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ÉDITO - Présidentielle 2022 : l'abstention et l’ennui, les vrais adversaires de Macron

Le président-candidat affiche 30% des intentions de vote au premier tour, presque le double de son premier concurrent, Marine Le Pen. De quoi démobiliser un électorat pourtant largement convaincu.

Emmanuel Macron à Poissy (Yvelines) le 7 mars 2022
Emmanuel Macron à Poissy (Yvelines) le 7 mars 2022
Crédit : Ludovic MARIN / AFP
ÉDITO - Présidentielle 2022 : l'abstention et l'ennui, les vrais adversaires de Macron
00:02:54
ÉDITO - Présidentielle 2022 : l'abstention et l'ennui, les vrais adversaires de Macron
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L'Edito Politique Olivier Bost
Olivier Bost - édité par Gregory Fortune

Emmanuel Macron a livré lundi 7 mars son premier meeting en tant que candidat à l'élection présidentielle 2022 à Poissy, en région parisienne (Yvelines), enfin pardon "une conversation avec des Français", selon la formule de son équipe de campagne. Sauf que lorsque lesdits Français l’applaudissent à chaque intervention et qu’aucun d’entre eux ne pose la moindre question piquante, ça s’appelle un meeting.

Ce n’est pas un détail lexical ou une question de réalisation, c’est bien la façon dont le président actuel compte faire campagne, quand il en aura le temps, d’ici le premier tour le dimanche 10 avril, c’est-à-dire dans le mois qui reste. Ce n’est pas un détail parce que Emmanuel Macron l’a bien précisé à la fin de son meeting : il n’a pas l’intention de débattre avec les autres candidats à l’élection présidentielle, au motif qu’aucun de ses prédécesseurs ne s’y est prêté dans l’histoire de la Ve République et du suffrage universel direct.

Ce n’est pas faux. Ses vrais adversaires dans cette élection présidentielle totalement inédite sont l’abstention, l’ennui, la reconduction par défaut. Pour tenter de conjurer ces risques, Emmanuel Macron va tenter de créer ses propres interpellations, rebondissements, sujets de controverses, dans une maitrise totale espérée de sa campagne. Faute d’adversité, il va la créer tout seul.

Humilité

Lundi 7 mars, il a lancé l’idée de supprimer la redevance audiovisuelle. Une idée forcément populaire, piquée à Marine Le Pen et Éric Zemmour. Cela doit faire réagir. Deuxième mesure : la prime Macron défiscalisée triplée. Et puis un nouveau chèque carburant avant l’élection, au contour encore imprécis. Des mesures de pouvoir d’achat, le souci numéro un des Français, souci encore renforcé par la guerre en Ukraine.

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Emmanuel Macron fait donc bel et bien campagne, parce que son avance dans les sondages ne doit pas trop donner le sentiment que c’est déjà gagné. Le président-candidat répète sans cesse un mot : humilité, comme le rappel régulier d’une contrainte qu’il ne doit jamais oublier de s’appliquer. Il affiche 30% des intentions de vote au premier tour, presque le double de son premier concurrent, Marine Le Pen. De quoi démobiliser un électorat pourtant largement convaincu. C’est aussi pour ça qu'Emmanuel Macron répète, comme pour se motiver là aussi : "La campagne, je ne veux pas l’éluder".

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