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Économie : la Banque de France prévoit une récession entre 9 et 10% en 2020

INVITÉ RTL - François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, dévoile ce lundi 9 novembre les chiffres de l'année 2020, plombés par la crise sanitaire.

François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France
François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France
Crédit : RTL
François Villeroy de Galhau était l'invité de RTL du 9 novembre 2020
11:36
Économie : la Banque de France prévoit une récession entre 9 et 10% en 2020
11:36
Alba Ventura & Ryad Ouslimani

Le gouverneur de la Banque de France indique que les chiffres de l'Économie française devraient être quelque peu inquiétants, avec une forte récession à la fin de l'année 2020 et un PIB amputé de 12% en novembre. Ces chiffres dévoilés tiennent déjà compte du couvre-feu instauré en France et du début du deuxième confinement. 

"C’est la première photographie que nous faisons à partir des déclarations de 8.000 entreprises et PME, sur les effets économiques, sur elles, de ce deuxième confinement", explique sur RTL François Villeroy de Galhau.

"Bien sûr, ce deuxième confinement a un effet significatif négatif. L’estimation, c’est que nous perdons, par rapport à ce qu’était la normale, 12% (du PIB). Mais c’est près de trois fois moins lourd que le premier confinement", détaille le gouverneur de la Banque de France. "Ça montre que nous avons appris collectivement à travailler, tout en protégeant les salariés", en conclut-il. 

Certains secteurs s'en sortent mieux qu'en avril

Si l’impact économique d’une prolongation du confinement jusqu’à Noël ne peut encore être mesuré, la Banque de France est d’ores-et-déjà en mesure de dévoiler les chiffres de la récession. "Nous pensons que sur l’ensemble de l’année 2020 on sera entre -9 et -10%. Notre estimation, plus précise, nous la publierons mi-décembre", déclare François Villeroy de Galhau. "Elle dépendra bien sûr de la suite de ce confinement", précise le gouverneur de la Banque de France, en indiquant qu’il y a "de grandes différences entre les secteurs".  

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"Les secteurs qui souffrent le plus sont d’abord ceux qui sont directement fermés. C’est l’hébergement-restaurationc’est les commerces, c’est un certain nombre de services à la personne. Et là, ce n’est pas une surprise, ce n’est pas un confinement light, contrairement à ce que j’entends parfois. L’effet est pratiquement le même qu’au mois d’avril", analyse François Villeroy de Galhau. 

Néanmoins, l’industrie et la construction s’en sortent mieux lors de ce deuxième confinement. "On s’était pratiquement arrêtés en avril, on continue grâce au protocole sanitaire", relève-t-il. Les services aux entreprises ont aussi continué de fonctionner : "Ça, c’est les progrès du télétravail", estime François Villeroy de Galhau. Enfin, les services publics eux aussi continuent leur fonctionnement par rapport à avril. 

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