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ÉDITO - Présidentielle 2022 : pourquoi rien n'est encore joué d'avance

ÉDITO - Il faut encore que la situation se clarifie parce que ce que nous apprend l’histoire de la présidentielle, c’est que les chutes sur le parcours sont nombreuses.

Emmanuel Macron à l'Élysée le 30 septembre 2021
Emmanuel Macron à l'Élysée le 30 septembre 2021
Crédit : Ludovic MARIN / POOL / AFP
A 6 mois du premier tour, il faut encore que ça décante
02:29
A 6 mois du premier tour, il faut encore que ça décante
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Olivier Bost - édité par Capucine Trollion

À 6 mois du premier tour il faut encore que ça décante. Il faut encore que la situation se clarifie parce que ce que nous apprend l’histoire de la présidentielle, c’est que les chutes sur le parcours sont nombreuses. Et que 6 mois avant il y a toujours encore beaucoup trop de prétendants. Certains ne prendront même pas la ligne de départ d’autres finiront très abimés. 

À ceux qui trouvent que l’on parle trop d’Éric Zemmour tous les matins. À ceux qui trouvent qu’on en fait trop sur l’imbroglio de la droite pour choisir un candidat. À ceux qui trouvent que nous considérons déjà trop vite que le président sera réélu. Je dis : attendez, vous n’avez encore rien vu…

C’est vrai que pour l’élection de 2017, nous étions encore loin d’être fixés à la même période.
Alain Juppé n’avait pas chuté dans la primaire, François Hollande n’avait pas encore renoncé, Manuel Valls n’était pas encore candidat à la primaire avant de chuter à son tour, Yannick Jadot ne s’était pas encore rallié à Benoît Hamon, François Bayrou n’avait pas renoncé pour soutenir Emmanuel Macron. Vous vous rendez compte du nombre d’évènements politiques que cela représente sur une campagne présidentielle ? Des évènements que pour beaucoup nous réévaluons ensuite pour mieux saisir leur importance.

Autant dire que la situation 6 mois avant l’échéance de 2017 n’indiquait pas grand-chose de l’ascension d’Emmanuel Macron et de sa victoire. Pourtant tous les éléments ou presque étaient là, un espace politique était en train de s’ouvrir. C’est le fameux alignement des planètes…

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Oui, de 23 à 24% des intentions de vote. Il y a longtemps qu’un Président sortant ne s’était retrouvé en position aussi favorable. Il faut remonter à François Mitterrand en 1987, c’est vous dire, à une différence près, nous étions encore dans le balancier classique gauche / droite. Là pour l’instant, le seul constat que nous pouvons faire c’est que le niveau pour accéder au second tour baisse de jour en jour. 

L’éclatement de l’extrême droite, la tenue de la droite et une gauche totalement éparpillée n’offre aucune visibilité. Ce morcellement et cette baisse du ticket pour le second tour ne va pas dans un premier temps dissuader les candidatures. Bien au contraire…Vous n’avez encore rien vu.

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