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Coronavirus : des mesures plus ou moins acceptées en Europe

Plusieurs pays font face à des mouvements anti-confinements, mais on ne peut pas franchement parler de révolte générale.

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Coronavirus : des mesures plus ou moins acceptées en Europe Crédit Image : ROBIN VAN LONKHUIJSEN / ANP / AFP | Crédit Média : Bénédicte Tassart | Durée : | Date : La page de l'émission
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Bénédicte Tassart
édité par Coline Daclin

Des manifestations qui dérapent aux Pays-Bas, des attroupements en Espagne, l'effigie de la Première ministre danoise brûlée à Copenhague... Les mouvements anti-confinement et anti-couvre feu, se multiplient. 

Pour autant, on ne peut pas parler de révolte générale. Les émeutiers et les protestataires forment un groupe marginal en terme numérique, et l'immense majorité des Européens se conforme aux règles édictées par leurs gouvernements. 

Les peuples constatent quand même une grande incohérence dans les mesures prises. Pourquoi Bruxelles a-t-elle levé l'obligation du port du masque du 1er au 26 octobre dernier ? Pourquoi faut-il une attestation de déplacement aux Pays-Bas depuis quelques jours, et pas depuis le début de la pandémie ? 

Regardons les Pays-Bas justement. 80% de la population approuve le couvre feu. À deux mois des élections législatives, le Premier ministre sortant, Mark Rutte, reste le favori des sondages. Cependant, le parti d'extrême droite gagne également en popularité, et se place désormais deuxième des sondages. Il surfe sur cette vague libertaire très présente chez les Néerlandais. Et de nouvelles manifestations sont prévues pour samedi et dimanche prochains. 

Boris Johnson accusé d'avoir réagi trop tard

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Le Danemark aussi a ses mécontents, mais ils sont souvent issus du même groupe actif sur Facebook, qui organise des défilés contre le semi-confinement danois. En tout cas, la Première ministre sociale-démocrate Mette Frederiksen reste très populaire à plus de 50% d'opinion favorable.

Celui qui souffre en revanche, c'est Boris Johnson, au Royaume Uni. Le chef du gouvernement est souvent accusé d'avoir réagi trop tard pendant les premiers et deuxième confinements. Aujourd'hui, les contestataires sont rentrés dans le rang face au variant. Il y a tout de même toujours ce député conservateur conspirationniste qui envoie des caméras dans les hôpitaux, pour prouver que la COVID est une chimère... 

Mais là où Johnson est le plus fragilisé, c'est en Ecosse, où il ne recueille que 22% de bonnes opinions. Il s'est d'ailleurs rendu jeudi 28 janvier à Glasgow pour calmer les désirs d'indépendance des Ecossais.

Des Premiers ministres toujours populaires

La Belgique, elle, s'inquiète des mouvements contestataires chez ses voisins. L'adhésion des Belges aux mesures sanitaires diminue. On remarque que les regroupements, les fêtes et les soirées sont plus nombreux, et les Belges n'ont pas apprécié que les décisions soient prises par arrêté ministériel. Pourtant, le nouveau Premier ministre belge, Alexander de Croo, cartonne dans les sondages.

Grande popularité aussi du ministre de la santé espagnol. À tel point qu'il vient de lâcher le gouvernement pour briguer la présidence de Catalogne. Et pourtant, l'Espagne connaît une pénurie de vaccins et des manifestations rythment la vie des Madrilènes. 

Enfin, comment ne pas évoquer l'amour des Allemands pour leur Mutti, leur maman, Angela Merkel, qui ne craint rien face à une petite mouvance anti-masques.

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