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Coronavirus au Pays-Bas : pourquoi des émeutes embrasent-elles le pays ?

ÉCLAIRAGE - Les Pays-Bas ont entamé samedi leur premier couvre-feu depuis la Seconde Guerre mondiale. Il est interdit de sortir de chez soi entre 21h et 04h30, et ce au moins jusqu'au 9 février.

Un groupe de jeunes affronte la police à Rotterdam, le 25 janvier 2021.
Un groupe de jeunes affronte la police à Rotterdam, le 25 janvier 2021. Crédit : Marco de Swart / ANP / AFP
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Thomas Pierre et AFP

"Stop de lockdown". ("Arrêter le confinement"). Plusieurs villes des Pays-Bas étaient le théâtre d'émeutes lundi soir, pour la deuxième nuit consécutive, après l'imposition d'un couvre-feu du fait de la propagation du variant britannique du coronavirus dans le pays. 

Des affrontements ont opposé la police anti-émeute à des groupes de protestataires à Amsterdam ainsi qu'à Rotterdam, où des vitrines de magasins ont été brisées et leurs marchandises pillées. Amersfoort (est), la petite ville de Geleen (Sud), près de Maastricht, La Haye ou encore Den Bosch ont aussi été secouées par des violences. 

Des images sur les réseaux sociaux montraient des émeutiers pillant un magasin à Den Bosch ou encore un photographe de presse frappé derrière la tête à Haarlem. Dans la cité portuaire de Rotterdam, la police a fait usage d'un canon à eau après un affrontement avec les protestataires, a rapporté la chaîne de télévision NOS. Son maire, Ahmed Aboutaleb, a pris un décret autorisant la police à multiplier les arrestations. 

Les "pires émeutes en quarante ans"

Pour le premier ministre Mark Rutte, ces violences "criminelle(s)", auxquelles est confronté le pays depuis dimanche, sont les "pires émeutes en quarante ans". Les Pays-Bas ont entamé samedi leur premier couvre-feu depuis la Seconde Guerre mondiale. Il est interdit de sortir de chez soi entre 21h et 04h30, et ce au moins jusqu'au 9 février. Tout contrevenant encourt une amende de 95 euros.

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"Cela n'a rien à voir avec la lutte pour la liberté", avait ajouté le premier ministre. "Nous ne prenons pas toutes ces mesures pour rire. Nous le faisons car nous combattons le virus et que c'est pour l'instant le virus qui nous prend notre liberté", a ajouté le Premier ministre, jugeant que "99%" des Néerlandais soutiennent les restrictions.

Lundi soir, les maires de plusieurs villes du pays ont annoncé qu'ils allaient instaurer des mesures d'urgence pour tenter d'empêcher de nouveaux troubles. La police avait arrêté dimanche 250 personnes lors des manifestations à Amsterdam, Eindhoven et d'autres villes, Des magasins avaient été pillés, des voitures brûlées ou encore un centre de test du Covid-19 incendié.

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