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ÉDITO - Présidentielle : Hidalgo est déjà en mode survie pour rester candidate

ÉDITO - Anne Hidalgo tente une nouvelle fois de relancer sa candidature pour rester en course.

Anne Hidalgo, le 12 septembre 2021
Anne Hidalgo, le 12 septembre 2021
Crédit : Thomas SAMSON / AFP
Anne Hidalgo déjà obligée de relancer sa candidature
02:35
Anne Hidalgo déjà obligée de relancer sa candidature
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Olivier Bost

Anne Hidalgo c’est un plan de relance à elle toute seule. Un plan de relance de sa candidature à coup milliards, de dizaines, de centaines de milliards. Anne Hidalgo, c’est une candidature contrariée et qui pour l’instant ne prend absolument pas. Alors, la maire de Paris est contrainte de multiplier les annonces chocs. La dernière en date est ce 6 octobre dans le journal Libération.

Elle propose de baisser les taxes sur les carburants, la seule façon, selon elle, de faire une écologie sociale. C’est la taxe carbone à l’envers, en quelque sorte. Vous faites des économies lorsque vous faites le plein. Avant cela, je vous le rappelle, Anne Hidalgo avait proposé de multiplier par 2 les salaires des profs. Ça, c’est 60 milliards par an, les taxes sur les carburants, c’est 40 milliards. À ce rythme, c’est 500 milliards sur un quinquennat.

Mais au rayon des idées détonantes, il ne faut pas oublier, non plus, qu’elle voulait baisser la vitesse sur les autoroutes.

Cela fait moins d'un mois qu'elle est candidate

C’est peu et c’est déjà long. Elle stagne ou elle perd des points dans les intentions de vote, désormais en dessous du niveau de Benoît Hamon, dernière mesure de référence du poids des socialistes à une élection présidentielle. En dessous de Benoît Hamon, à 5 – 6%, c’est vous dire s’il y a urgence.

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À gauche, elle est devancée par Yannick Jadot et par Jean-Luc Mélenchon, d’où cette offensive ce matin dans Libération avec l’idée de baisser les taxes sur les carburants. Elle attaque le côté bobo des centres-villes des écolos, elle se préoccupe de ceux qui ont besoin de prendre leur voiture pour bosser, c’est-à-dire, surtout pas les parisiens. Et avec les profs, elles visent le militant socialiste de base. Cette stratégie est limpide, elle est surtout un sauve-qui-peut.

Est-elle à ce point en mauvaise posture ?

Oui, ses amis socialistes se mettent à redouter le pire. "Nous avons un problème majeur, il ne se passe rien, ça ne décolle pas", s’inquiète un responsable socialiste. Toute la stratégie était de prendre le dessus sur les autres candidats de gauche, il en va de l’avenir du PS avant même de parler de second tour. "C’est le foutoir, j’ai jamais vu ça", abonde un autre vieil habitué des campagnes présidentielles.

L’hypothèse de son abandon, de son retrait de la course, qu’elle réfute dans Libération est bien évoqué dans les rangs socialistes comme le pire du pire des scénarios, pas encore inévitable. Anne Hidalgo qui se voyait batailler contre Emmanuel Macron a bien d’autres combats a mener pour ce qui ressemble déjà à sa survie politique. Elle doit ôter d’un doute ses amis, avant même que la bataille commence.

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