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Interview de Macron : quand Pécresse, qui a saisi le CSA, défendait le passage télévisé de Sarkozy

Valérie Pécresse se montre particulièrement agacée par la prise de parole d'Emmanuel Macron ce mercredi soir. Pourtant, en 2012, elle estimait que Nicolas Sarkozy avait le droit de s'exprimer dans un contexte de crise.

Emmanuel Macron et Valérie Pécresse, le 26 octobre 2021
Emmanuel Macron et Valérie Pécresse, le 26 octobre 2021
Crédit : LUDOVIC MARIN / POOL / AFP
Thibault Nadal

Changement d'avis, oubli ou stratégie politique ? Alors qu'Emmanuel Macron s'apprête à prendre la parole ce mercredi soir sur TF1 pour une interview bilan de son quinquennat, Valérie Pécresse ne cesse d'attaquer le chef de l'État. La candidate LR souhaite "un temps de parole égal entre les candidats" à la présidentielle. Elle a alors saisi le CSA pour dénoncer cet entretien. 

Du côté de la majorité, on se défend en attaquant Valérie Pécresse sur ses déclarations de janvier 2012. En effet, à ce moment-là, Nicolas Sarkozy, alors président de la République avait pris la parole lors d'une interview retransmise sur huit chaînes de télévision pour dresser, lui aussi un bilan de son quinquennat. Une prise de parole, alors que l'ex-président de la République n'avait toujours pas officialisé sa candidature pour l'élection présidentielle de 2012. 

Devant les députés, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal a rappelé "que Valérie Pécresse est en train de dire l'exacte inverse de ce qu'elle disait il y a dix ans quand elle défendait, à raison, la légitimité du président Sarkozy à parler de son action face à la crise".

Éric Dupond-Moretti, le ministre de la Justice est même allé plus loin en publiant sur son compte Twitter un montage des deux déclarations de la présidente de la région Ile-de-France, celle de 2012 et celle de ce début de semaine. 

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La candidate LR déclare cette année "qu'on ne peut pas avoir un président-candidat qui se fait ouvrir les chaînes de télévision à la demande et qui, pendant des heures, fait sa campagne, alors que ses adversaires doivent se contenter de cinq minutes de duplex pour lui répondre". En 2012, elle prenait pourtant la défense du président Nicolas Sarkozy en estimant à l'époque sur France Inter que "le temps de la présidentielle viendra".

Mais grande différence avec la déclaration ce soir d'Emmanuel Macron. En 2012, le CSA avait divisé en deux parties les propos de Nicolas Sarkozy. Lorsqu'il s'exprimait comme un "candidat présumé", les chaînes devaient décompter son temps de parole. En revanche, lorsqu'il évoquait des sujets dits "régaliens", comme un hommage aux soldats français en Afghanistan, son temps de parole ne devait pas être décompté.

Une règle qui s'appliquera également pour Emmanuel Macron ce mercredi soir. Le temps de parole du président sera décompté, uniquement s'il entre dans le débat de politique nationale. En revanche s'il évoque l'Europe comme la semaine dernière ou la situation sanitaire, ses propos n'entrent pas dans le cadre du temps de parole décompté par le CSA.  Des frontières définies, mais vagues avec lesquelles devraient jouer Emmanuel Macron ce mercredi soir. 

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