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Présidentielle 2022 : ce qu'il faut retenir de l'interview d'Emmanuel Macron sur RTL

Le président sortant était l'invité de la matinale de RTL à deux jours du premier tour de l'élection présidentielle.

Emmanuel Macron invité de RTL le 8 avril 2022
Emmanuel Macron invité de RTL le 8 avril 2022
Crédit : Lionel Guericolas / Agence 1827 / RTL
Emmanuel Macron est l'invité RTL de ce vendredi 8 avril
00:19:15
Alba Ventura & François Lenglet

Dernière ligne droite avant le premier tour. Pour sa dernière interview avant le vote de dimanche, le président de la République Emmanuel Macron, candidat à sa propre réelection, était l'invité de la matinale de RTL, ce vendredi 8 avril

Le locataire de l'Élysée est revenu sur le bilan de ses cinq années à la tête du pays, défendant notamment ses avancées sociales et la nécessité de les financer. Il a aussi répondu aux critiques sur son rapport aux Français et s'est défendu de toute volonté d'esquiver la confrontation avec ses rivaux dans une campagne à laquelle il s'est joint tardivement sans débattre directement avec ses adversaires. 

Retour sur les moments forts de l'entretien d'Emmanuel Macron mené par Alba Ventura et François Lenglet ce matin.

À l'aube du premier tour, "un esprit de conquête"

Interrogé sur son état d'esprit à deux jours du premier tour du scrutin, Emmanuel Macron s'est dit porté par "un esprit de conquête plutôt que l'esprit de défaite". "Rien n'est jamais acquis. Je n'ai jamais été dans l'excès d'assurance, je ne suis pas non plus dans la fébrilité", a assuré le président-candidat. 

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Son mantra : "conquérir, convaincre, avancer." Il l'assure : "J'ai l'esprit de conquête plutôt que l'esprit de défaite". Un esprit qui est mis à rude épreuve en cette fin de campagne pour la présidentielle, Marine Le Pen (23%) poursuivant sa remontée sur le président sortant (26%), selon notre sondage BVA pour RTL et Orange.

Il n'a "jamais regardé les Français de haut"

Le président sortant a aussi défendu son rapport aux Français, alors que son quinquennat a été parsemé de petites phrases polémiques qui font dire au Financial Times que "les électeurs soupçonnent, probablement à raison, qu'il les regarde de haut". 

"Je n'ai jamais regardé les Français de haut parce que je leur dois tout",  a assuré Emmanuel Macron, soulignant combien "le pouvoir" et "la responsabilité" "isolent". "Quand on prend la décision de devoir confiner, du passe sanitaire, évidemment, que ça isole", poursuit-il, tout en confiant qu'il a essayé de rompre cet isolement, puisqu'il "n'a jamais cessé d'être au contact des Français".

"Le temps du débat, c'est le deuxième tour"

Accusé par ses rivaux d'esquiver la confrontation directe, le président-candidat est aussi revenu sur sa décision de ne pas accepter de débat avant le premier tour de l'élection, conformément à "la tradition républicaine". 

"J’aime ferrailler", a-t-il assuré. "Je considère que, simplement, la tradition républicaine, c’est qu’au premier tour, un président-sortant ne débat pas avec les autres candidats". Selon lui, la logique même du scrutin présidentiel veut que les candidats présentent leur projet chacun de leur côté au premier tour afin que les électeurs votent pour celui dont ils se sentent le plus proches. "Le temps du débat et de la confrontation projet contre projet, c'est le deuxième tour", estime-t-il.

"Pour être social, il faut améliorer les retraites"

Interrogé sur le fait que ses électeurs de gauche de 2017 estiment qu'il a mené une politique trop à droite, Emmanuel Macron a tenu à défendre son bilan social des cinq années écoulées. "Ce que je cherche à faire, c'est être juste et efficace pour le pays", a-t-il expliqué. "Du 'quoi qu’il en coute' à ce que l’on a fait pour l’éducation et l’hôpital je n’ai pas sentiment le sentiment que ce soit un projet que l’on pourrait qualifier comme étant de droite".

Emmanuel Macron a expliqué avoir mené "les réformes que la droite voulait faire depuis des années", citant la réforme du travail, celle de la SNCF. Pour autant, il souligne que l'"on a jamais autant créé d'usines en net depuis 30 ans" et que "plus d'un million d'emplois ont été créés". "Je pense que réduire le chômage, c'est une mesure sociale et en même temps, une mesure d'efficacité économique", a-t-il estimé.

S'il est réélu président, Emmanuel Macron souhaite également s'attaquer aux retraites. "Pour être social, je crois qu'il faut améliorer les retraites. Je pense pour les années qui viennent qu’il faut que la retraite de quelqu’un qui a une pension complète soit d’au moins 1.100 euros", a-t-il déclaré, soulignant cependant que la France doit pouvoir "financer ces progrès sociaux"

L'école, "un chantier majeur" du prochain quinquennat

Interrogé sur l'école, le président-candidat a expliqué vouloir "donner plus de liberté aux chefs d'établissement et aux enseignants" durant son prochain mandat, s'il venait à être réélu. Il veut aussi mettre en place un "nouveau pacte" avec les professeurs. 

"Mon objectif est que l'on forme mieux les enfants, qu'on leur donne les savoirs fondamentaux renforcés (avec les mathématiques jusqu'au bac inclus), qu'on les oriente mieux et qu'il y ait un mieux être. Je veux donner plus de liberté aux chefs d'établissement et aux enseignants", a-t-il égrené, précisant : "de la liberté pédagogique pour les enseignants, de la possibilité de mieux articuler le temps scolaire et péri-scolaire pour les directeurs". 

Autre mesure phare de son programme en matière d'éducation :  la mise en place d'un "nouveau pacte" à l'embauche des enseignants. Ce dernier serait notamment destiné à reconnaître des tâches effectuées par les professionnels de l'enseignement et qui ne sont ni rémunérées, ni reconnues. 

"La guerre en Ukraine ne s'arrêtera pas dans les prochains jours"

Enfin, le chef de l'État a aussi eu un mot pour la guerre en Ukraine, qui a bouleversé la campagne présidentielle, et n'est pas près de s'arrêter, selon lui.  "Cette guerre ne s'arrêtera pas dans les prochains jours", a-t-il affirmé, soulignant qu'"il n'y aura pas de paix en Europe si nous n'arrivons pas à construire le jour d'après".

Emmanuel Macron a par ailleurs noté "l'absence coupable de tous les parlementaires du Front national (sic) au Parlement européen quand il s'est agi de sanctionner la Russie", ce qui, à ses yeux, "montre l'ambiguïté de certains avec ce pays malgré la guerre".

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