit : FRANCK FIFE / AFP
Gregory Fortune & AFP

Éjectés dès les 8es de finale de l'Euro par la Suisse le 28 juin dernier (3-3 après prolongation, 5 tirs au but à 4) alors qu'ils menaient 3-1 à neuf minutes de la fin du temps réglementaire, les Bleus ont rappelé qu'ils ne fallait pas les enterrer trop vite en s'offrant la Ligue des Nations, dimanche 10 octobre à Milan.

Parfois inquiétants début septembre lors de la suite des éliminatoires vers le Mondial 2022 face à la Bosnie-Herzégovine (1-1) à Strasbourg puis en Ukraine (1-1), les champions du monde en titre ont commencé par chasser les doutes contre la Finlande (2-0). Deux matches et deux victoires de prestige renversantes plus tard, les voilà de nouveau gonflé de confiance.

Il y a d'abord cette deuxième période de feu face à une Belgique qui menait 2-0 à la pause et pensait tenir sa revanche du Mondial 2018. Score final 3-2. Puis cette finale remportée 2-1 face à une Espagne ultra dominatrice en première période mais beaucoup moins efficace dans les deux surfaces eau retour des vestiaires, en dépit, là encore, de l'ouverture du score.

Force de caractère

L'équipe de France a ainsi renversé la table en même temps que les certitudes de ses adversaires, parfois meilleurs qu'elle dans le jeu, pour s'offrir un nouveau trophée. "Quand une équipe vient de marquer, normalement l'autre est K0, c'est le moment de remuer le couteau dans la plaie", a constaté avec dépit Luis Enrique, sélectionneur d'une Roja rattrapée deux minutes seulement après avoir ouvert le score. 

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Les Bleus ont montré "ce caractère et cet état d'esprit indispensables pour aller chercher un titre", a de son côté apprécié Didier Deschamps.  Des ingrédients à conserver en vue du rassemblement de novembre, où les Bleus n'auront besoin que d'une victoire, contre le Kazakhstan ou en Finlande, pour se qualifier pour le Mondial, programmé fin 2022. Au Qatar, les Bleus feront de facto partie des favoris, surtout après ce titre décroché face à deux nations majeures. 

Benzema affamé

S'ils n'ont pas coulé face aux Belges puis aux Espagnols, les Bleus le doivent en partie à Karim Benzema. L'attaquant du Real Madrid a amorcé la révolte en demi-finale, en marquant le premier but français puis en offrant le ballon du penalty à Kylian Mbappé pour l'égalisation. C'est lui aussi qui égalise face à la Roja d'une frappe lointaine teintée de talent et d'abnégation. 

Rappelé avant l'Euro à la surprise générale, l'avant-centre de 33 ans tire ses coéquipiers vers le haut, les encourageant ou les orientant si besoin. Et si l'ex-banni fera face à la justice française ce mois-ci dans "l'affaire de la sex-tape", c'est pour l'heure le cadet de ses soucis. "Revenir avec cette équipe et gagner me rend très heureux. C'est la récompense de beaucoup de travail (...) Cela me donne beaucoup d'ambition avec cette équipe", a-t-il réagi après son premier titre gagné avec les Bleus. 

Rajeunissement

Les perspectives sont d'autant plus belles que Didier Deschamps a su rajeunir son effectif après l'Euro, avec quelques promesses d'avenir. Au milieu, Aurélien Tchouaméni (21 ans) a offert une alternative intéressante à l'inamovible duo Pogba-Kanté en l'absence du second pour Covid-19. En défense, Jules Koundé (22 ans) et Théo Hernandez (24 ans) ont joué sur leur profil spécifique pour s'intégrer sans complexe au nouveau système tactique à trois défenseurs centraux, déployé avec succès depuis trois rencontres. 

Et d'autres espoirs poussent : Moussa Diaby, Dayot Upamecano et Mattéo Guendouzi ont décroché leur premier trophée international avant leur 5e sélection, faisant oublier d'anciens habitués comme Olivier Giroud, Moussa Sissoko, Clément Lenglet, Kurt Zouma ou Nabil Fékir. Par rapport à l'Euro, "les joueurs ne sont pas tous les mêmes, il y a de l'effervescence, de la concurrence. La meilleure vitamine, c'est de gagner des titres", a souligné Deschamps. 

Système "perfectible" selon les mots de Deschamps

S'il a réfuté l'hypothèse d'un "manque de confiance" postérieur à l'Euro, Deschamps a reconnu que "le système (était) encore perfectible" et demandait "des ajustements". Son schéma à trois défenseurs centraux et deux latéraux en mode "pistons" lui permet certes de recentrer son trio offensif Griezmann-Benzema-Mbappé, mais sa défense a parfois trop reculé, s'exposant à la puissance de Romelu Lukaku ou à la vitesse de Mikel Oyarzabal.
 
"Avec plus d'automatismes, on peut avoir moins de difficultés face à ce genre d'équipe", a assuré Deschamps. Cela vaut aussi pour l'animation offensive : en neuf titularisations, le trio Benzema-Griezmann-Mbappé cherche toujours son match référence et fonctionne par intermittences, souvent en réaction. 

"C'est vrai qu'on doit faire mieux, on le sait, mais le résultat, c'est la victoire à la fin. Si c'est comme ça qu'on doit gagner, pourquoi pas", a évacué Paul Pogba. Les Bleus ont encore 13 mois pour trouver leurs marques. Ils peuvent également toujours compter sur un Hugo Lloris impérial en fin de match face à l'Espagne.

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