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Aviation : nouvel échec de Dassault en Suisse avec son Rafale

Pour l'achat de nouveaux avions de chasse, les Suisses ont préféré opter pour le modèle américain, les F-35, plutôt que le célèbre rafale français.

Un rafale de l'armée française (Illustration)
Un rafale de l'armée française (Illustration)
Crédit : JOEL SAGET / AFP
Nouvel échec face aux Suisses, celle fois dans le domaine de l'aviation
03:02
Nouvel échec face aux Suisses, celle fois dans le domaine de l'aviation
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Martial You - édité par Florine Boukhelifa

En Suisse, Dassault voit s'envoler un très beau contrat pour son Rafale. Pour justifier son choix, le Conseil fédéral invoque le critère du prix, ce qui étonne un peu les observateurs. Même les Américains reconnaissent que l'heure de vol de leur avion de chasse est la plus chère au monde : 36.000 dollars de l'heure. Ainsi, à l'usage, le critère du prix n'est pas le plus évident. Sur catalogue pourtant, l'avion de chasse américain est un peu moins élevé que celui de Dassault et des autres concurrents.

Les Suisses avaient un peu transformé l'appel d'offres par rapport à d'habitude. Ces derniers avaient fixé une enveloppe de départ de 6 milliards de Francs Suisses et les candidats devaient entrer dans cette enveloppe. Les Américains ont vraisemblablement été les moins chers mais, de toute façon, les Suisses n'ont jamais acheté français et Dassault a systématiquement perdu ses appels d'offres de l'autre côté des Alpes.

Cette fois, le Rafale était donné comme favori face aux F-35, mais cela n'a une nouvelle fois pas suffi, sans doute à cause de l'effet Joe Biden. Le Président américain est venu à Genève rencontrer Poutine et en a profité pour jouer les VRP de Lockeed Martin, ce qui a sans doute fait la différence. Cela prouve que les États-Unis gardent une influence plus forte en Europe qu'on ne le pense puisque leurs avions de chasse volent dans des pays qui entretiennent un rapport intime avec eux depuis toujours, comme la Suisse, la Pologne ou encore le Royaume-Uni.

Le Rafale finalement vendu à l'étranger

Cet achat va faire débat en Suisse, pays avec une forte tradition anti-militariste. Il y a quatre ans, la votation pour débloquer le budget d'achat des avions était passée d'un cheveu, avec 8.000 voix d'avance. Désormais, des voix s'élèvent pour dénoncer la mise de la défense helvète, une nouvelle fois, entre les mains des Américains.
 
Cet appel d'offres loupé constitue également un échec pour l'Europe de la Défense, qui prend un nouveau coup dans l'aile, surtout au moment où on essaie de déployer le SCAF, un avion de chasse européen qui fait travailler les Français, les Allemands et les Espagnols. Pour Dassault aussi, l'une des priorités stratégiques est d'arriver à imposer son avion auprès de nos voisins européens. Le risque pour les Français est de perdre l'arbitrage des finlandais.

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Cela sera sans doute plus compliqué avec Joe Biden à la Maison Blanche qu'avec Donald Trump qui avait réussi à coaliser les Européens pour lutter contre la diplomatie brutale du Président américain pendant quatre ans. Et si les pays européens veulent avoir une industrie militaire sur le continent et une certaine souveraineté, il faudra quand même réussir à acheter entre Européens. Heureusement pour Dassault, cet échec suisse est moins grave depuis que le compteur a été débloqué et le Rafale vendu à l'étranger.

Le plus : la chasse aux entreprises qui abusent des CDD officiellement ouverte

La ministre du Travail Élisabeth Borne l'a annoncé dans les colonnes du Parisien : 21.000 entreprises vont être surveillées pendant 1 an et celles qui abusent des CDD auront un malus qui pourra représenter 1% de la masse salariale. L'hôtellerie-restauration sera en revanche épargnée dans un premier temps car le secteur a été fragilisé par la crise sanitaire liée à l'épidémie de coronavirus.

La note : 8/20 à la SNCF

Une note non pas pour dénoncer la grève du jour, qui sera assez peu suivie, mais parce que la Défenseure des droits vient d'épingler la compagnie suite à la disparition des guichets et des bornes pour acheter des billets dans les petites gares. Selon Claire Hédon, ceci est "producteur d'inégalité", car tout le monde n'a pas un smartphone.

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