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"Lecornu ne peut pas faire autrement que de déclencher un 49.3" : sur RTL, Barnier dénonce "le chantage" du PS sur le budget

Invité du Grand Jury RTL, Public Sénat, Le Figaro, M6 ce dimanche 11 janvier, l'ancien Premier ministre a dénoncé le fait que le PS avait "dominé les discussions" sur le budget.

Michel Barnier dans "Le Grand Jury", le 11 janvier 2026

Crédit : Nicolas Kovarik /Agence 1827 /RTL

Le Grand Jury de Michel Barnier

00:51:19

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Olivier Bost & Marie-Pierre Haddad

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La France va-t-elle pouvoir se doter d'un budget sans recourir à l'article 49.3 de la Constitution, comme le souhaitait Sébastien Lecornu. Selon son prédécesseur à Matignon, Michel Barnier, non. 

Invité du Grand Jury RTL, Public Sénat, Le Figaro, M6 ce dimanche 11 janvier, le député Les Républicains de Paris a estimé que Sébastien Lecornu "ne peut pas faire autrement que de déclencher un 49.3". Il s'inscrit ainsi dans les pas du président des Républicains, Bruno Retailleau, qui a demandé au gouvernement d'avoir "le courage" d'y recourir. 

"Je n'ai pas compris pourquoi dès le début de son mandat, il avait annoncé à l'avance qu'il ne l'utiliserait pas", a-t-il ajouté. Lui-même l'avait utilisé lors de son mandat à Matignon et avait fini par être censuré par l'Assemblée nationale. Si Sébastien Lecornu avait renoncé à l'utilisation de cet article, répondant ainsi à une condition du PS, en coulisses l'idée d'y recourir fait son chemin

Le "vrai chantage" du Parti socialiste

Michel Barnier a dénoncé la "surenchère" et le "vrai chantage" du Parti socialiste qui a "dominé" les discussions sur le budget. "Le gouvernement a beaucoup cédé déjà et je souhaite que l'on s'arrête", a-t-il ajouté.

À écouter aussi

Le député LR de Paris a aussi mis en garde contre "l’affaiblissement de la France, de sa parole, de sa crédibilité et de sa capacité à agir". Selon l'ancien Premier ministre, il existe un "double décalage" entre la France et les citoyens et la France avec qui se passe dans le monde. 

Le gouvernement est sous la menace d'une censure après la signature de l'accord entre l'Union européenne et les pays du Mercosur. Sébastien Lecornu a brandi la menace d'une dissolution si les motions de LFI et du RN venaient à être votées par les députés. 

"C'est pas juste", a lancé Michel Barnier. "Les municipales sont un rare moment de démocratie (...) Je ne pense pas que ce soit bien de prendre en otage les débats pour les municipales qui sont démocratiquement très importants", a-t-il ajouté précisant que "la Commission européenne doit revoir sa copie" sur le Mercosur.

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