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Santé, économie... Les États-Unis aussi sont touchés par le coronavirus

De l'autre côté de l'Atlantique aussi, on s'inquiète des conséquences, à plusieurs niveaux, de l'épidémie de coronavirus.

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Santé, économie... Les États-Unis aussi sont touchés par le coronavirus Crédit Image : MANDEL NGAN / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Philippe Corbé
Philippe Corbé
édité par Maxime Magnier

L'Europe s'inquiète du coronavirus, notamment en Italie, troisième pays le plus touché dans le monde. Mais aux États-Unis aussi, on fait face à l'épidémie, notamment sur un paquebot de croisière, près de San Francisco, où 3.500 personnes se trouvent à bord. Un passager qui a été sur ce même bateau est mort, trois autres sont infectés. Il a fallu que des hélicoptères de l’armée viennent apporter des tests de dépistage !

Sur l’ensemble du territoire américain, on compte maintenant 14 morts, le nombre de cas accélère ces derniers jours, 220 en tout, c'est relativement moins par rapport à plusieurs pays européens, comme la France

Sur ces 220 cas, un tiers sont dans l’agglomération de Seattle qui ressemble de plus en plus à une ville fantôme. C’est pourtant là que se trouvent les sièges d’Amazon, Microsoft, d’autres groupes ont des bureaux importants comme Facebook. Ces entreprises demandent à leurs salariés de rester travailler de chez eux

Comme d’autres pays, les États-Unis manquent de tests de dépistage. Le vice-président Pence, à qui Donald Trump a confié la gestion de cette crise, a répété depuis plusieurs jours qu’il y aurait un million de tests disponibles d’ici ce weekend. Ce ne sera pas le cas. Donc il est difficile de vérifier si ceux qui montrent des symptômes et se signalent auprès de leur médecin, sont vraiment porteurs du virus.

Trump a un "pressentiment"

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Les propos du président Trump ne font que rajouter à la confusion. Je vous avais déjà raconté la semaine dernière que ses propos rassurants étaient contradictoires avec les messages de prévention des autorités sanitaires fédérales. Cette confusion dans les messages de Washington a été pointée du doigt par les démocrates. Donald Trump les a accusés de canular. Quand c’est la presse qui s’interroge, il dénonce une hystérie.

Mais il continue. Il a par exemple récemment donné un entretien par téléphone à FOX News, l’émission la plus regardée, 3 millions et demi de personnes, puis ses déclarations ont ensuite été largement rediffusées. Des propos vraiment stupéfiants. D’abord, il conteste le taux de mortalité donné par l’OMS, il dit que ces chiffres sont faux, que le virus tue beaucoup moins que ne l’affirme l’Organisation mondiale de la Santé. Et pour justifier cette accusation, il dit que c’est son "pressentiment"

Le président pense aussi que pour beaucoup de malades le virus sera très bénin. Et il affirme même qu’ils vont mieux en allant au travail. C’est totalement contradictoire avec les messages de prudence envoyés par les autorités, qui recommandant de ne pas aller travailler si l'on présente des symptômes. Donald Trump a quand même obtenu du Congrès le déblocage de plus de 8 milliards de dollars pour faire face à la crise. 

Un coût colossal pour les compagnies aériennes ?

Car le chef d'État craint que le virus n’entraîne une crise économique qui compromettrait ses chances de réélection. On a d'ailleurs vu la grande agitation de Wall Street depuis 10 jours. 

Mais prenons un secteur qui est un bon indicateur de l’économie, particulièrement aux États-Unis : l’aviation. De grandes compagnies comme United suppriment 10% à 20% de leurs vols, car elles s’attendent à ce que moins de gens prennent l’avion dans les prochains mois. L’association internationale du transport aérien estime que les compagnies dans le monde pourraient perdre jusqu’à 113 milliards de dollars de revenus cette année. Une estimation qui fait dire au PDG de la compagnie aérienne Southwest que ça lui rappelle le 11 septembre.

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