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Coronavirus : le pic de la 2e vague épidémique "est devant nous", alerte Salomon

Lors d'un point presse sur l'avancée de l'épidémie de coronavirus lundi 9 novembre, le directeur général de la Santé Jérôme Salomon a annoncé que le pic de la 2e vague n'avait pas encore été atteint, malgré des premiers signes encourageants.

Le directeur général de la Santé Jérôme Salomon.
Le directeur général de la Santé Jérôme Salomon.
Crédit : GEOFFROY VAN DER HASSELT / POOL / AFP
Sarah Belien & AFP

Ces dernières 24 heures, 551 décès ont été recensés à l'hôpital. Et ce chiffre n'est pas prêt de baisser. C'est pour le moment le bilan quotidien le plus élevé de la 2e vague épidémique que traverse le pays. Mais si la tension sur le système de soins continue d'augmenter, de premiers signes encourageants sont apparus concernant la circulation du virus.

"Le pic de l'épidémie est devant nous, la 2e vague progresse toujours", a prévenu le directeur général de la Santé Jérôme Salomon. Mais il a observé "une progression plus lente" de l'épidémie "partout où ont été appliquées des mesures de freinage précoce, en particulier le couvre-feu", a-t-il assuré. "C'est encourageant et cela nous incite à continuer collectivement nos efforts".

La journée était également marquée par l'annonce de progrès sur le front de la recherche d'un vaccin. Les laboratoires Pfizer (États-Unis) et BioNTech (Allemagne) ont assuré que leur candidat vaccin était "efficace" à 90% pour prévenir les infections à la Covid-19. Un essai à grande échelle de phase 3 est en cours, la dernière étape avant une demande d'homologation.

Des signes encourageants dans certaines régions

Olivier Véran a donné rendez-vous d'ici la fin de la semaine ou au début de la suivante, pour "faire le bilan du confinement". En attendant, on peut voir de premiers signes encourageants. Le directeur de l'AP-HP Martin Hirsch a annoncé prudemment ce lundi sur France Inter que l'on pouvait parler, "en région Île-de-France, d'une amorce d'infléchissement".

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"Ces trois ou quatre derniers jours, on voit plutôt à peu près 80 entrées par jour [en réanimation, ndlr]", contre 110 "il y a huit jours" et "plutôt 400 entrées en hospitalisation par jour" contre 500 il y a une semaine. Mais Martin Hirsch tempère : le pic des hospitalisations "est encore devant nous (...) ce n'est pas sous contrôle partout et les jours à venir sont très compliqués, forcément", prévient-il.

En Auvergne-Rhône-Alpes, région la plus touchée de France, les contaminations semblaient se stabiliser à un niveau très élevé depuis quelques jours, selon le directeur général de l'Agence régionale de santé (ARS) Jean-Yves Grall.

La tension hospitalière s'accroît toujours

Du côté de la Provence-Alpes-Côte-d'Azur, le directeur de l'Agence régionale de santé (ARS), Philippe Demester, a réagi aux propos de Martin Hirsch : "Je suis très content pour l'Ile-de-France qu'il [Martin Hirsch, ndlr] sente cette inflexion. En ce qui nous concerne c'est trop tôt pour le dire (...), on n'a pas encore de ralentissement de la croissance ici".

Pour l'instant, la pression sur les hôpitaux s'accroît toujours avec 4.690 patients touchés par la Covid-19 en réanimation lundi. Certains établissements procèdent toujours à des fermetures de blocs opératoires et des déprogrammations d'interventions chirurgicales.

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