4 min de lecture Cinéma

"Star Wars" : l'incroyable genèse d'une saga dont Hollywood ne voulait pas

Alors que la Star Wars Celebration a lieu du 13 au 16 avril à Orlando aux États-Unis, retour sur l'étonnante naissance de cet épopée cinématographique de science-fiction vieille de 40 ans.

Peter Mayhew, Mark Hamill, Alec Guinness et Harrison Ford, dans "Star Wars".
Peter Mayhew, Mark Hamill, Alec Guinness et Harrison Ford, dans "Star Wars". Crédit : SIPANY / SIPA
Philippe Peyre
Philippe Peyre

C'était il y a 40 ans. En 1977, le premier volet de la trilogie originale Star Wars (qui ne s'appelait pas encore Épisode IV : Un nouvel espoir) débarquait dans les salles obscures américaines. Ou plutôt, dans seulement 37 salles à travers les États-Unis, certains professionnels du métier tablant sur un bide intersidéral. C'est tout le contraire qui se produit : le film bat le record d'entrées dans 36 d’entre elles et le nombre de salles est rapidement multiplié. La Guerre des étoiles deviendra l'un des plus gros succès de l'histoire du 7e art.

Pensé et réalisé par George Lucas au début des années 70, ce premier volet représente avant tout un pari fou, dans un monde hollywoodien totalement hostile au cinéma de science-fiction. Désormais devenue une saga planétaire cultissime, fédérant des millions de fans à travers le monde et générant des recettes jamais égalées jusqu'alors, Star Wars a non seulement marqué plusieurs générations mais a surtout insufflé une nouvelle ère dans la création cinématographique de science-fiction.

Alors que la Star Wars Celebration a lieu du jeudi 13 au dimanche 16 avril à Orlando aux États-Unis, à l'occasion de la sortie imminente de l'épisode Les Derniers Jedi, le 13 décembre 2017, retour sur la naissance du premier volet de ce space opera présenté au départ comme un échec annoncé. 

Un échec annoncé aux yeux d'Hollywood

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Au début des années 70, alors que George Lucas a déjà gratté tout le scénario de la saga, Hollywood n'a d'yeux que pour les comédies et les films catastrophes. La science-fiction ? Un genre dépassé, clament en cœur les studios de cinéma de l'époque, peu convaincus par le long-métrage dont rêve George Lucas.

Fort du succès qu'a rencontré American Graffiti (1974), l'un de ses premiers films, le réalisateur a réussi à obtenir un contrat avec la société de production 20th Century Fox. Mais le projet n'est pas pour autant sur les rails. Il faut trouver de l'argent, beaucoup d'argent. C'est grâce au talent du dessinateur Ralph McQuarrie, qui a illustré une partie du scénario, que les producteurs sont convaincus et investissent 8.250.000 de dollars dans le projet. 

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Star Wars : Épisode IV - Une Nouvel Espoir (La Guerre des Étoiles) - La Bande Annonce VF Date :

Seulement, persuadés de l'échec cuisant que va devoir affronter le film, les producteurs ne le proposent que dans 37 salles américaines, en 1977, année de sa sortie. Mais le succès a été celui que l'on connaît encore aujourd'hui et très vite, Star Wars a sillonné les salles obscures du monde entier.

Un projet révolutionnaire

Dark Vador, l'un des personnages centraux de la trilogie Star Wars originale.
Dark Vador, l'un des personnages centraux de la trilogie Star Wars originale. Crédit : Lucasfilm

En plus d'avoir fasciné des générations entières, le film de George Lucas a marqué un tournant dans le monde du cinéma à plus d'un titre. En terme d'effets spéciauxStar Wars est à l'origine de nouveaux procédés dans la science-fiction. Supervisé par Ken Ralston, John Dykstra a en effet mis au point une technique d'effets visuels qui ont permis d'animer les maquettes des vaisseaux en coordonnant leurs mouvements par ordinateur. Une technique qui a offert l'opportunité à George Lucas de mettre à l'écran les effets les plus remarquables de l'époque et dont le nom, le Dykstraflex, fait référence à son créateur. 

Fort du succès généré par la qualité des effets spéciaux, George Lucas a décidé alors de créer sa société, Industrial Light & Magic, qui a été à l'origine, entre autre, de deux du Jurassic Park de Steven Spielberg (1993). De même que le triomphe de Star Wars au cinéma a provoqué une appétence des producteurs qui ont flairé la bonne affaire. Résultat : la Paramount a décidé de réaliser Star Trek, le film en 1979.

Enfin, George Lucas a innové en tentant un pari dangereux. Devant une Fox frileuse qui ne croyait pas réellement dans son projet, Lucas a refusé son salaire de réalisateur mais a demandé en contrepartie de toucher 40% des recettes et des droits sur les produits dérivés. Un coup de maître quand on sait que le merchandising a rapporté plus de 20 milliards de dollars de recettes depuis le début, contre pas moins de 4,4 milliards de dollars de profits pour les six épisodes. 

Un casting risqué

George Lucas et Mark Hamill, interprète de Luke Skywalker, en 1976
George Lucas et Mark Hamill, interprète de Luke Skywalker, en 1976 Crédit : Uncredited/AP/SIPA

George Lucas a pris la décision de n'engager que des acteurs inconnus ou presque pour porter son film. Mark Hamill, vu dans quelques séries télé, et Carrie Fisher, la fille de l'actrice Debbie Reynolds (Chantons sous la pluie), découverte dans la comédie romantique Shampoo d'Hal Ashby, ont été sélectionnés pour jouer Luke Skywalker et Leia Organa.

Harrison Ford, qui n'a que très peu joué jusqu'à alors, a été recalé dans un premier temps car il avait déjà tourné avec Lucas dans American Graffiti. Il s'est vu finalement attribué le rôle de Han Solo. Alec Guinness était, lui, le seul acteur déjà bien rodé (Oliver Twist, Le Pont de la rivière Kwaï, Le Docteur Jivago), choisi pour le rôle de Obi-Wan Kenobi. Un risque de plus pour un projet bancal mais ajusté aux contraintes financières du projet. En somme, si George Lucas a multiplié les prises de risques, elles se sont révélées bien plus payante que lui-même n'aurait pu l'imaginer.

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