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Municipales : vers un second tour en juin... ou plus tard ?

ÉDITO - Le second tour pourrait finalement avoir lieu en juin prochain. Mais d'autres hypothèses sont sur la table.

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Municipales : vers un second tour en juin... ou plus tard ? Crédit Image : JEFF PACHOUD / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date :
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Olivier Bost
édité par Camille Sarazin

Le feuilleton des municipales se poursuit. Le second tour pourrait finalement avoir lieu le mois prochain. Alors dernier épisode en juin ? Rien n'est moins sûr.

Petit rappel des épisodes précédents. En mars dernier, avec la pénurie de masques, le premier tour des élections municipales fait partie, à tort ou à raison, des fautes indélébiles des débuts de la crise sanitaire. Nous avons voté... la veille d'un confinement général !

Tout le monde a réécrit l'histoire après coup et il en reste deux versions très différentes. Le gouvernement continue de dire que personne ne s'est opposé à la tenue du premier tour en mars dernier. Mais toutes les oppositions, toutes, racontent qu'on ne leur a jamais posé la question. Cela reste, deux mois après, un sujet sensible pour l’exécutif comme pour l'opposition.

Alors pour ne pas retomber dans les mêmes embrouilles peu glorieuses, le gouvernement veut cette fois-ci associer, mouiller disent certains, les partis d'opposition. Partager le risque politique ouvertement avec pourquoi pas avec un vote du Parlement. Mais en dehors de l’exécutif personne n'en a envie.

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Le conseil scientifique a dit hier qu'il pouvait y avoir des élections mais que c'était risqué quand même. Autrement dit, prenez la décision que vous voulez mais ce ne sera pas grâce ou à cause de nous.

L'hypothèse d'un second tour en juin qui avait repris de la vigueur ces derniers jours est en train de retomber un peu. Des responsables de la majorité s’y opposent désormais ouvertement... Et Emmanuel Macron n’a pas "forgé sa décision".

Alors qui veut quoi ?

Les maires sortants, qui n'ont pas été réélus au premier tour, poussent plutôt pour un vote en juin pour, dans la plupart des cas, retrouver leur siège. Et puis il y a un très bon argument : il faut relancer l'économie, les villes sont les premiers investisseurs publics. Sans nouvelle équipe fraichement élue, il n'y a pas de projet, pas de commandes... C'est un argument repris par les maires des grandes villes notamment. En plus, la plupart sont en très bonne position pour être réélus. Ils n'ont rien à attendre d'une nouvelle campagne électorale qui n'en finit plus. Voilà pour ceux qui veulent aller vite...

Ceux qui veulent prendre leur temps disent qu'il paraît difficilement imaginable de faire campagne avec des masques. C'est ce que dit notamment Richard Ferrand, le Président de l'Assemblée nationale. Autre argument, qui s'entend aussi, les Français n'ont pas du tout la tête à voter. Nous sommes encore en crise pleine sanitaire. Le maire sortant de Tours, Christophe Bouchet, estime que l'on va se retrouver avec une abstention supérieure à celle de mars. C'est la validité et la sincérité du scrutin qui pourrait être remises en cause. Le gouvernement se passerait bien d'une nouvelle polémique. Il y en a déjà assez...

Ce qui court dans l'état-major d'En Marche, c'est un scénario catastrophe

Olivier Bost
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La vice-présidente de l'association des maires de France, la maire de Morlaix, Agnès le Brun a bien résumé la situation en une phrase : "Probablement qu'aucune solution ne sera une très bonne solution". Mais il y a en bien une moins mauvaise de solution ? Plusieurs voix chez En Marche se disent qu'on pourrait très bien remettre cette affaire à l'automne ou pourquoi pas carrément à mars 2021. Nous voterions pour les municipales, les départementales et les régionales en même temps.

Dans la majorité, certains se disent que parti pour prendre le bouillon autant le prendre une seule et bonne fois. Parce ce qui court dans l'état-major d'En Marche, c'est un scénario catastrophe. Pas une grande ville et ville moyenne de gagnée pas une seule. Et pas une région non plus. Inutile de jouer les apprentis sorciers avec le calendrier électoral.

On saura dans les jours qui viennent. Et une dernière solution émerge ces derniers jours. Après la consultation des partis d'opposition ce jeudi soir par le Premier ministre, nous pourrions ne pas avoir de date pour le second tour des municipales, mais un rendez-vous pour savoir quand est-ce qu'on en reparlera. On n'est pas sorti de cette histoire.

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