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Lutte contre l'islamisme : comment opère la DGSI ?

ÉCLAIRAGE - La Direction Générale de la Sécurité Intérieure piste et surveille les 22.000 individus potentiellement radicalisés sur le territoire français.

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Lutte contre l'islamisme : comment opère la DGSI ? Crédit Image : Lionel BONAVENTURE / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Cindy Hubert édité par Nicolas Barreiro

Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé vouloir expulser des étrangers classés dans le FSRPT, le fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste. Encore faut-il repérer ces personnes radicalisées et les surveiller pour éviter de nouveaux attentats.

Il s'agit là du rôle de la DGSI, la Direction Générale de la Sécurité Intérieure, avec ses 5.000 employés, policiers, analystes, informaticiens… qui travaillent jour et nuit. Ils ont pour rôle de faire le tri dans ce qui remonte du terrain mais aussi de distribuer des "cibles". La DGSI va suivre les plus gros profils, ceux susceptibles de passer à l'acte. Les autres, ce qu'on appelle "le bas de spectre", seront suivis par le renseignement territorial.

Depuis les attentats en 2015, le gouvernement a mis en place un certain nombre de "capteurs" dans tout le pays, pour repérer les personnes radicalisées. Il y a par exemple des référents radicalisation au sein de l'Éducation nationale, du Sport, de la Santé. Ils sont chargés de faire remonter auprès des préfectures leurs soupçons sur telle ou telle personne.

8.000 personnes potentiellement violentes

Au sein du FSPRT, le fichier de la radicalisation, 22.000 personnes sont enregistrées. Un certain nombre de ces fiches restent toutefois en veille. Ces personnes sont toujours attribuées à un service mais elles ne sont pas considérées comme une priorité.

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À l'heure actuelle, 8.000 fiches demeurent actives, 8.000 individus catégorisés "à potentialité violente". Ceux-là ne sont pas pour autant suivis jour et nuit, c'est impossible. Un agent de la DGSI expliquait au procès des attentats de 2015 qu'une filature jour et nuit nécessite une vingtaine d'hommes. Leurs moyens "ne sont pas infinis". 

Il faut faire du tri en permanence entre les menaces. Les policiers s'appuient donc notamment sur des visites domiciliaires et sur des écoutes. Sans élément tangible sur un éventuel passage à l'acte, impossible de poursuivre ces personnes radicalisées. Voilà toute la complexité de cette matière.

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