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Coupe de France : 3 raisons de croire à la victoire de Rennes face au PSG

ÉCLAIRAGE - Après deux finales perdues face à Guingamp, le Stade Rennais va tenter de décrocher son premier trophée depuis 1971, samedi 27 avril (21h) au Stade de France.

Hatem Ben Arfa à la lutte avec Dani Alves et Presnel Kimpembe le 27 janvier 2019 au Parc des Princes
Hatem Ben Arfa à la lutte avec Dani Alves et Presnel Kimpembe le 27 janvier 2019 au Parc des Princes Crédit : Zakaria ABDELKAFI / AFP
Gregory Fortune
Gregory Fortune
Journaliste RTL

Quatre matchs sans victoire en championnat depuis la qualification pour la finale arrachée à Lyon le mardi 2 avril, plus aucun succès en Ligue 1 depuis le 10 mars contre Caen, un palmarès vierge de tout trophée depuis 1971... Sur le papier, Rennes ne part pas favori de la 102e finale de la Coupe de France contre un PSG qui, lui, empile les titres sur la scène nationale depuis sa reprise en main par Qatar Sport Investments (QSI) en 2011.

D'autres chiffres ont de quoi effrayer un peu plus les Bretons : ce Paris version qatarie n'a perdu aucune des neuf finales de Coupes (de France et de la Ligue) qu'il a disputé ; avec 12 succès en Coupe de France depuis 1982, il est le club le plus titré dans toute l'histoire de la compétition devant l'OM (10) et Saint-Étienne (6) ; en Ligue 1 cette saison, le PSG s'est imposé 3-1 au Roazhon Park et 4-1 au Parc des Princes.

Pourtant, il y a bien un match à disputer sur la pelouse du Stade de France, samedi 27 avril (21h), et les Rennais ont le droit de rêver d'une victoire, d'un exploit. Même si Neymar sera probablement titulaire, même si Kylian Mbappé affole les compteurs, même si Edinson Cavani et Angel Di Maria sont eux aussi de retour de blessure. Revue des raisons d'y croire pour les rouge et noir.

1. L'étiquette de "looser" se décolle

"Vous connaissez la blague : qu'est-ce qui monte et qui descend et qui est rouge et noir ? C'est le Stade Rennais". L'anecdote a récemment été rappelée par le propriétaire du Stade Rennais en personne, François Pinault, en référence à l'image qui collait à son club du milieu des années 1970 au début des années 1990. 

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Rennes prenait alors régulièrement l'ascenseur entre division 1 et division 2. "Cette phase-là est terminée", veut croire l'homme d'affaire au crépuscule de cette saison 2018-2019. Depuis l'arrivée de Julien Stéphan au poste d'entraîneur en décembre, l'étiquette de "looser" a effectivement commencé à se décoller. Dès sa prise de fonction, le fils de Guy, adjoint de Didier Deschamps chez les Bleus, s'est offert un succès de prestige à Lyon (0-2). 

Il a ensuite mené son groupe en 16es de finale de la Ligue Europa, puis en 8es grâce à un exploit sur la pelouse du Bétis Séville : victoire 3-1 après un nul 3-3 en Bretagne. Et si Hatem Ben Arfa et ses partenaires se sont écroulés à Arsenal (3-0) après un autre succès 3-1 à l'aller, l'image de Rennes a changé, en interne comme auprès du grand public. Hypothèse validée par la qualification à Lyon en demi-finale de cette Coupe de France.

2. Ben Arfa est redevenu un joueur (décisif)

Le pari pouvait paraître risqué. Il s'avère payant. Mis au ban par le PSG durant près d'un an et demi, privé de compétition du 6 avril 2017 au 23 septembre 2018, Hatem Ben Arfa est parvenu à reprendre le fil de sa tumultueuse carrière en acceptant la main tendue par le Stade Rennais. 

Auteur de 9 buts et 6 passes décisives en 38 matches toutes compétitions confondues, le natif de Clamart (Hauts-de-Seine), désormais âgé de 32 ans, est le Rennais le plus décisif cette saison. Son association avec les Mbaye Niang, Ismaila Sarr, Benjamin André, Clément Grenier, Adrien Hunou, Benjamin Gourigeaud bonifie la plupart du temps le jeu breton.

Forcément revanchard envers le PSG, "HBA" a retrouvé son coup de rein, celui qui lui permet de se lancer dans des folles chevauchées concluantes, comme à Angers début avril. Un but digne des plus grands talents. Avec lui, le danger peut venir à tout moment. 

3. Nouveau scénario contraire pour Paris ?

Tous les observateurs l'ont à un moment reconnu : même avec des moyens considérablement supérieurs à la concurrence, le PSG a impressionné par sa réussite dans les deux coupes ces quatre dernières années. Avec ou sans ses stars, il s'est sorti de tous les pièges, a toujours abordé ses matches avec application, "fait le job".

Sa série de 44 succès d’affilée s'est toutefois arrêtée le 9 janvier dernier, face à Guingamp en quart de finale de la Coupe de la Ligue. Ce soir-là, à domicile, malgré l'ouverture du score de Neymar peu après l'heure de jeu, Paris s'est incliné 2-1 sur deux penaltys transformés aux 81e et 93e minutes. Avec celui manqué par Marcus Thuram à la 61e, c'est même trois penaltys qui ont été accordés à l'En Avant.

Depuis, le PSG a encore vécu plusieurs scénarios catastrophes, contre Manchester United au retour en Ligue des champions bien sûr, dernièrement à Lille avec deux blessés et un expulsé en une mi-temps. Pour s'imposer, Rennes devra probablement bénéficié de faits de jeu favorables. Au centre des regards, la condition physique de Neymar sera peut-être un élément clef de la rencontre.

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