2 min de lecture Sécurité

Terrorisme : "La question n'est pas de savoir s'il y aura un attentat mais quand", selon Darmanin

Le ministre de l'Intérieur a indiqué que la France était face à la quatrième génération de terroristes islamistes, avec un risque d'attentat constant.

Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, le 12 juillet 2020, au Mans
Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, le 12 juillet 2020, au Mans Crédit : JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP
Ryad Ouslimani
Ryad Ouslimani
et AFP

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin n'est pas passé par quatre chemins au moment d'évoquer les risques d'attentats en France. Face à une menace terroriste, notamment celle des extrémistes islamistes, le patron des forces de sécurité a indiqué qu'il ne s'agissait pas de spéculer sur la possibilité d'une attaque, mais bien d"essayer de la prévoir et de l'anticiper. 

Invité mardi 20 octobre sur BFMTV, Gérald Darmanin a assuré que "la question n'est pas de savoir s'il y aura un attentat, mais quand". Quatre jours après l'assassinat de Samuel Paty, professeur d'histoire dans les Yvelines, le ministre a répondu à l'hypothèse selon laquelle le procès des attaques de janvier 2015 contre Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher, qui se tient actuellement à Paris, aurait relancé les risques d'attentat.

"Rien n'aurait été pire que de ne pas tenir ce procès", a-t-il dit répondu. "Les attentats sont faits de manière imprévisible", a souligné Gérald Darmanin, en rappelant que l'attaque au hachoir, il y a trois semaines devant les anciens locaux de l'hebdomadaire satirique, avait été commise par un Pakistanais qui n'était pas connu des services.

La 4e génération de terroristes islamistes

S'agissant de l'assassinat de Samuel Paty vendredi, Gérald Darmanin a jugé que "pour la première fois", "l'islam politique a(vait) mené directement à un attentat". "Quand on fait le procès de Charlie Hebdoquand on republie les caricatures (de Mahomet), oui, des gens ne l'acceptent pas (...). Nous sommes en guerre, il faut accepter qu'il puisse y avoir des attentats", a-t-il expliqué.

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"La question n'est pas de savoir s'il va y avoir un attentat, mais quand", a-t-il insisté. Le locataire de la place Beauvau a souligné dans la foulée que les moyens alloués aux forces de sécurité ont connu une augmentation en conséquence, et ce depuis le début du quinquennat. 

Le ministre a fait valoir qu'on en était à "la 4e génération" de "terroristes islamistes", après Khaled Kelkal en 1995"l'attentat des Twin Towers" en 2001, les attentats de 2015 et "là, on en est aux premiers d'une nouvelle série". "Là, c'est un attentat manifestement qui n'est pas téléguidé de l'étranger", a-t-il poursuivi, en ajoutant : "Entre le terrorisme et rien, il y a le séparatisme".

Face à cette problématique, un projet de loi pour renforcer la laïcité et mettre en place la lutte contre le séparatisme sera examiné le 9 décembre en Conseil des ministres. 

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