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Réforme des retraites : syndicats, patronat, exécutif... Qui veut quoi et quand ?

Un sommet social se tiendra à l'Élysée mardi 6 juillet avec sur la table la réforme des retraites. Patronat et syndicats n'en veulent pas mais Emmanuel Macron compterait bien s'en débarrasser avant la prochaine présidentielle.

La réforme des retraites (image d'illustration)
La réforme des retraites (image d'illustration)
Crédit : Joël SAGET / AFP
Réforme des retraites : syndicats, patronat, exécutif... Qui veut quoi et quand ?
03:16
Réforme des retraites : syndicats, patronat, exécutif... Qui veut quoi et quand ?
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Martial You - édité par Cassandre Jeannin

Sommet social à l'Élysée mardi 6 juillet avec l'idée d'une réforme des retraites dans les tuyaux. Mais du côté des partenaires sociaux, personne ne veut relancer ce débat, ni chez les patrons, ni chez les syndicats de salariés.

C'est une sorte "d'Union Sacrée", de consensus un peu mou. Laurent Berger et Geoffroy Roux de Bézieux ont signé une tribune en commun pour dire aux salariés d'aller se faire vacciner. Ils auraient aussi pu signer une tribune pour dire à Emmanuel Macron de ne pas remettre le dossier des retraites sur la table.

Chaque camp est contre l'idée de relancer cette réforme maintenant mais pas pour les mêmes raisons. Le patronat n'a aucune envie de créer des tensions sociales au moment où l'activité repart un peu. À Aix, un dirigeant d'une grande entreprise de ce pays qui raisonne par fenêtre d'un mois pour son activité confiait : "Il faut que l'activité fonctionne en septembre et en octobre et en mars, ce sont les 3 mois clés pour sauver mon année." Autrement dit, les patrons ont intégré l'idée que l'économie fonctionnait "On/Off", de façon alternative au rythme des reconfinements. Donc, on a quelques semaines d'activités avant un risque de 4ème vague, il ne faut pas les gâcher avec des grèves. Voilà le raisonnement patronal.

Côté syndicats, on sait qu'on ne peut pas mobiliser aujourd'hui contre une réforme des retraites. Pas pendant les vacances où la population a besoin de souffler, pas à la rentrée où les salariés auront peur pour l'avenir, pour leur travail.

Quels sont les risques pour le gouvernement ?

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Il y a une fenêtre pour faire passer une réforme si on raisonne du côté de l'Elysée mais il y a quand même de gros risques politiques. D'abord parce que la macronie n'est pas alignée. La jambe droite représentée par Bruno Le Maire pousse pour faire une réforme avant la fin du quinquennat et la jambe gauche emmenée par Richard Ferrand.

Du point de vue du gouvernement, les mesures de soutien et de protection à l'économie ont anesthésié la grogne sociale. Il n'y a pas eu une flambée du chômage, pas eu une envolée des faillites et c'est même ce qui expliquerait le recul du Rassemblement National selon un poids lourd du gouvernement.

Macron est-il favorable à l'idée de passer cette réforme avant la présidentielle ?

Apparemment oui. L'idée d'Emmanuel Macron, c'est de lever l'hypothèque des retraites pour ne pas repartir avec ce dossier sur le prochain quinquennat. C'est-à-dire passer en force une réforme qui n'a plus rien à voir avec la réforme par points mais dire que c'est derrière nous et enterrer définitivement les points. Faire du budget 2022, le premier du nouveau quinquennat et pas le dernier du quinquennat actuel. C'est un OVNI politique.

Les syndicats, eux, pourraient laisser passer passivement en se disant qu'ils ont échappé au pire en oubliant la réforme par points.

Le plus : Une page se tourne chez Amazon

Jeff Bezos, le fondateur, l'homme le plus riche au monde passe la main et confie la direction générale (donc la gestion opérationnelle du groupe) à Andy Jassy ce lundi 5 juillet. On lui souhaite de bonnes vacances puisque je vous rappelle qu'il a prévu un petit séjour dans l'espace, le 20 juillet. 

La note : 15/20 à Total Énergies

Le patron du groupe, Patrick Pouyanne, a annoncé ce lundi 5 juillet dans les colonnes du quotidien La Provence que la raffinerie de La Mède ne fabriquera plus de bio-carburant à partir d'huile de palme à compter de 2023. Le groupe peut désormais recycler plus d'huiles usagées issues des huiles de cuisson, des graisses animales, des résidus de l'industrie papetière et n'a plus besoin d'avoir recours à l'huile de palme qui provoque la déforestation à l'autre bout du monde.

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